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2014-03-15T15:03:13+01:00

La honte d’Annie ERNAUX

Publié par 1000N1
La honte d’Annie ERNAUX

4ème de couverture:. « J’ai toujours eu envie d’écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d’autrui insupportable. Mais quelle honte pourrait m’apporter l’écriture d’un livre qui soit à la hauteur de ce que j’ai éprouvé dans ma douzième année»

Une phrase : «Mais parce que j’ai toujours eu cette scène en moi comme une image sans mots ni phrases, en dehors de celle que j’ai dite à des amants, les mots que j’ai employés pour la décrire me paraissent étrangers, presque incongrus . »

J’avais beaucoup aimé L’autre fille d’Annie Ernaux et je m’étais dit que je lirai un autre livre de cette auteure. Voilà comment j’en suis arrivée à me diriger vers ce récit. La quatrième de couverture a fini de me convaincre de sélectionner ce livre-ci, en m’intrigant.

J’ai retrouvé dans ce récit la même écriture, le même style direct, franc, efficace. Annie Ernaux nous livre une autre part d’elle-même, un autre morceau de sa vie, quelques évènements minimes et presque insignifiants, mais fondamentaux car ils l’ont construite. Elle écrit sur sa vie - du moins c’est ainsi que je l’imagine - en toute sincérité. Cette histoire est non seulement autobiographique, mais très introspective. L’auteure nous livre tout le décorum de l’année de ses 12 ans. Elle nous aide à comprendre l’ambiance d’une époque, mais surtout celle de son milieu familial en 1952. On fait un bon dans le temps et on découvre (pour ma part) une époque que l’on a connue seulement dans les livres et les séries, avec une vision souvent édulcorée. Mais, en plus de ce voyage dans une autre époque, on se retrouve immergé dans la vie et la vision de cette jeune adolescente en devenir. Oui, car déjà à l’époque, à 12 ans, les jeunes filles rêvent de rouge à lèvres, de bas nylon, et d’accéder à tout un univers qu’elles supposent fascinant.

Ce qui me plait surtout dans ces deux courts livres d’Annie Ernaux que j’ai lus, c’est la manière très juste qu’elle a de comprendre et d’analyser ce qu’elle est aujourd’hui, à la lumière de son passé. Je la rejoins sur cette idée : c’est parfois des mots anodins, des faits banaux, sans importance pour tout autre, qui marque à jamais une personne, et fixe une petite aspérité, une légère variation dans la construction d’une personne, dans son évolution de l’enfance à l’âge adulte.

Là, Annie Ernaux part d’un évènement dramatique, impressionnant, choquant pour un enfant, et se remémore les semaines qui ont suivies cet évènement. Elle comprend alors le changement qui s’est opéré : elle a découvert la honte, et a quitté à tout jamais le monde de l’enfance. Elle a surtout pris violemment conscience que tout ce qu’elle croyait jusqu’alors, les illusions dont elle se berçait, n’étaient que faux-semblant.

En conclusion, je dirais que j’ai beaucoup aimé ce livre, car sous le couvert de nous parler d’elle, Annie Ernaux entre dans des considérations plus psychologiques et nous amène à penser à nous-mêmes et à notre propre histoire.

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2014-03-13T12:53:55+01:00

Timeville, et si vous et votre famille vous réveilliez en 1980 ? de Tim SLIDERS

Publié par 1000N1
Timeville, et si vous et votre famille vous réveilliez en 1980 ? de Tim SLIDERS

4ème de couverture: Alors qu’il vient de signer les papiers de son divorce, David décide de passer une dernière nuit dans son ancienne maison. Surprise au réveil : autour de lui tout a changé. Alors que sa fille Agathe découvre horrifiée sa coiffure à la Tina Turner, son fils Tom cherche vainement à retrouver ses DVD préférés. Seule sa femme Anna semble admettre l’incroyable réalité : ils ont été projetés dans les années 80, précisément à l’époque où Anna et David se sont rencontrés et jurés un amour éternel… Ce voyage dans le temps sera-t-il leur seconde chance ?

