Le Challenge familial:

1 : Lire un classique

2 : Lire un roman historique.

3 : Un livre qui a obtenu le Goncourt

4 : Lire un roman épistolaire.

5 : Extrême Orient : lire un livre d'un auteur de cette région

6 : Un seul mot : choisir un livre dont le titre ne contient qu'un seul mot

7 : Lire un livre publié l'année de sa naissance

8 : Lire un livre dont le titre comprend un nombre

 

 

4ème de couverture: Léon-Léon Faypoul, l'auteur du Vide-château où sont évoquées avec une plume du XVIII siècle les horreurs du monde contemporain, est-il fou ou non? Une seule certitude : en 1937, il faisait partie d'une association terroriste et fasciste et, par un petit matin frileux, il quitta Marseille avec deux camarades, Zilia et Clodandron, pour s'en aller liquider un troisième, Juste Amadieu, soupçonné d'avoir commis des malversations. Ce projet s'est-il réalisé? L'ambiguité du caractère de Faypoul nous incite à en douter. De même à Ulm, en 1945, est-ce lui qui a tiré sur Clodandron? Sous l'occupation, a-t-il servi la milice ou la résistance? A-t-il aimé Huguette, la maitresse de Juste Amadieu, plus que Blanche qui sera son exécutrice testamentaire, ou n'en a-t-il aimé aucune?

Et Alcide, le fils de Juste Amadieu, a-t-il fait l'amour avec la star Bella Corland, ou l'a-t-il rêvé? Le doute subsiste puisque le thème essentiel de ce livre – qui n'est nullement politique – reste l'imaginaire.

Un jour, au printemps 1948, Faypoul disparait à jamais. A-t-il pris la fuite comme Arthur Rimbaud? S'est-il suicidé comme René Crevel? Le mystère demeure. Tous els mystères demeurent et les feuillets qu'il a écrits la nuit précédant sa disparition sont impuissants à les éclairer.

Léon-Léon Faypoul a vécu sa vie comme un songe, mais ce songe, tout à la fois tragique et drolatique, a toutes les apparences de la vie.

 

Les bêtises (prix Goncourt, 1971) fut défini dans Le Monde par Pierre-Henri Simon en ces termes “Un château de prose”. Cette expression s'applique aussi exactement à la dernière oeuvre de Jacques Laurent. Le dormeur debout : un chef-d'oeuvre du roman baroque.


 

Une phrase: “Je veux que tu couches à ma place avec des hommes que je choisirai et qu'à chaque fois tu rédiges un rapport dont tu me donneras lecture


 

Voici un livre que je devais lire dans le cadre du challenge familial (la fin d'année arrive, faut que je me dépêche!!) Il fallait un roman écrit l'année de sa naissance. Voilà, je suis donc née en 1986, et les livres écrit à cette époque ne me motivaient pas tellement... En lisant cette quatrième de couverture, je me suis dit “tiens, pourquoi pas?”

Autant le dire tout de suite, je n'ai pas du tout aimé ce livre! Si je n'avais pas dû le lire dans le cadre du challenge, je pense que je n'aurais pas fait l'effort (oui car ce fut un effort) de le lire jusqu'au bout! Je n'ai pas trouvé d'intérêt à cette histoire!

Au début, ma première impression fut que la lecture allait être ardue mais pas inintéressante : durant le 1er chapitre, le temps semble se distendre, chaque action et pensée des personnages est décrite. Cela maintient un suspense : vont-ils tuer ou non Amadieu? Et qui va le tuer? Je me suis dit que si tout le roman était écrit ainsi, j'allais certainement m'impatienter, mais j'aimais aussi ce rythme qui faisait monter la tension. Et puis, on passe à totalement autre chose. L'un des personnage prend le dessus et nous raconte sa vie. Là, j'ai vraiment décroché. On passe de scènes de la vie quotidienne qui sont principalement des histoires de fesses (qui couche avec qui, qui désire qui), à des extraits de romans lunaires que le personnage principal écrit. Je n'ai trouvé d'intérêt à aucun des deux. De même, le doute annoncé dans la 4ème de couverture sur ce qu'a vécu ou non le héros, n'est pas présent? On a la sensation que le héros raconte sa vie comme si tout l'univers tournait autour de lui, et que les autres ne sont que les personnages de son propre roman, qu'il tue ou manipule à sa guise. Alors oui, l'écriture est originale, elle semble n'avoir ni queue ni tête, comme si les pages se déroulaient au rythme des pensées de l'auteur. Il passe d'un sujet à l'autre, d'un personnage à l'autre. S'il y avait un peu de fond, un peu de matière dans le récit, cela aurait pu me plaire. Mais là, aucune histoire, aucun suspense, rien. Pfff, que ce fut long!!!!

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