Le Challenge familial:

1 : Lire un classique

2 : Lire un roman historique.

3 : Lire un livre qui a obtenu le Goncourt

4 : Lire un roman épistolaire.

5 : Extrême Orient : lire un livre d'un auteur de cette région

6 : Un seul mot : choisir un livre dont le titre ne contient qu'un seul mot

7 : Lire un livre publié l'année de sa naissance

8 : Lire un livre dont le titre comprend un nombre

De nos frères blessés de Joseph ANDRAS

4ème de couverture : Alger, 1956. Fernand Iveton a trente ans quand il pose une bombe dans son usine. Ouvrier indépendantiste, il a choisi un local à l’écart des ateliers pour cet acte symbolique : il s’agit de marquer les esprits, pas les corps. Il est arrêté avant que l’engin n’explose, n’a tué ni blessé personne, n’est coupable que d’une intention de sabotage, le voilà pourtant condamné à la peine capitale.
Si le roman relate l’interrogatoire, la détention, le procès d’Iveton, il évoque également l’enfance de Fernand dans son pays, l’Algérie, et s’attarde sur sa rencontre avec celle qu’il épousa. Car avant d’être le héros ou le terroriste que l’opinion publique verra en lui, Fernand fut simplement un homme, un idéaliste qui aima sa terre, sa femme, ses amis, la vie – et la liberté, qu’il espéra pour tous les frères humains.
Quand la Justice s’est montrée indigne, la littérature peut demander réparation. Lyrique et habité, Joseph Andras questionne les angles morts du récit national et signe un fulgurant exercice d’admiration

Une phrase: Mais il y a au fond de ses poumons les bravos du tribunal, les traits trop lointains d'Hélène et son odeur qu'il reconaitrait, bien sûr, entre mille mais dont il sent, là, qu'il lui est difficile de la reconstituer, de la saisir, de l'attraper à pleines mains, il y a l'inqui”tude de son père, sans doute, même si l'on ne cause pas de ces choses-là, il y a les copains, les camarades, dont il demeure sans nouvelles et qu'il craint, par trop faible qu'il fut, d'avoir mis en danger en parlant plus que d'autres, sans doute, l'euseent fait...”

Voici le deuxième livre que j'ai emprunté à ma petite maman! Je cherchais avant tout dans sa bibliothèque un livre qui puisse correspondre à une des catégories de notre challenge familial... Ma mère m'a conseillé ce livre, pour le roman ayant reçu un prix Goncourt (oui, c'est le Goncourt de cette année, refusé certes, mais cependant le Goncourt!)

Je ne savais pas trop si ce livre allait me plaire. Je ne suis pas trop biographie, et là j'avais en plus la sensation que tout était déjà raconté dans la 4ème de couverture. Mais après avoir lu l'article de ma mère sur son blog ( http://passionnement1457.over-blog.com/2016/06/de-nos-freres-blesses-de-joseph-andras.html ), et sachant que e roman avait, quand même (!), remporté le prix Goncourt, je me suis laissée tenter! Et j'ai bien fait! J'ai beaucoup apprécié ce livre. C'est à la fois biographique et romanesque, factuel et poétique. C'est magnifiquement bien écrit! On pourrait même croire que c'est écrit par Fernand Iveton lui-même tellement l'auteur décrit parfaitement les souvenirs, les sensations, les espoirs, les craintes, les doutes, la peur... Je ne sais pas si Fernand Iveton a vraiment pensé et ressenti tout cela, mais l'écriture de Jospeh Andras sonne tellement juste!

Vraiment, je ne me suis pas ennuyée un instant en lisant ce roman. Et j'ai en plus appris un petit morceau de l'Histoire, dont j'ignorais tout!

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