Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

2013-04-05T10:18:31+02:00

Monsieur le Commandant de Romain SLOCOMBE

Publié par 1000N1

4ème  de couverture: « C’est le dernier recours des hommes blancs traqués, volés, dépouillés, assassinés par les Sémites, et qui retrouvent aujourd’hui la force de se dégager de l’abominable étreinte. Mort ! Mort au juif ! Oui. Répétons. Répétons-le. Mort ! M.O.R..T AU JUIF ! Là ! » Et, avec une satisfaction amère, pensant à la juive que j’aimais d’un amour fou et que je voulais sauver plus que moi-même, je signai – de même que je signerai tout à l’heure cette lettre à vous destinée, Monsieur le Commandant -, je signai, à grands traits rageurs de mon stylo : Paul-Jean Husson. »

 

 

Une phrase : «On éliminait les ferments nocifs de la vie publique, mais, par un étrange et cruel caprice du destin, c’était le contraire qui se produisait dans mon existence. »

 

 

 

J’ai initialement choisi ce livre car il fait partie de la collection « les affranchis » et que j’avais aimé la 1ère lettre que j’avais lu dans cette collection (L’autre fille d’Annie ERNAUX). Là il s’agit d’une très longue lettre dans laquelle l’auteur cherche à justifier ses choix, à se dédouaner de ses décisions, à obtenir l’assentiment de son destinataire.

C’est un bon roman, bien que sa lecture soit assez dérangeante. En effet, on suit les pensées, on écoute l’histoire contée par un vieillard extrêmement antisémite et amoureux - non, pas sûre que ce soit de l’amour, plutôt une forte attirance sexuelle – de sa bru. Cela n’est pas banal, mais ajouter à cela que l’histoire se déroule en pleine seconde guerre mondiale, que la bru est juive et que ce récit est véridique, cela met encore plus mal à l’aise. Ce personnage, l’auteur de cette lettre est monstrueux, dès le départ, et ça ne va pas en s’arrangeant ! Quel genre d’homme, de mari, de père, de grand-père agirait ainsi ? voilà ce que je me suis demandée tout le long de ce récit. Et c’est sûrement la raison pour laquelle j’ai tout d’abord eu du mal à lire cette lettre : comment s’identifier, partager une connivence ou juste écouter les élucubrations d’un tel homme ! Pas simple ! Mais, au final, je suis contente d’avoir persévérée et lu ce livre en entier, même si certains passages m’ont un peu donnée la nausée. A lire, mais en sachant ce qui vous attend !

 

 

Voir les commentaires

2013-03-28T20:29:49+01:00

Le moine, l’ottoman et la femme du grand argentier de V. KHOURY-GHATA

Publié par 1000N1

4ème  de couverture: Une nuit de 1798, le grand argentier de Saint-Jean-D’Acre trouble la paix d’un monastère savoyard. Son épouse s’est enfuie avec un seigneur ottoman, et il réclame à grand cris l’aide des trinitaires, réputés racheter aux Maures les captifs et les esclaves. Dès l’aube, frère Lucas, jeune moine inexpérimenté, est hissé sur un âne et poussé dans la direction de l’Espagne, où la fugitive aurait été aperçue en compagnie de son amant. Ainsi commence une aventure qui lui fait traverser une Europe secouée par l’insurrection et la révolte. A la poursuite du couple adultère, le moine Lucas franchit le détroit de Gibraltar et parvient à Alger, où les trinitaires sont devenus de riches potentats, complices du commerce des esclaves. L’Eglise a bien changée…et lui aussi, qui découvre l’Islam, se dépouille de quelques illusions et perd son pucelage, puis s’éprend – sans oser se l’avouer – de la jeune femme qu’il est censé ramener dans le droit chemin.

Vive et inspirée, l’écriture de V. Khoury-Ghata donne un élan irrésistible à ce roman picaresque où se dessinent déjà les clivages et les antagonismes du monde contemporain.

 

 

Une phrase : «Plus d’un an à courir derrière toi dans un grand vertige de faim, de soif et de sommeil, sur mon âne, jusqu’à ne plus savoir qui était l’âne et qui était Lucas. »

 

 

 

Un livre qui m’a plutôt déçue. La 4ème de couverture annonçait pourtant une belle histoire, pleine de suspense. Au final, j’ai eu beaucoup de mal à terminer ce petit roman (à peine 200 pages pourtant). Je n’ai pas réussi à m’intéresser à l’intrigue, que j’ai trouvé vide, ni aux personnages, sans âme. Le texte est séparé en deux récits, raconté par deux narrateurs, mais on ne parvient pas à s’identifier à l’un d’eux. De même, impossible pour moi de ressentir le moindre sentiment, la moindre sensation à l’égard des différents personnages : ni espoir, ni compassion, ni tristesse. Il manquait pour moi la magie de la narration, la poésie des sentiments. Les actions s’enchainent si rapidement, que j’ai parfois perdue le fil, n’arrivant pas à me concentrer sur ce récit. Chaque évènement est survolé, à peine évoqué ; seuls quelques dialogues sont bien construits et travaillés, mais ils ne font pas avancer l’intrigue… Comme les personnages, j’ai erré de pages en pages, sans vraiment savoir où je me situais dans le récit, tout comme j’ignorais dans quels pays les héros se trouvaient.  Au final, je n’ai pas saisi quelle histoire l’auteure voulait me conter.

