La disparition du monde réel de Marc MOLK

4ème de couverture: Dans un grand mas provençal, une bande d’amis passe un nouvel été. Les vacances se terminent, la quarantaine est là, l’amitié tire sur la corde. Malgré l’humour et l’ivresse, le désenchantement gagne. Comment échapper à la tristesse des choses auxquelles on ne croit plus ? L’amertume fait-elle de nous des orphelins ?

Sous la familiarité estivale pointent cauchemars et bad trip : quand les peurs et les fantasmes prennent le dessus, voilent les évidences et font vaciller le simple sentiment de réalité.

Une phrase : «Le monde se révèle à vous brusquement : chaque nuit est une fin de fête.»

En deux mots : ouais, bof. Je crois que ça résume plutôt pas trop mal mon état d’esprit après avoir refermé ce livre (et même en le lisant d’ailleurs !)

Je l’avais choisi car j’avais lu des critiques pas trop mauvaises au sujet de ce roman. Le thème aussi me tentait bien : le délitement de l’amitié après des années à se côtoyer, l’illusion d’une réalité disparue depuis longtemps – ce qui me faisait assez penser au film Les petits mouchoirs. Au fond, rien de tout cela. Je m’attendais à des personnages qui se croisent, se heurtent, s’ignorent, mais aussi se livrent et expriment leurs sentiments au fil des pages. Que nenni. Il s’agit en fait d’une sorte de monologue du héros, qui est plutôt du genre blasé dépressif, et qui effectivement survole l’histoire comme dans un monde parallèle. Pas vraiment gai ni distrayant ! En outre, le récit est raconté à la seconde personne du pluriel, et ça m’a un peu dérangé. Je ne voyais pas ce que le "vous" venait faire là, ni ce qu’il apportait au récit. Personnellement, il m’a plus empêché de m’identifier et de plonger dans l’histoire qu’autre chose.

Voilà, après toutes ces explications, j’en reviens à mon avis de départ : ouais, bof.

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