Une phrase : « Clairement, ils ont basculé en 1980 en une nuit, dans une maison qui a priori leur appartient, et semblent parfaitement intégrés dans une ville au nom de Timeville. »

Voilà un petit livre que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire. C’est un roman très sympa, frais, drôle, avec des personnages attachants, plein de rebondissements, bien construit. Bon, on devine évidemment dès le début comment toute cette histoire va se terminer, mais ce n’est pas grave. Ce n’est même pas le principal, car comme le dit le sage, dans le voyage ce qui compte n’est pas la destination mais le chemin parcouru. Et bien c’est pareil avec ce livre. Je me suis laissée portée par cette histoire originale, gentiment loufoque, romantique à souhait. J’ai très bien imaginé l’adaptation cinématographique de ce roman, une comédie romantique très US, qui marcherait du tonnerre auprès des jeunes filles/femmes. Et en même temps, il faut souligner que le style est aussi très sympa, fluide et pas abrutissant, les dialogues sonnent justes. Bref, j’ai vraiment passé un bon moment avec ce bouquin, idéal pour penser à autre chose et vraiment décrocher le soir après le boulot !

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2014-03-08T12:39:14+01:00

Slam de Nick HORNBY

Publié par 1000N1
Slam de Nick HORNBY

4ème de couverture: Vous savez ce que c’est, un slam ? En langage de skateboarder ça veut dire qu’on se casse la gueule. Et moi, le skate et les filles, c’est tout ce qui m’intéresse.

Je m’appelle Sam, j’ai 15 ans, je vis avec ma mère qui en a 31. Vous avez pigé : elle m’a eu quand elle avait 16 ans, du coup elle me dit toujours de faire attention avec ma copine. Parce que c’est comme avec un skate : un accident est vite arrivé…

Une phrase : «J’estime que ceux qui mettent jamais de capotes devraient avoir des triplés ou des quintuplés. Mais ça marche pas comme ça, hein ? »

Voilà un roman assez divertissant. Si vous avez quelques heures à tuer, sans envie de vous prendre trop la tête, alors bingo ! On dirait un peu un livre pour ado, mais à la différence de ceux-ci, celui-là est bien ancré dans la réalité. Je veux dire que l’histoire n’est pas totalement romancée genre « conte de fée vampirique » avec des ados de 15 ans qui à peine tombés amoureux se jurent fidélité jusqu’à la mort et connaissent une suite d’aventures toutes plus incroyables les unes que les autres (remarquer ce genre de livre aussi peut être divertissant). Non, là le héros est un gamin de 15 ans, qui parle (quasiment) comme parlerait un jeune de cet âge, et qui a les mêmes réactions. Ses histoires d’amour durent quelques semaines au plus, il craint la réaction de ses parents et son univers tourne autour de l’école, des copains, des filles et du skate. Bref, rien de plus banal, ce qui permet de traité un thème assez lourd, avec suffisamment de véracité : la parentalité à l’adolescence. Et là aussi, ça change un peu du tableau tout rose que nous montrent les reportages à la télévision et les séries pour ado. Pas beaucoup de suspens dans ce livre, mais une pointe de loufoquerie et un peu d’humour. Bref, pas trop mal, et bien mieux que ce à quoi je m’attendais à la base ! Et au final, un bon livre à filer à des ados pour les faires cogiter !

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2014-03-03T10:08:53+01:00

Une place à prendre de J.K. ROWLING

Publié par 1000N1
Une place à prendre de J.K. ROWLING

4ème de couverture: Bienvenue à Pagford, petite bourgade en apparence idyllique. Un notable meurt. Sa place est à prendre…

Comédie de mœurs, tragédie teintée d’humour noir, satire féroce de nos hypocrisies sociales et intimes, ce premier roman pour adultes révèle sous un jour inattendu un écrivain prodige.

