Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

2018-09-08T10:02:07+02:00

Comme un roman de Daniel PENNAC

Publié par 1000N1

4ème de couverture: LES DROITS IMPRESCRIPTIBLES DU LECTEUR

  1. Le droit de ne pas lire.

  2. Le droit de sauter des pages.

  3. Le droit de ne pas finir un livre.

  4. Le droit de relire.

  5. Le droit de lire n'importe quoi.

  6. Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).

  7. Le droit de lire n'importe où.

  8. Le droit de grappiller.

  9. Le droit de lire à haute voix.

  10. Le droit de nous taire.

 

 

 

J'aime tellement PENNAC que je vous mets plusieurs extraits, à méditer!

Une phrase:Ce n'est pas une combinaison de syllabes, ce n'est pas un mot, ce n'est pas un concept, ce n'est pas une maman, c'est sa maman à lui, une transmutation magique, infiniment plus parlante que la plus fidèle des photographies, rien que des petits ronds, pourtant, des petits ponts...mais qui ont soudain – et à jamais – cessé d'être eux-même, de n'être rien, pour devenir cette présence, cette voix, ce parfum, cette main, ce giron, cette infinité de détails, ce tout, si intimement absolu, et si absolument étranger à ce qui est tracé là, sur les rails de la page, entre les quatre murs de la classe...
La pierre philosophale.

Ni plus, ni moins.

Il vient de découvrir la pierre philosophale.»

 

« Et ce n'est pas la moindre des métamorphoses que cet acharnement de papa et de maman à vouloir, comme la maîtresse, lui faire libérer ce rêve embastillé.

-Alors, qu'est-ce qui lui est arrivé au prince, hein? J'attends!

Ces parents qui jamais, jamais, quand ils lui lisaient un livre ne se souciaient de savoir s'il avait bien compris que la Belle dormait au bois parce qu'elle s'était piquée à la quenouille, et que Blanche-Neige parce qu'elle avait croqué la pomme. »

 

"Et si, au lieu d'exiger la lecture le professeur décidait soudain de partager son propre bonheur de lire? "


 

Voilà un petit livre que j'ai lu il y a un bon moment mais j'ai un peu perdu le fil de mes publications sur mon blog...

J'ai choisi ce livre tout d'abord pour son auteur (j'adore Daniel PENNAC, ses histoires loufoques et poétiques, son écriture). Et la 4ème de couverture m'inspirait bien aussi. Je ne savais aps trop à quoi m'attendre, mais je savais que je ne serai certainement pas déçue!

Et bien entendu j'ai beaucoup aimé ce livre, un peu atypique. Comme le dit le titre, ce n'est pas un roman. C'est un petit essai, un réquisitoire pour la lecture - ou plutôt pour un autre enseignement de la lecture à l'école – mais écrit comme un roman. Ce livre se lit très vite. Non seulement grâce à l'écriture et à l'option choisie de "l'essai romancé", mais aussi pour sa rhétorique. Dès que je lisais un nouveau chapitre, je me disais "mais c'est tellement vrai!"

Comment un petit enfant qui adore les histoires, qui aime regarder des livres, qui a hâte d'apprendre à lire, devient peu à peu réticent à lire lui-même un livre? Pennac explique que, oui, on peut toujours blâmer les écrans, la modernité, que cela est dans l'air du temps. Mais pour lui, et je partage plutôt son avis, le problème vient de la manière dont on enseigne la lecture à l'école (et dont les parents aussi reprennent cet enseignement à la maison). L'école ne transmet pas le plaisir de lire, le bonheur de découvrir de nouveaux auteurs et de nouvelles oeuvres. Non, l'école apprend à lire vite, à lire en silence, et surtout il faut comprendre ce qu'on lit! Alors il faut répondre à des questions, disserter sur l'auteur, le récit, le texte en lui-même (style, rythme, figures de styles, etc...), l'époque dans lequel le roman a été écrit. Tout cela n'est pas inintéressant et même nécessaire, mais le plaisir de lire à alors totalement disparu... Peut être faudrait-il l'intégrer dans l'apprentissage...

 

Daniel PENNAC qui est aussi enseignant nous donne sa méthode.

Pour ceux que ça interesse, je vous laisse découvrir tout cela dans ce petit plaidoyer si bien écrit. Et je conseille de le mettre dans les mains de tous les enseignants!

Voir les commentaires

2018-08-21T15:34:40+02:00

Sans nouvelles de toi de Joy FIELDING

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Ce voyage au Mexique était censé être une fête, il va tourner au cauchemar pour Caroline et son mari Hunter. Un soir, alors qu'ils s'apprêtent à célébrer leur anniversaire de mariage au restaurant de l'hôtel, la baby-sitter leur fait faux bond. Hunter finit apr convaincre sa femme qu'il n'y a aucun danger à laisser leurs deux petites filles endormies dans leur chambre. Mais quand ils reviennent, la cadette, Samantha, deux ans, a disparu.

