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2021-05-04T15:18:42+02:00

Comme un empire dans un empire de Alice ZENITER

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Il s'appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement.
Le roman commence à l’hiver 2019. Antoine ne sait que faire de la défiance et même de la haine qu’il constate à l’égard des politiciens de métier et qui commence à déteindre sur lui. Dans ce climat tendu, il s’échappe en rêvant d’écrire un roman sur la guerre d’Espagne. L vient d’assister à l’arrestation de son compagnon, accusé d’avoir piraté une société de surveillance, et elle se sait observée, peut-être même menacée. Antoine et L vont se rencontrer autour d’une question : comment continuer le combat quand l’ennemi semble trop grand pour être défait ?
Dans ce grand roman de l’engagement, Alice Zeniter met en scène une génération face à un monde violent et essoufflé, une génération qui cherche, avec de modestes moyens mais une contagieuse obstination, à en redessiner les contours. L’auteure s’empare audacieusement de nos existences ultracontemporaines qu’elle transfigure en autant de romans sur ce que signifie, aujourd’hui, faire de la politique.

 

Quelques phrases : "Les candidats étaient amenés à supplier en chansons des individus riches et célèbres afin que ceux-ci leur accordent la possibilité de revenir la semaine suivante (pour supplier de nouveau), et ces mêmes individus riches et célèbres soufflaient que c'était trop dur, vraiment trop dur, ce qu'on leur demandait de faire (choisir, éliminer) alors qu'ils aimaient sincèrement out le monde, étaient bouleversés par chaque interprétation. [...]
Le fait qu'une large partie de la population, dont ses parents, assistait hebdomadairement à ce type de programmes fournissait à Antoine une (vague) explication de la passivité dont faisaient preuve la plupart des Français devant la casse sociale à l'oeuvre dans le pays. Après tout, c'était le même show : un patron millionnaire ou un ministre à la retraite assurée venait déclarer à la télévision que c'était dur pour lui, cette fermeture d'usine, vraiment dur, quelle vacherie, la réalité économique se fout des sentiments, elle les piétine, pourtant j'aurais voulu... En face, les travailleurs s'humiliaient -du moins financièrement, mais est-ce que l'humiliation financière n'est pas la plus réelle de toutes? se demandait Antoine. Ou est-ce que celle qui a lieu en chansons est pire encore? -pour pouvoir travailler quelques mois de plus. Le député avait été spécialiste de ça, au temps du gouvernement précédent. Sur les plateaux de télévision, on le voyait à la place des ouvriers expliquer que ses collègues et lui faisaient tout leur possible pour trouver un repreneur, ils passaient des appels jusque dans des pays éloignés, ils étudiaient les dossiers pour être sûrs du sérieux des offres et merde, le type était à deux doigts de dire qu'il n'en dormait plus ou de fondre en larmes et Antoine était sûr qu'il contribuait ainsi à étouffer la révolte sociale parce que, lorsque le JT se terminait, les téléspectateurs s'identifiaient plus à lui qu'aux ouvriers au chômage technique que personne ne filmait dignes et émus mais toujours en colère, la voix éraillée, gueulant qu'ils étaient à bout, qu'ils allaient faire une connerie ."


 

J'avais entendu l'auteur parler de son roman à la radio et je m'étais dit que ce livre devait être sympa. Quand j'ai vu qu'il était disponible à la médiathèque, je l'ai pris sans hésiter.


Je ne vais pas dire que j'ai été super emballée à sa lecture. J'ai même eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. En fait, jusqu'à ce que les chemins d'Antoine et de L se croisent, je ne parvenais pas à vraiment m'intéresser à ce qui était raconté. Je ne voyais pas bien où la vie de ces deux personnes allait nous mener. Et puis peut-être parce qu'il y était question d'évènements extrêmement récents - et qui en même temps ont été complétement balayés ces derniers mois par le covid, le confinement, et le grand chamboulement qui en a résulté – je ne parvenais pas à m'intéresser à ce qui était présenté comme un grand mouvement qui allait changer la société "les gilets jaunes". Remarquez, peut-être aurais-je le même sentiment dans ans quand je lirai un livre se déroulant durant le coronavirus, et je me dirais que cette période n'avait rien de si exceptionnelle!


 

Bref, j'ai un peu lutté pour poursuivre ma lecture. Je trouvais que les deux héros étaient désabusés, et portaient un regard plutôt négatif sur la société, alors que j'avais envie d'un peu d'ondes positives. Sûrement pas le bon livre au bon moment pour moi.

Une fois que j'ai dépassé tous ces ressentis et que j'ai poursuivi ma lecture, après quelques chapitres quand l'intrigue s'est mise en place, j'ai pris plus de plaisir à lire.


Je pense au final que c'est un bon livre. Il est très bien écrit et on sent que l'auteur maitrise son sujet, surtout au niveau de la sphère informatique. Mais un peu trop terre à terre sûrement pour moi. Un peu l'impression de regarder le JT ou la vie de mon voisin. Pas hyper passionnant ni dépaysant.

Ce qui tombe bien c'est que j'ai commencé un nouveau roman qui lui n'a rien de terre à terre! Vous découvrirez cela dans un autre post!

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