L’arbre aux haricots de Barbara KINGSOLVER

4ème de couverture : Taylor Greer n’a pas l’intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d’apprendre leurs tables de multiplication,. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l’ouest jusqu’à ce que sa voiture rende l’âme. C’est compter sans le désert de l’Oklahoma où, sur le parking d’un bar miteux, elle hérite d’un mystérieux balluchon : une petite Indienne. On est à Tucson dans l’Arizona : Taylor a les yeux grands ouverts, de l’énergie à revendre et une bonne dose d’humour. Dans un garage un peu spécial, Seigneur Jésus, Pneus d’occasion, elle va rencontrer à la fois la générosité et l’inacceptable, et trouver l’espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle.

L’arbre aux haricots est une histoire de rire, de peine, un magnifique début pour une nouvelle romancière contemporaine.

Une phrase : «les glycines, si elles étaient livrées à elles-mêmes, s’en sortiraient tout juste, ai-je expliqué à Turtle, mais mets-les avec des rhizobia et elles feront des miracles»

Sixième et dernier livre du challenge : celui dont le titre contient un nom de plante. Bon, OK, est-ce que « arbre aux haricots » est vraiment un nom de plantes ? Eh bah oui, car dans le livre on apprend qu’il s’agit de la glycine ! Bon, hormis cet aparté horticole, que dire de ce livre…. C’est une jolie histoire, tout en simplicité et en beaux sentiments, un peu hors du temps (au début j’ai eu un peu de mal à la situer : était-on en 1975 ou en 2005 ???) et après un temps de lecture, je me suis aperçue que ce n’était pas du tout important comme question ! Les personnages sont attachants, un peu surprenants et détaillés en pointillés. On ne sait pas tout de leur passé, ni de leurs pensées ou de leurs liens entre eux, peu de choses sont explicitées. On suit un petit moment de leur vie, on les découvre par leurs actes et leurs paroles, mais c’est suffisant pour s’immerger dans leur histoire.

Le style est aussi très sympa. Il donne l’impression que l’héroïne Taylor nous raconte son histoire, avec son franc parlé et son vocabulaire modeste. Il transmet le même sentiment de simplicité que l’histoire elle-même, et c’est sûrement cela qui fait que ça marche, qu’on y croit, et qu’on suit Taylor dans son histoire.

En résumé, on peut dire que c’est un chouette petit roman !

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