S'ensuivent des jours, des semai

nes et des années d'angoisse. L'enquête piétine et les médias s'acharnent sur Caroline, la décrivant comme une femme égoïste et indigne. Pourtant, cette mère déchirée continue d'espérer qu'on retrouve son enfant, persuadée que quelqu'un lui cache la vérité.

Quinze ans plus tard, Caroline reçoit l'appel troublant d'une jeune femme de dix-sept ans qui s'appelle Lili et qui croit se reconnaître dans l'un des portraits modifiés relayés par les médias. Samantha serait-elle toujours vivante? Et que s'est-il réellement passé la nuit où la petite fille a disparu?

Romancière canadienne à succès, Joy Fielding décrit avec brio les pensées intimes et les angoisses de ses personnages, mais aussi, dans ce roman, la violence de médias.

 

Une phrase: “Caroline savait qu'elle allait trop loin, mais les mots s'échappaient de sa bouche sans qu'elle puisse les arrêter, poussée par quinze ans de rage contenue” »

Et voilà mon deuxième roman des vacances. Celui-là, je le dis de suite, j'ai a-d-o-r-é. D'ailleurs je l'ai lu en deux jours! D'habitude je ne lis pas trop ce genre de roman, qui a un côté un peu “intrigue policière”. Mais en fait, il n'a rien à voir avec un roman policier. On s'attache moins à trouver le coupable qu'à vivre ces 15 années avec Caroline. Même si bien sûr, comme elle, durant toutes ces pages, on espère comprendre ce qui est arrivé à Samantha.
Le roman débute avec le présent, Caroline “aujourd'hui”. Et on voit que des années après, l'absence de sa fille est toujours douloureuse et surtout que les médias la poursuivent et s'acharnent violemment sur elle. Puis on retourne dans le passé et l'auteur nous raconte l'enlèvement de l'enfant, il y a 15 ans. Tout le roman est construit ainsi, un va-et-vient entre présent et passé. Et je trouve que les deux époques sont tout autant intéressantes. Je prenais autant de plaisir à lire les chapitres du temps présent que ceux du passé. On s'attache très vite aux personnages. A Caroline bien sûr, mais aussi à Michelle, la grande soeur de Samantha, qui souffre tellement de l'absence de sa sœur et du manque d'attention de sa mère à son égard. Ces deux femmes sont très touchantes, et on aimerait tellement qu'elles se comprennent, qu'elles partagent leur douleur. Mais elles ont vécu un tel drame que cela semble impossible. Trop de tristesse, trop de souffrance et avec le temps trop de ressentiment. Le père, Hunter, nous est forcément moins sympathique car non seulement, il est un peu responsable de l’événement mais en plus “il s'en tire bien”. Bon, c'est peut être aussi car on vit toute l'histoire du point de vue de Caroline, donc on est forcément un peu “de son côté”.

Au-delà de la construction des personnages que j'ai vraiment apprécié, l'intrigue est aussi bien menée. Tout le long du roman, on se questionne sur ce qui a bien pu arriver à Samantha. On soupçonne les uns et les autres. Et ce n'est qu'à la toute fin que tout s'éclaircit.

Bref, un très bon roman, plein d'émotions.

Voir les commentaires

2018-08-21T15:28:04+02:00

Le dimanche des mères de Graham SWIFT

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Angleterre, 30 mars 1924.Comme chauqe année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer sa journée à lire? Va-t-elle parcourirla campagne à bicyclette en cette magnifique journée? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son ami de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison? Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie.

Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre – les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s'est réduite... Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture.


 

Une phrase: “Elle ne saurait jamais (fût-ce à soixante-dix ou à quatre-vingt ans) jusqu'à quel point les autres – ceux qui n'étaient pas écrivains - “écrivaient” les événements de leur vie. »


 

C'est un des romans que j'avais choisi d'emmener en vacances. Je trouvais la couverture très jolie et la 4ème m'inspirait bien. Comme c'est un court roman, je me suis dit que ce serait parfait pour bouquiner sur la plage. Bon, en fait, je n'ai pas trop eu l'occasion de le lire sur la plage car déjà on y va peu, et avec une loustic de 2 ans et demi, pas trop le temps de lire sur la plage (“regarde maman mon chateau” “regarde maman un coquillage” “regarde maman je fais quoi”)
Concernant ce roman en tant que tel, je peux déjà dire que les premières pages m'ont assez plu. C'est très bien écrit, agréable à lire. Ensuite, j'ai commencé à avoir un peu plus de difficultés à adhérer à cette histoire. J'avais l'impression que l'auteur nous relatait sans cesse les mêmes événements, tournait en rond dans son récit. L'héroïne nous raconte ce qu'elle vie, tout en analysant, en accompagnant chaque acte de ses pensées. Ca traîne un peu en longueur. Pour susciter notre intérêt, l'auteur laisse entendre que ce qui s'est passé ce jour-là dans la vie de Jane, l'héroïne, aura une incidence sur toute sa vie. Alors on lit. On lit. Et on attend, l’événement. On le voit vite venir, bien avant que l'auteur nous le révèle. Et sincèrement, il n'y a aucune surprise. D'ailleurs, dans tout ce roman il n'y a aucune surprise. J'ai plus eu l'impression de lire une longue réflexion sur le sens de la vie, l'écriture, la manière dont on se raconte sa propre vie, et dont on la raconte aux autres. Pas inintéressant, mais pas terriblement passionnant non plus.

