Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

2013-07-02T10:41:14+02:00

Les hirondelles de Kaboul de Yasmina KHADRA

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Dans un Kaboul caniculaire, parmi les ruines du désastre et celles des esprits, deux hommes et deux femmes cherchent un sens à leur vie : un bourgeois déchu,
une avocate interdite d'exercer, un geôlier s'amenuisant à l'ombre des exécutions publiques et une épouse aux prises avec une maladie incurable. À travers leur quête de la dignité humaine, le martyre d'une nation traumatisée par les guerres et la folie, livrée aux sortilèges des gourous et à la tyrannie des talibans. Et pourtant, là où la raison semble perdue, l'amour refuse de céder et se réclame du miracle. Mais qu'est-ce que le miracle dans un pays où " les liesses sont aussi atroces que les lynchages " ? Dans ce roman magnifique qui est aussi un hymne à la femme. Yasmina Khadra a su mettre au jour avec lucidité la complexité des comportements dans les sociétés musulmanes déchirées entre le féodalisme et la modernité

Une phrase : «Prends les choses comme elles viennent, n'en fais pas un drame ni un plat ; ce n'est pas toi qui mènes ta barque, mais le cours de ton destin. »

Je n’ai pas vraiment adhéré à ce livre. Dès le début j’ai eu beaucoup de difficultés à « entrer » dans l’histoire. Je ne parvenais pas à différencier les deux couples de l’intrigue. Pas assez concentrée ? Peut être… Quoiqu’il en soit, j’ai lu ce livre un peu avec indifférence, me sentant totalement extérieure à ce que l’auteur voulait me raconter, ce qui n’était pas le cas avec d’autres romans de Yasmina Khadra. J’ai trouvé que l’histoire trainait en longueur, et n’est pas était tant émue que ça par les vicissitudes des personnages. Bref rien de mémorable pour moi dans ce roman, qui est pourtant encensé par la critique. Et, ah oui, pour une fois, j’aurais aimé une fin un peu moins pessimiste…

Voir les commentaires

2013-06-10T11:31:43+02:00

Les oiseaux se cachent pour mourir de Collen McCULLOUGH

Publié par 1000N1

4ème de couverture: «Sur ces terres brûlantes d’Australie, les Cleary vont entamer une nouvelle vie. Pour Meggie, neuf ans, ce nouveau départ se présente sous les traits du père Ralph. Séduisant, doux, généreux, le jeune homme lui inspire des sentiments qui ne cessent de grandir au fil des ans…

Pour se délivrer de cette attirance réciproque, Meggie se résout à accepter les avances d’un saisonnier. Quant à Ralph, fidèle à sa vocation, il décide de poursuivre sa carrière ecclésiastique pour tenter d’échapper à cet amour impossible...»

Une phrase : «Maintenant, la voyant enfin telle qu’elle était, il pouvait déterminer à ne seconde près l’instant où elle s’était dépouillée des écailles de l’enfance pour revêtir sa peau de femme ; l’instant se situait dans le cimetière de Drogheda après la réception d’anniversaire donné par Mary Carson.»

Je n’ai pas pu résister à l’envie dernièrement d’acheter ce gros roman, puis de relire cette fameuse saga australienne ! Je me souviens parfaitement d’avoir été profondément émue gamine par le feuilleton télévisé tiré de ce livre, mais ne me rappelais plus si j’avais lu ce bouquin présent dans la bibliothèque familiale. En tombant dessus dans ce magasin, j’ai aussitôt eu envie de l’acheter, je voulais ce livre dans ma bibliothèque ! Et aussitôt acheté, aussitôt commencé ! Et il se lit tellement rapidement ! On ne voit pas défiler les presque 1000 pages, tellement l’histoire est bien construite. Bon, bien sûr, me souvenant du gros de l’intrigue, pas trop de surprises pour moi, même s’il y avait certains passages que j’avais oublié, certaines péripéties dont je ne me souvenais pas exactement. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman, et je pense que c’est un livre que je relirai sûrement encore !

Voir les commentaires

2013-06-10T11:21:23+02:00

Maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi de Mathias MALZIEU

Publié par 1000N1

4ème de couverture: «Comment on va faire maintenant qu’il fait tout le temps nuit sur toi ? Qu’est-ce que ça veut dire la vie sans toi ? Qu’est-ce qui se passe pour toi là ? Du rien ? Du vide ? De la nuit, des choses de ciel, du réconfort ?

