Le Challenge familial:

1 : Lire un classique

2 : Lire un roman historique

3 : Lire un roman qui a obtenu le Goncourt

4 : Lire un roman épistolaire.

5 : Extrême Orient : lire un livre d'un auteur de cette région

6 : Un seul mot : choisir un livre qui ne contient qu'un seul mot

7 : Lire un livre publié l'année de sa naissance

8 : Lire un livre dont le titre comprend un nombre

Plonger de Christophe ONO-DIT-BIOT

4ème de couverture:Ils l'ont retrouvé comme ça. Nue et morte. Sur la plage d'un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau.”
Un homme enquête sur la femme qu'il a passionnément aimée. Elle est partie il y a plusieurs mois, pour une destination inconnue, le laissant seul avec leur petit garçon.
Elle était artiste, elle s'appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe.

Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour – leur rencontre, les débuts puis l'ascension de Paz dans le monde de l'art, la naissance de l'enfant – et essaie d'élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Des trésors de la vieille Europe aux mégalopoles du Nouveau Monde, du marbre des musées au sable des rivages où l'on se lave de tout, Plonger est l'histoire d'un couple de notre temps. En proie à tous les vertiges d'une époque où il devient de plus en plus difficile d'aimer.

Une phrase: “La mort de ce nous, cette entité de chair et d'âme qui avait présidé à ta naissance : un homme et une femme qui s'aimaient.

Voici le premier roman de mon challenge “famille”, celui dont le titre est un mot unique.

J'ai choisi ce livre un peu au hasard dans le rayon de mon supermarché (oui je sais, les livres ça s’achète plutôt en librairie, mais bon, pas toujours possible, surtout en ce moment...) Je n'avais plus rien à lire à la maison et je pensais à ce challenge. Je me suis dit que le plus simple, vu que je ne savais pas trop quoi lire c'était de regarder déjà tous les livres dont le titre est juste un mot. Il y en avait quelques-uns. Les 4ème de couverture m'inspirait peu. Puis il y eut ce livre, avec le bandeau “grand prix de l'Académie française 2013” “Prix Renaudot des lycéens 2013”. Et la 4ème me parlait bien. Je me suis dit “banco, on y va pour ce roman!” Et j'ai bien fait!

J'ai beaucoup aimé le fond et la forme! J'ai trouvé l'écriture belle et juste. J'ai réellement cru à cette histoire qui m'était contée comme un histoire vraie. La parole du narrateur sonne comme une confidence ou plutôt une confession. Dès le début il explique que ce n'est que SA version des faits, manque celle de la femme aimée, décédée. L'histoire en elle-même est vraiment touchante. Elle questionne vraiment sur la conception actuelle du couple et de l'amour. D'ailleurs jusqu'où va-t-on par amour? Quels sacrifices peut-on faire? Qu'est-on prêt à accepter? Et quand aucun des 2 ne veut renoncer et que chacun veut imposer son choix à l'autre? Est-ce encore de l'amour quand on ne s'écoute plus, quand chacun campe sur ses positions sans essayer de comprendre l'autre? Aujourd'hui, dans bien des couples, on en arrive là et on se sépare, pour vivre chacun selon son envie personnelle. A-t-on perdu le sens du couple ou est-ce mieux ainsi? Pour connaitre le point de vue de l'auteur, il faut lire ce roman jusqu'à son terme!

Ce qui m'a également beaucoup plu, c'est l'ambivalence des sentiments que ressent le lecteur vis à vis des personnages. Comme c'est César, le mari, qui nous conte ce récit, forcément on est plus enclin à le comprendre, à le plaindre et à trouver Paz injuste. Mais n'y a t-il vraiment rien reprocher à César?

Je n'en dis pas plus, si ce n'est “lisez ce roman” on ne voit pas les 450 pages passer! (et en plus il donne même envie de se faire un petit baptême de plongée!)

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