Voir les commentaires

2018-07-26T22:00:11+02:00

Marx et la poupée de Maryam MAJIDI

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution irannienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris.

A travers les souvenirs de ses premières années, maryam raconte l'abnadon du pays, l'éloignement de sa famille, la perte de ses jouets – donnés aux enfants de Téhéran sous l'injonction de ses parents communistes -, l'effacement progressif du persan au profit du français, qu'elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale.

Dans ce récit qui peut être lu comme une fable autant que comme un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive.

Je ne suis pas un arbre, je n'ai pas de racines”.


 

Une phrase: “Et la jeune fille revoit les yeux brillants d'Abbâs et la sandale en plastique posée sur la table du salon, la pierre avec son prénom gravé dessus, le sourire forcé de son oncle à travers la vitre de la prison, elle entend la voix de Nouchâbé, elle voit ses parents accroupis dans le jardin enterrant leurs livres, le visage en colère de sa grand-mère, ses crises de nerf quand il fallait donner ses jouets, la peur dans les yeux de ses parents, les bâtons plantés de clous, le passeport entre les mains du policier, la mère enceinte qui saute, le père qui est debout dans un terminal à Orly, les images défilent devant elle en boucle, et un mot qui se répète, son mot à elle, inexplicable, un masque collé à la peau, celui qui englobe et régne sur tous les autres : exilée »


 

Voilà un petit livre qui m'a beaucoup plu, je vous le dis tout de suite. A la fois par son histoire et pour sa forme. C'est un livre atypique, un récit poétique. L'auteur nous entraîne vraiment dans son univers, qui mêle réel et imaginaire, souvenirs vécus ou reconstitués. Elle oscille entre la 1ère à 3ème personne pour parler d'elle, ou faire parler son père ou sa mère. Comme pour essayer de mieux les comprendre, elle se met à leur place un instant, imaginant leurs mots, leurs pensées, leurs craintes, leurs doutes, leurs rêves. C'est donc un récit très original : mélange d'anecdotes, de souvenirs (inventés ou réinventés) , de contes.

On suit l'auteur dans différents pays, différentes époques, mais ces flash back ont toujours un lien avec le présent, ils aident à mieux comprendre ce qu'a vécu / ce que vit l'auteur.

Au-delà du récit, de l'histoire individuelle, Maryam MAJIDI aborde des thèmes plus larges et universels. Notamment une réflexion sur la langue, sur l'exil, sur la relation mère/fille. Sa vision est intéressante, parfois un peu dure (injuste?) avec la société française. Elle parle notamment de sa scolarité, de la volonté d'intégration de la société qu'elle a vécu et ressenti comme de l'assimilation, l'obligation d'oublier son passé, sa langue, ses origines, pour se fondre dans un moule français.

En lisant ce récit, on prend vraiment conscience et on ressent la douleur de l'exil, vécue par un enfant. Souvent on (les adultes alentours) pense que changer de pays, de vie, est moins difficile pour un enfant. Il s'adapte tellement vite! Il apprend si vite sa nouvelle langue! Il a de si bons résultats à l'école, tellement d'amis! Un traumatisme l'exil? Bien sûr que non! Maryam MAJIDI donne par son récit son point de vue, son propre vécu de fillette exilée, à l'écart, seule, différente, incomprise, coupée en 2, tellement “bizarre” aux yeux des autres.


 

Je dois bien dire aussi que j'ai aimé que le pays d'origine de l'auteur soit l'Iran. Ce pays m'intrigue beaucoup, car je pense qu'il est méconnu. On n'en sait que ce qu'en disent les actualités, mais quid de sa culture? De la beauté de ses paysages? De son histoire sanglante?

J'ai aimé aussi cette manière de raconter, que dis-je, de conter la vie (je ne sais pas si elle est typiquement iranienne, mais j'ai parfois eu la sensation de retrouver le ton de Marjane SATRAPI dans le film Persépolis)

Un petit bémol pour finir? J'ai parfois trouvé le récit un peu redondant, et la succession des chapitres pas toujours logique.