Mathias, une trentaine d’années mais une âme d’enfant, vient de perdre sa mère. Sans le géant qu’il rencontre sur le parking de l’hôpital, que serait-il devenu ? Giant Jack, 4,50 mètres, « docteur en ombriologie », soigne les gens atteints de deuil. il donne à son protégé une ombre, des livres, la capacité de vivre encore et de rêver malgré la douleur…il le fera grandir

Mathias Malzieu nous entraine dans un monde onirique, intimiste et poignant, dans la lignée d’un Lewis Caroll ou d’un Tim Burton.»

Une phrase : «Il y a bien les souvenirs, mais quelqu'un les a électrifiés et connectés à nos cils, dès qu'on y pense on a les yeux qui brûlent.»

Voici un petit livre vraiment magnifique, à la frontière entre conte et poésie. Rien que le titre, déjà, laisse présager toute la beauté, la grâce et le lyrisme de l’écriture. Et réellement, en tournant les pages, on constate que c’est très bien écrit, rythmé, imagé, tout en émotion. On ressent la peine réelle de l’auteur et on vit avec lui ses tentatives incessantes pour comprendre la mort, la combattre et enfin l’accepter. Ce n’est pas triste ni larmoyant, mais beau et plein d’espoir. Le personnage de Giant jack est savoureux : extravagant et attachant ! Mathias Malzieu manie merveilleusement bien les mots, un vrai poète. Voilà un livre qui m’a donnée envie d’en lire d’autres de cet auteur !

Voir les commentaires

2013-05-29T11:32:53+02:00

Les vagues sont douces comme des tigres de Christine FERET-FLEURY

Publié par 1000N1

4ème de couverture: «La Normandie.

Il y a le village, la mer, la falaise, l’école.

Il y a aussi la guerre, la grande, celle de 1914, qu’on devine au loin, et qui a pris les hommes. Et puis, indifférente aux épouses résignées et jacassières, il y a Marcelle, l’enfant silencieuse, fermée sur son chagrin, dont le cœur brûle, en cet automne 1917, pour la première fois, pour la dernière fois.»

Une phrase : «Les deux enfants s’en vont donc à petits pas le long du mur, jusqu’au tournant de la route qui coule blanche vers l’église ; là, Marcelle installe la petite au pied d’un arbre, la cajole un peu, la menace en enflant la voix « Si tu bouges… ! » Julie écoute, ses lèvres tremblent comme si les serpents qui se glissent sous les pierres, les coquecigrues qui se tapissent dans les fossés, les plantes suceuses la cernaient déjà, la couvraient de leur souffle empoisonné ; mais Marcelle crache par terre, trois fois, en manière de conjuration, et lui plante un baiser derrière l’oreille.»

Le titre m’a attiré. La 4ème de couverture m’a convaincue. Le livre m’a déçue. Voila ce que je peux dire en quelques mots. Qu’ajouter de plus après ça… Qu’heureusement il s’agit d’un tout petit livre, avec de petits chapitres, ce qui m’a poussé à continuer ma lecture jusqu’au bout, « pour voir », alors que j’avais tant envie de l’abandonner ; qu’on pourrait trouver un fond de poésie dans la narration, mais que cela est un peu trop fouillis et que je m’y suis perdue parfois ; qu’à part le personnage principale atypique et surprenant, rien ne m’a vraiment plu dans ce livre.

Voir les commentaires

2013-05-29T11:14:13+02:00

Boomerang de Tatiana DE ROSNAY

Publié par 1000N1

4ème de couverture: «Sa sœur était sur le point de lui révéler un secret…et c’est l’accident. Elle est grièvement blessée. Seul, l’angoisse au ventre, alors qu’il attend qu’elle sorte du bloc opératoire, Antoine fait le bilan de son existence : sa femme l’a quitté, ses ados lui échappent, son métier l’ennuie et son vieux père le tyrannise. Comment en est-il arrivé là ? Et surtout, quelle terrible confidence sa cadette s’apprêtait-elle à lui faire ?

Rattrapé par le passé, Antoine Rey vacille. Angèle, une affriolante embaumeuse, lui apportera une aide inattendue dans sa recherche de la vérité.

