4ème de couverture: Notre progression n'étant pas satisfaisante, les coups de crosses et de Gummis s'abattaient sur nos échines et dans nos reins. Il fallait donc ajouter au froid la présence encombrante et brutale des Posten qui nous encadraient, pressés de mettre le maximum de distance entre l'armée Rouge et leurs culs sales, mais ça n'avançait pas plus vite pour autant.


 

 

 

 

Une phrase: ou plutôt une image


 

 

 

 

 

 

Comme annoncé dans l'article concernant le tome 1, voici le tome 2 ! on y retrouve René TARDI sur le long chemin le ramenant en France. Je ne m'étais jamais vraiment questionnée sur la sortie des camps. Je m'étais dit : ils sont libérés, ils prennent le train, ils rentrent chez eux. Sauf que non, pas tout à fait... Dans le cas du stalag II B, les prisonniers ont été évacués par leurs gardiens, avant l'arrivée des russes (surnommés Ivan et craints plus que tout). Commence alors une longue marche pour fuir l'avancée russe, tout en évitant les américains qui arrivent de l'autre côté. Quand on sait que le Stalag IIB était situé en Poméranie, on imagine l'étendu du voyage...

J'ai été aussi intéressée par l'aspect historique de cette BD, même si parfois je me sentais un peu perdue dans tout ces villages traversés, ces routes à n'en plus finir! Heureusement, une carte finale illustre ce long périple. Comme l'auteur (fils de René TARDI, pour rappel) j'ai parfois été heurtée, choquée, voire horrifiée par certains comportements des prisonniers français. L'auteur interpelle alors son père “papa, c'est dégueulasse”, et celui-ci lui répond “oui, je sais, mais c'était la guerre”. Je pense que cette simple phrase “c'était la guerre” est tellement dure à imaginer pour nous qui avons toujours connus la paix... “C'était la guerre” exprime toutes les horreurs, les injustices, les douleurs endurées durant ces 6 années.

Même si la lecture de ces BD n'est pas toujours simple, et pas vraiment gaie, je vous la conseille car c'est un vrai témoignage sur un pan méconnu de notre histoire.

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