Bref, ce livre ne m’a fourni ni l’envie ni la curiosité nécessaire à la lecture d’un autre roman de V. Khoury-Ghata.

Voir les commentaires

2013-03-14T16:39:17+01:00

Ce que le jour doit à la nuit de Yasmina KHADRA

Publié par 1000N1

4ème  de couverture: Algérie, dans les années 1930. Les champs de blés frissonnent. Dans trois jours, les moissons, le salut. Mais une triste nuit vient consumer l’espoir. Le feu. Les cendres. Pour la première fois, le jeune Younes voit pleurer son père.

Et de pleurs, la vie de Younes n’en manquera pas. Confié à un oncle pharmacien, dans un village de l’Oranais, le jeune garçon s’intègre à la communauté pied-noire. Noue des amitiés indissolubles, françaises, juives : « les doigts de la fourche », comme on les appelle. Et le bonheur s’appelle Emilie, une « princesse » que les jeunes gens se disputent. Alors que l’Algérie coloniale vit ses derniers feux, dans un déchainement de violences, de déchirures et de trahisons, les amitiés se disloquent, s’entrechoquent. Femme ou pays, l’homme ne peut jamais oublier un amour d’enfance…

 

Une phrase : « Un jour, sans doute, on pourrait rattraper une comète, mais qui vient à laisser filer la chance de sa vie, toutes les gloires de la terre ne sauraient l’en consoler. »

 

 

Encore un roman de Yasmina Khadra qui se lit merveilleusement puisque merveilleusement bien écrit ! C’est un plaisir de lire cette écriture ; même quand l’action n’est pas au rendez-vous, et que l’auteur fait trainer un peu les choses pour ménager le suspens, j’ai lu avec délice, en savourant ce style. A l’image du titre, tout le roman est poétique, que ce soit dans la description des paysages ou des sentiments des personnages ou dans les paroles pleines de sagesse de l’oncle ou du père de Younes. Et surtout, l’auteur a l’art de nous surprendre, même quand il fait certains sous-entendu sur la suite de l’histoire, on ne s’attend pas à ce qui va se passer.

J’ai vraiment beaucoup aimé ce livre, par contre, qu’est-ce qu’il est triste ! A ne pas lire quand on déprime, car il ne remonte pas le moral ! Yasmina Khadra parle dans ses livres de la « périphérie du bonheur », mais on a plutôt l’impression que ses héros sont souvent à la « périphérie du malheur », on ne voit guère comment ils vont pouvoir s’en sortir ou être heureux…

Enfin, dernier point, il ne faut pas trop se fier à la 4ème de couverture. En effet, je m’attendais à une histoire se déroulant principalement pendant la Guerre d’Algérie, or ce n’est pas le cas. On suit Younes tout au long de sa vie, sur une longue période, qui couvre effectivement la Guerre d’Algérie, mais ce n’est pas le fait central du livre (même si les rapports colons/colonisés sont bien présents du début à la fin).

Voir les commentaires

2013-03-06T21:51:05+01:00

La demoiselle des tic-tac de Nathalie Hug

Publié par 1000N1

4ème  de couverture: «Ses doigts crispés sur mon bras, Mutti halète en scrutant les rues désertes, les papiers qui virevoltent dans la fumée noire, les silhouettes fugitives, les volets claqués à la hâte. Je sens le cœur de Mutti cogner contre ma joue, ses doigts refermés sur mon bras meurtrissent ma chair, mais ce n’est rien en comparaison des mots que ces hommes nous ont crachés à la figure : nous sommes deux sales boches, tout juste bonnes à crever. »

« L’histoire bouleversante de Rosy la « boche » tiraillée entre l’Allemagne et la France pendant la Seconde Guerre Mondiale… C’est ce balancement de l’Histoire, cette terre de l’Est brinquebalée entre deux nations que Nathalie Hug, elle-même native de Nancy, analyse avec finesse à travers le regard d’un enfant » Marianne Payot, L’Express

 

 

Une phrase : «Oncle Edy me disait toujours : C’est pas des araignées, ça, c’est des tic-tac, alors je m’accroche à sa voix, à son sourire, de toutes mes forces. »

 

 

J’ai été plutôt déçue par ce livre, peut-être parce que j’en attendais beaucoup. En effet, il était prometteur : l’auteur est Lorraine (comme moi !) et aborde le thème de la Seconde Guerre Mondiale (thème romanesque que j’aime beaucoup) d’un point de vue original et novateur,  celui d’une jeune adolescente allemande habitant en Moselle occupée.