Entre suspense, comédie et émotion, Boomerang brosse le portrait d’un homme bouleversant, qui nous fait rire et nous serre le cœur. »

Une phrase : «Quand je parle à ma sœur, je brûle de lui lancer tout à trac : « Mel, te souviens-tu de ce que tu voulais me dire au moment de l’accident ? » mais je n’ose jamais.»

J’avais choisi ce livre surtout pour son auteur. J’avais lu Rose il y a quelque temps et n’avais pas du tout accrochée, au point de ne même pas finir ce roman. Par contre, j’ai adoré le film Elle s’appelait Sarah, tiré d’un roman de Tatiana De Rosnay ; j’avais trouvé l’histoire magnifique. Aussi, j’ai voulu retenter l’expérience de cet auteur. Le choix de Boomerang est dû à la 4ème de couverture que je trouvais intéressante, intrigante.

Au final, je dirais qu’il s’agit d’un bon bouquin, même si j’ai un peu été déçue par la tournure prise par l’histoire. Je m’attendais vraiment à autre chose, à une histoire plus fracassante, romanesque. En fait, c’est une histoire assez banale, ordinaire, qui pourrait nous arriver à chacun. Tatiana de Rosnay imagine un instant de vie d’un homme complètement chamboulé dans son histoire familiale, et raconte comment il parvient à remonter la pente, à sortir la tête de l’eau, à se dégager de son bagage familial et de ses certitudes sur sa famille qui l’empêchaient de vivre et d’être heureux. Elle nous décrit le lent retour à la vie, à l’espérance et à l’amour d’un homme au bord de la dépression. Alors, oui c’est joli, oui c’est bien écrit, oui ça se lit en un clin d’œil, mais ce n’est pas du tout ce que j’espérais lire en choisissant ce livre. J’ai ressenti un peu la même impression qu’en lisant Rose : celle d’un livre brodé autour d’un secret pas si immense ni incroyable que ça, un secret que l’on nous fait miroiter pendant des pages, pour qu’une fois révélé il fasse l’effet d’un pétard mouillé. C’est à se demander : mais à quoi il sert ce secret ??? Sans compter des petits morceaux d’intrigue qui surgissent à l’improviste, et dont je ne vois pas bien l’intérêt pour l’histoire… Du coup, une bonne déception, et pas forcément envie de me plonger à nouveau dans un livre de cet auteur…

Voir les commentaires

2013-05-10T12:32:51+02:00

Situations délicates de Serge JONCOUR

Publié par 1000N1

4ème de couverture: «Ca aurait duré un milliardième de seconde. Votre ami de vingt ans, avec un sourire presque mystique, vous annonce qu’il vient de rencontrer Dieu.

A la sortie du Monoprix, un SDF vous tend son journal. Vous avez les mains prises avec des paquets. Il vous propose de fouiller vos poches pour trouver la monnaie.

Lors d’un repas d’anniversaire, votre nièce veut vous photographier. Vous devez prendre la pose. Elle gâchera la soirée avec son flash.

En quarante-quatre tableaux, Serge Joncour traque d’autres instants de gène ordinaire. Fugitifs, déconcertant, ils jaillissent de la vie quotidienne.

Après, rien n’est plus pareil. Le ver du doute est dans le fruit de la tranquillité. Autrement dit : un écrivain cruel vous rappelle à vos souvenirs

Une phrase : « Mais à un stade aussi avancé du repas, comment refuser ce qui se présente sous les traits du plat principal, d’autant qu’ils t’expliquent qu’ils les ont préparés eux-mêmes, pas moins de deux jours pour les faire dégorger, sans compter ces après-midis à les chasser, à les laver, à les récurer de l’intérieur.»

Voici une quarantaine de situations délicates, qui nous sont déjà arrivées à tous, ou du moins dans lesquelles on pourrait se reconnaitre. Chaque petite nouvelle de deux trois pages est très bien écrite, proposant une situation coquasse, et une sortie parfois surprenante, inventive et inattendue. C’est plaisant à lire, parfois drôle. On enchaine les situations improbables, en compagnie d’un personnage qui est toujours un homme, mais pas toujours le même, qui raconte un épisode de sa vie à la première personne. Un homme pas toujours glorieux, parfois lâche, mesquin, radin, de mauvaise foi ; un peu proche de nous ou vraiment diffèrent.

J’ai beaucoup aimé lire ce livre, bon moment de détente, porté par un style sympa.

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog