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2019-08-01T23:47:05+02:00

Ne préfère pas le sang à l'eau de Céline LAPERTOT

Publié par 1000N1

Challenge famille:

  • Un roman policier

  • Le dernier roman d'un auteur

  • Un roman ado ou jeune adulte

  • Un roman écrit à la 1ère personne

  • Les 4 éléments : lire un livre dont le titre comprend le mot terre/air/feu ou eau

  • Un témoignage de femme/fille sur leur combat quant à leur place dans la société ou sur des violences

  • Un roman dont l'intrigue se passe dans un pays situé sous l'Equateur

  • Un livre qui se passe durant une guerre

4ème de couverture: "Cette sensation de fin du monde, quand tu as dix ans et que tu comprends, du haut de ton un mètre vingt, qu'il va falloir abandonner la sécheresse de ton ocre si tu ne veux pas crever. Je serais restée des millénaires, agenouillée contre ma terre, si je n'avais pas eu une telle soif.

Maman a caressé la peau de mon cou, toute fripée et déssechée, elle m'a vue vieille avant d'avoir atteint l'âge d'être une femme. Elle a fixé les étoiles et a pris la main de papa. On n'a pas besoin de discuter pendant des heures quand on sait qu'est venu le moment de tout quitter. J'étais celle à laquelle on tient tant qu'on est prêt à mourir sur les chemins de l'abime.

J'étais celle pour laquelle un agriculteur et une institutrice sont prêts à passer pour d'infâmes profiteurs, qui prennent tout et ne donnent rien, pourvu que la peau de mon cou soit hydratée. J'ai entendu quand maman a dit "On boira toute l'humilaition, ce n'est pas grave. On vivra." Il a fallu que je meure à des milliers de kilomètres de chez moi."

 

"Ses romans sont un long cri de fureur proféré avec une tranquille, presque douce obstination, celle d'une Antigone revenue d'entre les morts ; jamais elle ne cédera " O, de Lamberterie, Elle


 

Une phrase : "  Si elle avait parlé plus fort, si elle avait crié, si elle avait retourné une paire de baffes à son mari trop bête pour voir par lui-même que la haine, chaque jour, grandissait, peut-être qu'il ne serait pas là, aujourd'hui, à lui en vouloir sourdement pour quelque obscure raison. "


 

Je cherchais un roman avec un titre d'élèment, un peu au hasard dans ma médiathèque, alors qu'une expositions de documents sur l'eau était justement oragnisée! Quelle aubaine.

Je suis donc repartie avec ce livre, dont le titre, déjà, raconte toute une histoire. Et cette quatrième de couverture, si mystérieuse,et qui, encore une fois, résonne tellement en moi. Car pourquoi quitte-t-ons a terre si ce n'est pour son / ses enfants? Qu'est ce qui pousse à espèrer un avenir meilleur, ou tout simplement un avenir, si ce n'est cet enfant. Combien de fois l'ai-je entendue cette phrase "pour moi c'est trop tard, mais c'est pour eux". La génération migrante, la génération sacrifiée. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas cette envie d'eldorado.

Ce court roman raconte cela, le choc entre ceux qui fuient et ceux qui accueillent (ou n'accueillent pas justement). Cette incompréhension de part et d'autres, ce fossé. Comment peuvent-ils refuser de partager ce qu'il ya de plus précieux, ce sans quoi nous allons mourir : l'eau? Comment peuvent-ils espèrer venir prendre ce qui nous manque déjà tant : l'eau?

L'auteur imagine un avenir apocalyptique (et pourtant pas si loin de la réalité quand on voit, été après été, comme l'eau se raréfie et comme on continue à la gaspiller). Dans ce monde, dans un pays imaginaire, l'eau vient à manquer. Alors tout un peuple part sur les routes : les nez-verts. Et espère être accueilli ailleurs. Mais ailleurs justement, le peuple se déchire face cette arrivée massive.

Ce roman parle donc de sujets de société actuels, mais aussi de choix, de pardon, de rédemption. De la manière dont on choisit de mener sa vie, dont on choisit un camp ou l'autre et dont on se révèle à soi-même et aux autres dans l'action.

En le refermant, je me dis que c'est un joli conte d'aniticipation. Une petite mise en garde nous amenant à réfléchir. Pourtant, durant ma lecture, j'ai failli renoncer à deux reprises. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit. Je ne comprenais pas bien qui étaient ses personnages, trop nombreux (et tellement avec des prénoms masculins commençant par un T!) Je ne comprenais pas pourquoi le récit était écrit dans deux styles topographiques différents. Je trouvais que l'histoire partait dans tous les sens. Quand je suis parvenue à trouver quelques repères, j'ai apprécié cette histoire. Même si en refermant ce livre, je me suis encore demandé pourquoi l'auteur avait créé certains personnages, au rôle tellement insignifiant...

Mon conseil pour ce livre, persevérez, lisez-le jusqu'à la fin. Vous verrez il est court et mérite qu'on lui accorde un peu de temps.

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commentaires
B
Ces jours-ci, je pensais justement à ça : Avec la sécheresse qui se fait de plus en plus sentir chez nous, tous ces Européens qui refusent les migrants "climatiques" qui viennent d'Afrique ne vont-ils pas, eux aussi, dans quelques décennies, tenter de migrer pour trouver plus d'eau !
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