4ème de couverture : C’est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la Jogar : devenue célèbre depuis qu’elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L’homme qu’elle a tant aimé, et qui l’a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu’il dirige.

Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d’un auteur inconnu, mort dans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune sœur Marie – une écorchée vive- vient elle aussi d’arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d’espérances confuses…ou de questions insidieuses.

Car autour de l’œuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent dans la souffrance.

Plongée au cœur des passions, des rêves et des mensonges, des retrouvailles sans lendemain, des bonheurs en forme de souvenirs, des amours que l’on quitte, des îles qu’on laisse derrière soi, le nouveau roman de Claudie Gallay noue et dénoue les silences d’un été lourd de secrets.

 

 

 

Une phrase : «Son frère disait qu’en toute chose chaque mot compte, qu’il fallait en prendre soin et leur donner du temps.»

 

 

 

 J’ai tout d’abord choisi ce livre pour son auteur : Claudie Gallay. J’avais lu il y a plusieurs mois Les Déferlantes et j’avais tout simplement adoré ce livre : son histoire, l’intrigue, le style et sûrement aussi le lieu de l’action (souvenirs de vacances…). Aussi n’ai-je pas hésité une seconde avant d’emprunter ce roman. Et j’ai bien fait ! Encore une fois, j’ai été séduite. J’aime beaucoup la manière d’écrire de cet auteur, ces chapitres très courts, deux ou trois pages, parfois juste une, comme autant de perle enfilées sur un collier, qui, peu à peu, dévoilent les mystère et les secrets de chaque personnage et installe la route vers l’inévitable. Oui, car l’intrigue se basant sur le monde du théâtre ne peut être qu’une tragédie. On le devine très rapidement, et pourtant, on ignore quasiment jusqu’à la fin où le sort va frapper. Claudie Gallay a vraiment l’art de maintenir le suspens, de faire prendre des tours et détours à l’histoire, d’avancer ses pions un à un vers l’issue finale, sans pour autant vendre le dénouement avant l’heure. Alors oui, par moment il ne se passe pas grand-chose, on a l’impression que le récit stagne, mais c’est juste le bon tempo pour apprendre à connaitre les personnages, les principaux comme les secondaires, de manière un peu plus profonde, pour que la poésie de l’histoire se déploie. Bref, c’est un très bon roman, que je conseille, même si, je pense qu’il faut découvrir Claudie Gallay par Les déferlantes, qui est devenu l’un de mes romans préférés !

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