Voir les commentaires

2018-07-10T21:24:47+02:00

Top froufrou (et petit bermuda assorti)

Publié par 1000N1

J'ai vu beaucoup de petits tops de ce genre sur internet. Je trouvais ça très joli, mais aucun patron gratuit... Quelques tuto sur youtube, mais rien de bien satisfaisant et surtout pas adapté pour une petite zobette de 2 ans et demi...
Du coup, j'ai ressorti mon Liberty & Co (eh oui, encore lui!). Il proposait un tout petit débardeur à coudre avec un coupon de tissu. Je suis parti de ce patron taille 110 (car j'avais l'impression que le débardeur taillait court d'après la photo et que mon petit papillon mesure déjà bien plus d'1m!). J'ai ensuite adapté ce haut en lui ajoutant un petit froufrou en guise de bretelles. Bon j'ai dû m'y reprendre à deux fois, et comme j'ai fini mon top à 23h30, les yeux plus trop en face des trous, les finitions ne sont pas top (surtout un écart très moche de 3mm au raccord de couture...)
Mais bon, au final on m'a dit que mon petit haut était très joli, peut être juste un peu court (oui, je pense que mon papillon ne le portera pas 10 ans...) Inspirée, je me suis lancée dans la couture d'un petit short bermuda, sur le même modèle que celui-là (oui, encore un patron Liberty & Co!!!), modèle raccourci bleu avec les poches assorties au top (je n'ai pas trop de photos, désolée...)

Le top froufrou
Le top froufrou
Le top froufrou

Le top froufrou

Le petit bermuda (avec un peu d'imagination, vous voyez à quoi il ressemble! :-D )

Le petit bermuda (avec un peu d'imagination, vous voyez à quoi il ressemble! :-D )

Voir les commentaires

2018-07-10T21:16:30+02:00

Millésime 54 d'Antoine LAURAIN

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Paris, un soir de septembre. Peu de choses relient Hubert, propriétaire de son appartement de famille, Magalie, restauratrice en porcelaine, Julien, barman débutant et Bob, touriste américain de passage dans la capitale. Pourtant, tous les quatre vont découvrir et partager une bouteille de chateau Saint Antoine 1954 retrouvée dans la cave du vieil immeuble où ils habitent.

Le lendemain matin, les rues ne sont plus tout à fait les mêmes, ni les autobus, ni les commerces, ni les gens. Un délicieux parfum d'autrefois flotte sur la ville. Et pour cause; ils sont retournés dans l'année du vin!

Sortilège? Rupture temporelle? De la traversée d'un Paris éternel où l'on croise Jean Gabin comme Audrey Hepburn, jusqu'aux  mystérieuses vignes du Beaujolais qui vont livrer leur secret, les voilà pris dans un tourbillon le temps d'un week-end ailleurs.

Millésime 54 est une fête, une invitation au voyage qui fait la part belle à l'amour,à l'amitié et au désir de merveilleux qui sommeille en chacun de nous.


 

Ça fait un petit moment que j'ai lu ce roman, mais je n'avais pas pris le temps de publier l'article correspondant sur le blog. Le souci, c'est que j'ai lu d'autres livres depuis et que les souvenirs de ce roman se sont un peu effacés (comme la citation)... N'allez pas en déduire que c'est un mauvais roman. Non au contraire, j'ai même passé un bon moment avec ce livre. C'est une histoire drôle, rafraîchissante, originale. Les personnages sont tous attachants. Et comme toujours avec Antoine LAURAIN c'est plutôt bien écrit. Un bémol alors? Oui, j'ai un peu eu l'impression par moment que cette histoire n'était qu'un prétexte pour faire revivre un Paris d'une époque passé et les stars l'ayant animé. Pour ma part, je me serais bien passé de l'intrusion de toutes ces grandes figures parisiennes dans ce roman. Les petites histoires personnelles de chacun des quatre personnages me suffisaient amplement. J'aime comment un événement imprévu peut chambouler une existence, pour le meilleur si on parvient à vivre cet événement imprévu avec calme et positivité. Cela permet à chacun d'en apprendre plus sur soi, sur son passé également, et surtout sur les êtres qui peuplent notre quotidien : amis, voisins, étranger de l'appartement du dessus, et qu'on ne prend pas le temps de "rencontrer". On se croise, on se salue, et on demeure souvent sur des premières impressions, des a priori, des idées toute faites. Bien sûr on se trouve des excuses : on n'a pas le temps de lier connaissance, et puis parfois pas l'envie le soir en rentrant du travail. On vit tous cela (peut être plus en ville qu'à la campagne quand même) Bon, je ne vous dis pas que ce livre m'a fait changer mes habitudes! Mais il m'a offert un bon moment de détente (et l'envie de boire un petit verre de vin!)

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog