Une libération  de Nicolas RABEL

4ème de couverture: Un lieutenant de police vient interroger les pensionnaires d'une maison de retraite en Bretagne suite au meurtre de l'un de ses rédients. Parmi eux, Odette Dulac, une vieille femme qui tricote des layettes.

Mais Odette tricote aussi ses souvenirs. Paris, 1940. Elle a dix-neuf ans quand les allemands pénètrent dans la capitale. Son entrée dans la résistance marque la fin de l'insouciance de sa jeunesse.

Sous l'Occupation, elle va devoir faire face à des responsabilités trop grandes pour elle, à des événements qui la dépassent...

L'interrogatoire du policier tourne à la confession; une libération pour Odette qui peut enfin chasser ses fantômes.

Une phrase: Autant les FFI, les fifi comme on nous appelle, ont la charge de protéger les Parisiens des Allemands, autant ils doivent aussi empêcher tout débordement et éviter que la ville soit en proie à l'anarchie.”


J'ai longtemps hésité avant d'acheter ce roman. Je ne suis pas trop romans policiers et j'avais peur de ne pas accroché à ce côté là de l'histoire. Par contre, la période de la seconde guerre mondiale m'intéresse beaucoup et je suis rarement déçue par un livre en parlant. C'est donc avec un a priori un peu mitigé que j'ai débuté ce roman.

Et finalement, c'est le contraire de ce à quoi je m'attendais! L'enquête policière est quasiment absente, elle est juste prétexte à ce que l'héroïne raconte son histoire. On se doute dès le début qu'elle est coupable, mais la question est “pourquoi aurait-elle tué ce vieux monsieur?”

L'auteur nous fait remonter le temps et découvrir la seconde guerre mondiale a travers le regard d'une jeune parisienne engagée sur le tard dans la résistance, et donc forcément dans les événements de la Libération. Ce sujet aurait dû me passionner, mais bizarrement ce ne fut pas vraiment le cas. J'ai trouvé ce roman bien bien trop long! Souvent je me disais “bon ça va, j'ai compris, on pourrait passer à autre chose, un peu plus d'actions!” En fait, je reproche à ce livre d'être beaucoup trop dans la description des événements historiques, et pas assez dans le ressenti et le vécu personnel de l'héroïne. Par moment, j'avais l'impression que l'auteur me décrivait en direct le documentaire sur la guerre qu'il regardait à la télévision. C'est à la fois très précis et trop impersonnel. J'aurais aimé plus de rythme. Et l'alternance des chapitres dans le passé avec ceux dans le présent ne permet pas de donner plus de rythme, au contraire. J'avais la sensation que l'auteur cherchait à gagner du temps, à faire traîner les choses. Je n'ai pas du tout aimé les dialogues entre le commissaire et la vieille dame. Je les trouvais artificiels, sans vie, vraiment trop écrits et pas assez spontanée. Ils cassaient le récit. Dans les chapitres au présent, j'aurais aimé que le policier mène son enquête en parallèle de l'histoire d'Odette et parvienne ainsi à trouver seul certains éléments de réponses, d'autres clés de compréhension de ce qui s'est passé. Là, tout repose sur la parole de la vieille dame.

Je suis un peu dure avec ce roman, mais j'ai un peu été déçue et j'ai vraiment trouvé le temps long. Je ne comprenais pas ce que toutes ces digressions, ces descriptions apportaient à l'histoire. Et je pense qu'avec 200 pages de moins, ce roman m'aurait beaucoup plu (et cela n'est pas seulement dû au fait qu'en ce moment j'ai à peine le temps de lire 10 pages le soir avant de tomber de sommeil!!)

Pour ma prochaine lecture, je reprend mon tour du Monde, et je m'envole pour un autre continent!

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