Une phrase : «Alors même qu’ils essayaient tous deux, en évoquant l’incident dont ils avaient été témoins, de surmonter le choc et l’effroi qu’ils avaient ressentis, Miles, titillé par de délicieux petits picotements d’excitation, frissonnait d’avance à l’idée d’annoncer la nouvelle à son père.»

Le choix de ce livre fut évident pour moi : grande fan de la série Harry Potter, j’ai eu envie de le lire dès qu’il est sorti, et même envie de l’acheter. Finalement c’est à la médiathèque que je l’ai emprunté. J’étais heureuse et impatiente de retrouver J.K. Rowling, avec, cette fois, une histoire classée dans le rayon adulte de la bibliothèque ! J’avais hâte de retrouver son style, ses mots et son imagination débordante. Je m’attendais à être transportée, emballée, et je ne fus pas déçue : ce furent 680 pages passionnantes ; un pur bonheur de lire cette auteure. Elle a une manière d’écrire délicieuse, admirable, qui m’embarque dans son univers. C’est un livre très bien écrit, sans chichis ni fioritures, agréable à lire, rythmé.

Quant aux personnages, ils sont nombreux et tout aussi géniaux que dans Harry Potter. J.K Rowling donne vraiment vie à tous, du plus important des personnages au plus minime : ils ont tous une vie propre. On dirait même qu’ils existent réellement, qu’ils mènent une existence lambda, hors de ce roman. Elle les dépeint comme personne – distillant des informations capitales au milieu des actions, détaillant à la fois leurs bons aspects comme leur côté sombre, la face publique comme la vie intime ou privée. C’est incroyable cette infinité de détails, de réactions, d’humanité qui rend chaque personnage vraiment unique et si proche du lecteur. Ils sont attachants parce qu’imparfaits, mesquins, vaniteux, égocentriques et en même temps capables de nous étonner et d’être généreux. Et on suit réellement leur évolution, individuelle, mais aussi collective. On découvre comment toutes ces vies se croisent, se recroisent, et interagissent ou pas, entrent en collision ou s’évitent : c’est passionnant !

Enfin, concernant l’épilogue, (je ne le dévoile pas bien sûr !) on sent une accélération, une imminence du spectaculaire, d’un grand chambardement, d’une issue inéluctable, préparée depuis le commencement, mais sans deviner jusqu’aux dernières pages où cela va tous (les personnages) les mener. Je peux juste ajouter que vous (futurs lecteurs) ne serez pas déçus par cette issue, ou peut être si justement ;-) Mais pour le découvrir, il faut lire ce livre. Vraiment, suivez ce conseil, vous sortirez de cette histoire émus et chamboulés par le voyage introspectif dans toutes ces âmes si humaines ! (et impatient de relire très rapidement un livre de J.K. Rowling !!!!)

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2014-02-19T18:40:07+01:00

Paris

Publié par 1000N1
Quelques photos de notre très court séjour parisien. Le temps ne fut pas trop mauvais, il nous permit tout du moins de nous balader un peu en matinée, avant d'aller au Louvre. Voici d'ailleurs quelques-uns des plus beaux trésors de ce magnifique musée. Tant de choses magnifiques à voir, une journée ne suffit pas pour tout admirer! Tant de beauté, tant de talents, tant d'oeuvres et de pièces d'exception. Il faudra y retourner!
Quelques photos de notre très court séjour parisien. Le temps ne fut pas trop mauvais, il nous permit tout du moins de nous balader un peu en matinée, avant d'aller au Louvre. Voici d'ailleurs quelques-uns des plus beaux trésors de ce magnifique musée. Tant de choses magnifiques à voir, une journée ne suffit pas pour tout admirer! Tant de beauté, tant de talents, tant d'oeuvres et de pièces d'exception. Il faudra y retourner!

Quelques photos de notre très court séjour parisien. Le temps ne fut pas trop mauvais, il nous permit tout du moins de nous balader un peu en matinée, avant d'aller au Louvre. Voici d'ailleurs quelques-uns des plus beaux trésors de ce magnifique musée. Tant de choses magnifiques à voir, une journée ne suffit pas pour tout admirer! Tant de beauté, tant de talents, tant d'oeuvres et de pièces d'exception. Il faudra y retourner!

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2014-02-18T20:32:37+01:00

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine PANCOL

Publié par 1000N1
Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi de Katherine PANCOL

4ème de couverture: « Souvent la vie s’amuse.

Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.

Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.

Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue…. Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…. »

Une phrase : «Elle n’en sortait pas de ce mot-là qui enfonçait toujours le même clou dans sa tête, enfonçait d’autres clous brulants de questions, érigeait de hautes parois contre lesquelles elle se heurtait.»

Tout d’abord, mon fameux « pourquoi ce livre ». Je l’ai choisi car cela faisait assez longtemps que j’avais envie de lire un livre de Katherine Pancol. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et cette auteure ne m’a été recommandée par personne, mais ses titres de romans à rallonge, plein de loufoquerie, et écrits de toutes les couleurs sur les couvertures m’ont toujours attirés. J’ai choisi ce roman-ci parmi les autres, un peu au hasard. Il faut dire qu’en lisant la 4ème de couverture je ne savais vraiment pas de quoi ce livre allait parler, c’était l’aventure, même si je m’étais fait une idée de ce que j’allais découvrir à l’intérieur.

Eh bien cette idée s’est révélée fausse, et le choix de ce livre-là pas forcément judicieux, puisque l’auteur souligne plusieurs fois que certains personnages et certains évènements font écho à deux autres de ses romans Les yeux jaunes des crocodiles et La valse lente des tortues. Il aurait donc sûrement fallu commencer par ces roman-ci, puisque j’ai appris ensuite, qu’il formait une trilogie !

Les premières pages m’ont un peu déroutée. En effet, l’auteur présente un personnage, dont on suit les péripéties durant quelques pages, puis enchaine avec un autre personnages, apparenté d’une manière ou d’une autre au personnage précédent, et nous fait découvrir un morceau de sa vie sur quelques pages, et ainsi de suite jusqu’à une dizaine personnages ! Et ensuite, tout le livre est fait sur ce modèle, on passe sans cesse de l’un à l’autre, parfois il se croise, un peu comme dans un feuilleton télévisé, où chaque personnage a sa propre histoire, sa réalité mais est néanmoins relié d’une manière ou d’une autre à celle des autres. Ce qui devient exagéré dans ce roman, c’est qu’ils sont tous reliés entre eux par des liens familiaux : la femme qui aime l’ex de sa sœur, la fille qui aime le fils de la meilleure amie de sa mère,… Bref c’est trop alambiqué pour sonner juste. Et surtout je n’ai pas du tout accroché aux personnages. Aucun ne m’a ému, touché, attendri. Je ne me suis identifiée à aucun. Aucun n’a revêtu pour moi la parure du « héros » du roman. Je les ai tous trouvé fades, irréels, antipathiques. Pas facile de prendre du plaisir à lire dans ces conditions !

Pour résumé, on peut dire que je me suis fais violence pour finir ce livre. Je l’ai trouvé long, mais long ! Faut dire, quand on n’accroche pas, 852 pages c’est une montagne à gravir ! Je n’avais qu’une hâte, parvenir à la fin, connaitre le dénouement (oui, malgré tout !) et passer à une autre roman. Mais la fin était tellement prévisible, que j’ai plus survolé que lu les 200 dernières pages, sautant les paragraphes de descriptions, ceux où les personnages s’atermoient sur leur pauvre sort pour aller directement à l’action. Et je dois dire que je n’ai pas trouvé beaucoup d’actions tout au long de ce roman (c’est sûrement pour cela aussi que je l’ai trouvé siiiiiiii long !)

Pour conclure, je peux dire que j’ai été bien déçue et dépitée par ce roman dont j’attendais tant. Quelqu’un qui l’aurait aimé pourrait-il me dire ce qui lui a plu, ça m’intéresse vraiment.m

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