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2013-02-27T11:58:50+01:00

Dans la nuit Mozambique de Laurent GAUDE

Publié par 1000N1

4ème  de couverture: « Le sang négrier », « Grammercy Park Hotel », « Le colonel Baraque », « Dans la nuit Mozambique » : quatre récits qui explorent la culpabilité, la violence et les souvenirs… De New-York à Saint-Malo, de l’Afrique au Portugal, qu’ils soient poètes, esclaves, soldats ou marins, les personnages tentent d’échapper à la fatalité. Le talent de conteur de Laurent Gaudé fait merveille, mêlant magie noire, guerres destructrices et histoires d’amour, avec, toujours, en arrière-plan, la mer et l’ombre entêtante de l’Afrique.

 

 

Une phrase : «Alors, dit en souriant le commandant, c’est que le Mozambique m’aura avalé et il faudra qu’un de vous aille là-bas pour apprendre la suite de l’histoire. »

 

Un autre livre conseillé par ma maman, que j’ai beaucoup aimé. Il s’agit d’un tout petit bouquin, regroupant quatre nouvelles superbement écrites ! Le style de Laurent Gaudé est vraiment plaisant à lire ! Il y a du rythme, dans l’enchainement des phrases et dans celui des petits chapitres de deux, trois pages qui créent l’histoire, à partir de flash-back, de souvenirs et de faits présents. Je me suis laissée portée, guidée par l’auteur - dont les nouvelles sont rédigées tantôt à la première personne, tantôt à la troisième- qui nous embarque dans des histoires ordinaires et extra-ordinaires, sans que l’on devine où il veut en venir. Ces quatre nouvelles sont des morceaux de vie, et un regard rétrospectif sur une vie (celle du personnage principal), avec en arrière plan une question : est-ce que cette/ma vie aurait pu être différente si… ? Certaines histoires sont plutôt banales, mais racontées avec une telle poésie et un suspens distillé si précisément, qu’elles m’ont transporté, m’obligeant à finir le récit immédiatement une fois que je l’avais commencé. D’autres histoires sont plus noires, plus macabres, font frémir. Quoi qu’il en soit, impossible de stopper la lecture d’une de ces nouvelles en plein milieu !

J’ai également beaucoup apprécié le choix du titre, qui est celui de la dernière nouvelle du recueil. Ce titre laisse présager beaucoup de choses, il laisse libre court à l’imagination, et pourtant après la lecture de ce livre, je peux dire que je n’y ai retrouvé rien de ce que j’avais imaginé ! A part, bien sûr, la poésie et la nuit !

C’est réellement un beau livre, et l’écriture gracieuse de Laurent Gaudé m’a donnée envie de me plonger dans un autre de ses livres.

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2013-02-25T17:23:11+01:00

Si on plantait des arbres?

Publié par 1000N1

Parce qu'il suffit d'un rien, d'un tout petit geste pour rendre ce monde plus beau,

Parce qu'aujourd'hui j'ai "planté" des arbres en Chine,

Parce que la magie est à la portée de chacun,

Parce que la nature est vraiment resplendissante, en toute saison,

Je vous offre ce texte tellement magnifique.

J'espère qu'il vous émouvra autant qu'il m'a émue et qu'il vous donnera envie de planter des arbres....

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2013-02-25T16:13:58+01:00

Concerto à la mémoire d’un ange de Eric-Emmanuel SCHMITT

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Quel rapport entre une femme qui empoisonne ses maris successifs et un président de la République amoureux ? Quel lien entre un simple marin et un escroc international vendant des bondieuseries usinées en Chine ? Par quel miracle une image de Sainte Rita, patronne des causes désespérées, devient-elle le guide mystérieux de leurs existences ?

Tous ces héros ont eu la possibilité de se racheter, de préférer la lumière à l’ombre. A chacun, un jour, la rédemption a été offerte. Certains l’ont reçue, d’autres l’ont refusée, quelques-uns ne se sont aperçus de rien.

Quatre histoires liées entre elles. Quatre histoires qui traversent l’ordinaire et l’extraordinaire de toute vie. Quatre histoires qui creusent cette question : sommes-nous libres ou subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer ?

Une phrase : «Ils avaient bâti leur vie en prenant leur camarade pour modèle, avec l’intention plus ou moins confuse de le remplacer, de le dépasser. Or leurs constructions chimériques menaçaient de s’effondrer. »

C’est un livre regroupant quatre nouvelles, mais j’ai envie de dire quatre contes, tellement ces histoires sortent de l’ordinaire, les personnages sont improbables mais proches de nous, et surtout ces récits sont ourlés d’une sorte de morale sur le thème du pardon et de la rédemption. Ce sont de belles histoires, pas toujours gaies ni optimistes.

J’ai bien retrouvé la plume d’Eric-Emmanuel Schmitt ; les récits sont courts, bien menés, gardant leur suspens jusqu’à la fin. Ces petites histoires se lisent bien et vite, et engendrent une petite réflexion sur le sens de la vie et notre rapport aux autres.

J’ai également beaucoup apprécié que l’auteur nous donne à voir et à lire son journal d’écriture qui a accompagné la rédaction de ces nouvelles. Il est très intéressant de suivre la réflexion de l’auteur, mais aussi de découvrir comment l’écriture le transporte et l’envahit totalement.

Pour résumer mon impression : j’ai passé un agréable moment avec ce livre.

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2013-02-19T19:33:41+01:00

L’attentat de Yasmina KHADRA

Publié par 1000N1

4ème  de couverture: Dans un restaurant de Tel-Aviv, une femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. A l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaine les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe sous ses pieds : il s’agit de sa propre femme.

Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne, dont on ignorait l’essentiel ? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien…

 

 

Une phrase : «Si elle avait gémi quelquefois, je l’aurais crue chanter car je ne pouvais la soupçonner à la périphérie de mon bonheur alors qu’elle l’incarnait en entier. »

 

 

Magnifique ! C’est le premier mot qui me vient à l’esprit alors que je referme ce livre. Tout est sublime dans ce roman, du récit à l’écriture.

Tout d’abord, il s’agit d’une histoire forte, pleine d’émotions, et malgré la noirceur des propos et de l’environnement de l’histoire, je ne l’ai pas trouvé négative. Bon, je ne peux pas non plus dire que le récit est très optimiste ; il est plutôt réaliste sur le conflit régnant en Palestine, cherchant à comprendre les différentes manières de le vivre, sans pour autant les justifier. Ce qui fait, je crois, que ce récit reste plein d’espoir, malgré tout, ce sont ces petites phrases, ça et là, sur le bonheur, le sens de la vie, l’absurdité du conflit, qui montrent qu’il y a encore des raisons d’espérer, tant que des hommes croient en la paix et refusent de se laisser gagner par la haine. Le personnage principal est donc très attachant : vrai, entier, on le sent bouleversé et sans repère face au drame qui l’atteint, et luttant pour ne pas sombrer dans la folie de la vengeance. En fait tous les personnages semblent extrêmement réels, très différents les uns des autres, et complexes. Le récit est extrêmement bien construit, et fourni, entretenant le suspens jusqu’à la fin.

Quant à l’écriture, elle est également très belle. C’est un plaisir de lire un roman si bien écrit, rythmé et poétique. Le style est agréable. Les mots sont bien choisis ; actions, dialogues et descriptions s’enchainent parfaitement, donnant à voir au lecteur à la fois ce que vit, ce que pense et ce que ressent le personnage principal.

En conclusion, c’est une histoire émouvante, qui fait du bien et m’a donnée envie de lire d’autres livres de Yasmina Khadra.

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2013-02-18T10:42:05+01:00

L’étourdissement de Joël EGLOFF

Publié par 1000N1

4ème de couverture: « Le matin ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait du matin. Si on n’a pas l’habitude, on ne le remarque même pas. La différence est subtile, il faut avoir l’œil. C’est juste un ton plus clair. Même les vieux coqs font plus la différence.

Certains jours, l’éclairage public ne s’éteint pas. Le soleil s’est levé, pourtant, forcément, il est là, quelque part au-dessus de l’horizon, derrière les brumes, les fumées, les nuages lourds et les poussières en suspension.

Il faut imaginer un sale temps par une nuit polaire. C’est à ça qu’elles ressemblent nos belles journées. »

Un humour irrésistible, qu’illumine une réelle poésie, fait le charme de ce quatrième roman de Joël Egloff – auteur, entre autres ouvrages, d’Edmond Ganglion & Fils

Une phrase : «J’ai des souvenirs qui ressemblent à des oiseaux mazoutés, mais ce sont des souvenirs quand même. On s’attache même aux pires endroits, c’est comme ça. Comme le graillon au fond des poêles. »

Pas de surprise, la poésie annoncée en quatrième de couverture est bien présente. L’écriture est belle et simple, anecdotique ; elle court de page en page. Ce petit roman se lit en un clin d’œil, ce qui est encore facilité par les chapitres qui s’enchainent comme autant de petits morceaux de vie.

On sait peu de chose du narrateur et pourtant je me suis attachée à lui, malgré son côté fataliste et nonchalant – il rêve d’un ailleurs, mais se "conforte" dans sa routine quotidienne, la seule qu’il connaisse. Et pourtant quelle routine ! Oui, car si la poésie est là, il y a surtout le Glauque ! Omniprésent, il met mal à l’aise parfois, et pourrait facilement être insupportable sans l’art de l’auteur. Ce quotidien affreux, il le rend presque beau grâce au regard candide et spontané de son personnage principal et à l’humour.

Bon, quelques détails sur ce glauque pour que ce soit plus parlant ! Le narrateur travaille comme un forcené dans un abattoir, passe ses jours de repos dans la forêt à récupérer des déchets qui peuvent toujours servir, se balade le long de la voie ferrée et de la décharge, passe ses vacances à la station d’épuration, rend visite à un ami à la casse auto, … Pas vraiment idyllique cette vie ! Mais comment s’en plaindre quand on n’a jamais rien connu d’autre…

Bref, j’ai beaucoup aimé ce livre, le côté décalé du récit et l’écriture directe et sensible. Un bon petit roman, surprenant, qui donne envie de lire d’autres livres de Joël Ergoff, pour vérifier s’ils sont tous aussi insolites.

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2013-02-16T12:10:25+01:00

Vaut mieux en rire... ou pas

Publié par 1000N1

Les Guignols du 14 février, qu'on regarde en mangeant notre petit menu de la "St Valentin". Ouais, ça nous a bien fait rigoler, quand même. Mais bon, quand même. Si on s'y attarde deux minutes, voire plus, c'est quand même très noir l'humour de ce soir. C'est triste une société où les sujets du moment sont tous si déprimant, si sombres... Alors on peut se réjouir que ça nous touche encore. Qu'on reste pas là, à manger notre dessert, indifférents. Ca nous touche, et on rit jaune, en se disant "merde, quand même"

Prochaine étape, on change les choses? Qu'est-ce qu'on attend...

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