Malheureusement, je n’ai pas accroché. J’ai eu du mal à suivre l’histoire, notamment à cause des nombreux flash-back qui embrouillent pas mal le récit et en ont rendu sa compréhension compliquée : je n’arrivais plus à situer l’ordre des évènements. Peut-être est-ce dû au fait que ma lecture de ce roman a été interrompue par mon week-end lisboète, mais je ne pense pas que ce soit la seule raison…

J’ai aussi été rapidement lassée par les commentaires de la narratrice, du genre : « je suppose que c’est ça, je ne sais pas je ne suis qu’une enfant, je ne comprends pas tout ». Pour moi, il était inutile de le souligner de manière aussi grossière et on pouvait faire passer cette même impression (histoire analysée et vue à travers les yeux d’un enfant) d’une autre manière.

Bref, ce roman ne m’a pas forcément donnée envie de lire d’autres livres de cet auteur.

Voir les commentaires

2013-03-05T19:00:15+01:00

Lisboa

Publié par 1000N1

Si je devais décrire Lisbonne, non pas en deux trois mots, mais en deux trois photos, après ces 4 jours passés dans la capitale Portuguaise, je choisis incontestablement celles-là:

Tous les trottoires de Lisbonne sont pavés, mais pas "simplement pavés", non ils sont pavés en noir et blanc, selon de nombreux motifs, différents selon les quartiers, les rues, les places,...

Tous les trottoires de Lisbonne sont pavés, mais pas "simplement pavés", non ils sont pavés en noir et blanc, selon de nombreux motifs, différents selon les quartiers, les rues, les places,...

Les azulejos: de petites plaques de faience colorées, qui recouvrent les façades de nombreuses maisons! Pour sûrs, ils donnent des couleurs à la ville!

Les azulejos: de petites plaques de faience colorées, qui recouvrent les façades de nombreuses maisons! Pour sûrs, ils donnent des couleurs à la ville!

Encore des pavés, aux motifs variés et élégants.

Encore des pavés, aux motifs variés et élégants.

Les electricos! Moyen de transport privilégié dans une ville où il faut sans cesse monter et descendre des collines! C'est donc aux choix: à pied, en empruntant les escaliers, ou en tramway... Bon, beaucoup de touristes dans ces tram, mais faut reconnaitre qu'ils ont vraiment de la gueule!

Les electricos! Moyen de transport privilégié dans une ville où il faut sans cesse monter et descendre des collines! C'est donc aux choix: à pied, en empruntant les escaliers, ou en tramway... Bon, beaucoup de touristes dans ces tram, mais faut reconnaitre qu'ils ont vraiment de la gueule!

Incontournable, lorsqu'on visite une ville entre copain, les boissons locales! Vinho verde, Porto, Super Bock et bien sûr la Ginja!

Incontournable, lorsqu'on visite une ville entre copain, les boissons locales! Vinho verde, Porto, Super Bock et bien sûr la Ginja!

Et enfin, l'une des choses les plus importantes lorsqu'on visite un pays étranger, la gastronomie locale! En voyant mes photos, je suis particulièrement étonnée de ne pas en trouver plus des pâtisseries... J'ai dû les manger trop vite, pas le temps de les photographier....

Et enfin, l'une des choses les plus importantes lorsqu'on visite un pays étranger, la gastronomie locale! En voyant mes photos, je suis particulièrement étonnée de ne pas en trouver plus des pâtisseries... J'ai dû les manger trop vite, pas le temps de les photographier....

Voir les commentaires

2013-02-27T12:02:25+01:00

Indignez-vous!

Publié par 1000N1

L'ancien résistant, auteur du manifeste à succès Indignez-vous, est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l'âge de 95 ans.

L'express

"Aux jeunes, je dis : regardez autour de vous, vous y trouverez les thèmes qui justifient votre indignation - le traitement fait aux immigrés, aux sans-papiers, aux Roms. Vous trouverez des situations concrètes qui amènent à donner cours à une action citoyenne forte. Cherchez et vous trouverez" Stéphane HESSEL, Indignez-vous! page16

 

 

"Aussi appellons-nous [vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre] toujours à "une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous" Stéphane HESSEL, Indignez-vous! page 22

 

 

A méditer...

Voir les commentaires

Girl Gift Template by Ipietoon - Hébergé par Overblog