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2017-03-04T22:26:39+01:00

Congo Inc., Le testament de Bismarck de In Koli Jean BOFANE

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Depuis qu'il a découvert l'internet et la mondialisation, le jeune Isookonga, Pygmée ekonda, n'a plus qu'un objectif : planter là les cases, les traditions, les ancêtre et la forêt millénaire pour aller faire du business à Kinshasa. Il débarque donc un matin dans la capitale, trouve l'hospitalité auprès des enfants des rues et s'associe avec un Chinois qui fait commerce de sachets d'eau potable. L'avenir est à lui!

Pendant ce temps, à Kinshasa et ailleurs, le monde tourne moyennement rond : des seigneurs de guerre désoeuvrés aux pasteurs vénaux, des conseils d'administration des multinationales aux allées du Grand Marché, les hommes ne cessent d'offrir des preuves de leur concupiscence, de leur violence, de leur bêtise et de leur cynisme.

Qui sauvera le Congo, spolié par l'extérieur, pourri de l'intérieur? L'innocence et les rêves, les projets et la solidarité. La littérature,bien sûr, quand elle est ici servie par un humour caustique, une lucidité implacable et une détermination sans faille.

 

 

 

Une phrase: “Simple, mais délicate à appliquer, elle s'intitulait la “Régle de la soustraction posément accélérée” et consistait à débiter un homme en morceaux de façon à ce qu'avant qu'il ne se vide de son sang il puisse assister, conscient, au démembrement de son propre corps, son appareil génital dans la bouche


 


 

Voici enfin l'article sur ce roman congolais offert par mon cher et tendre, celui que j'ai eu tant de mal à lire. Ce n'est pas tant à cause de l'écriture, même si durant les premières pages j'ai eu un peu de mal à comprendre ce qui se passait et qui était qui. Non, c'est surtout à cause de la violence des descriptions, de la crudité et de l'atrocité des actes barbares. Parfois, j'étais à deux doigts de vomir. (notamment durant les trois pages de description suivant l'extrait que je vous ai gracieusement mis ci-dessus...) Peut-être suis-je passée à côté de ce livre, plusieurs fois primés (grand prix du Roman métis, le prix des cinq continents de la Francophonie, le prix coup de coeur Transfuge/MEET) Je n'ai pas vu l'humour caustique. Seulement la nausée. Souvent je me suis dit “quelle horreur”. Et en refermant ce roman, je me suis dit, “c'est fou ce livre! S'il est fidèle à la réalité, mon Dieu, quel pays affreux!” Et plus globalement, quel monde pourri! A qui peut-on se fier? Les hommes s'entretuent, s'exploitent, juste pour un peu d'argent et leur bien-être personnel. Bref, plutôt noir ce roman!

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commentaires
L
J'ai déjà connu ça l'envie de vomir en lisant un livre. C'était il y a bien longtemps, mais je m'en souviens encore...
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B
En lisant l'extrait je me suis dit : oh Mymy c'est "dégueu...", tu aurais pu mettre un autre extrait. mais enfin, en lisant la suite, je vois que ça ta super touché, même écoeuré ! Je ne sais pas exactement ce que raconte ton livre, mais le curé, qui est originaire de là-bas, nous a un peu raconté l'histoire selon laquelle, à une époque, la France aurait aidé à un coup d'état pour que le président de la République remplace celui qui avait été élu démocratiquement.
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