4ème  de couverture: « Car il a bien fallu que je me débrouille avec cette mystèrieuse incohérence : toi la bonne fille, la petite sainte, tu n’as pas été sauvée, moi le démon j’étais vivante. Plus que vivante, miraculée. Il fallait donc que tu meures à six ans pour que je vienne au monde et que je sois sauvée. »

 

Une phrase : « je n’écris pas parce que tu es morte. Tu es morte pour que j’écrive, ça fait une grande différence. »

 

C’est un court récit, une lettre destinée à cette sœur ainée, qui aura pour toujours 6 ans, à cette sœur que l’auteur n’a jamais connue que par les photos et les discours des autres, notamment LE discours de sa mère. C’est une lettre qui ne sera donc jamais envoyée, jamais lu par son destinataire,… mais à qui est-elle destinée ? Pour qui écrit-on ces mots là ? Pourquoi ?

Une écriture simple, efficace, qui m’a touchée et fait réfléchir. Pour sûr, je lirais d’autres livres d’Annie Ernaux ! Et d'autres lettres des Affranchis..

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