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mes lectures - recit de voyage

2021-07-10T14:20:31+02:00

Dans les forêts de Sibérie de Sylvain TESSON

Publié par 1000N1

me de couverture: Assez tôt, j'ai compris que je n'allais pas pouvoir faire grand-chose pour changer le monde. Je me suis alors promis de m'installer quelques temps seul, dans une cabane. Dans les forêts de Sibérie.

J'ai acquis une isba de bois, loin de tout, sur les bords du lac Baïkal.

Là, pendant six mois, à cinq jours de marche du premier village, perdu dans une nature démesurée, j'ai tâché de vivre dans la lenteur et la simplicité.

Je crois y être parvenu.

Deux chiens, un poêle à bois, une fenêtre ouverte sur un lac suffisent à l'existence.

Et si la liberté consistait à posséder le temps?

Et si la richesse revenait à disposer de solitude, d'espace et de silence – toutes choses dont manqueront les générations futures?

Tant qu'il y aura des cabanes au fond des bois, rien ne sera tout à fait perdu.

 

 

 

Quelques phrases : "J'archive les heures qui passent. Tenir un journal féconde l'existence. Le rendez-vous quotidien devant la page blanche du journal contraint à prêter meilleure attention aux évènements de la journée – à mieux écouter, à penser plus fort, à regarder plus intensément. Il serait désobligeant de n'avoir rien à inscrire sur sa page de calepin. Il en va de la rédaction quotidienne comme d'un diner avec sa fiancée. Pour savoir quoi lui confier, le soir, le mieux est d'y réfléchir pendant la journée."


 

Voici le livre de chevet de mon cher-et-tendre. Son livre préféré de Sylvain Tesson, et même certainement son livre préféré tout court. Sûrement car il raconte une aventure extraordinaire qu'il adorerait vivre, et aussi car il particulièrement bien écrit. Ce fut d'ailleurs difficile de trouver une seule citation à poser ici car presque toutes les pages mériteraient d'être citées. Au-delà de la narration de cette expérience hors norme, l'auteur nous raconte son quotidien, le paysage, ses expéditions dans la nature avec un naturel et une grande poésie. C'est beau à lire et à relire, voire parfois re-relire pour bien comprendre et s'imprégner de l'atmosphère. Alors oui ce récit est très court : 6 mois racontés en 290 pages, mais il ne se lit pas en une heure ou deux. Non il faut prendre le temps de le lire et penser à son récit (d'ailleurs mon cher-et-tendre l'a lu un nombre incalculable de fois, presqu'à le connaitre par coeur). Je dirais que l'idéal serait de le lire au rythme où il est écrit : lire chaque soir la page du jour correspondant. On commencerait la lecture le 9 février pour la finir le 28 juillet.


 

Après, l'expérience en tant que telle ne me fait pas rêver moi ! Du froid (très très froid), de la solitude, des bêtes sauvages, et de la vodka. Euh, comment dire ce n'est pas les éléments dont je souhaite voir parer mon quotidien! Ajouter à celà des voisins un peu rustre (le côté "Russe du froid"), la nécessité de pêcher pour se nourrir et de couper du bois pour se chauffer, vous aurez une idée assez complète des 6 mois vécus par Sylvain Tesson. Et la beauté quasi irréelle du paysage immaculé, de la nature sauvage, le calme parfait de la solitude offrant le temps illimité à la méditation, la réflexion profonde et la lecture de livres divers ; tout cela ne me séduit pas suffisamment pour larguer les amarres de mon train-train quotidien et partir en Sibérie. Non, vraiment, l'expérience au grand froid il faudra la faire sans moi mon cher-et-tendre!

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2019-05-31T13:59:17+02:00

Sans un sou en poche, Vivre fauché mais vivre libre de Benjamin LESAGE

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Voyager autour du monde...libres, les poches vides et sans débourser un centime!

C'est le défi relevé par trois étudiants, Benjamin le Français, Nicola l'Italien et Raphael le Berlinois, tous les trois convaincus que l'argent corrompt l'homme et la société qui l'entoure. Cette aventure autour du monde inédite va les mener des Pays-Bas au Mexique, en passant par l'Afrique du Nord.

Fondé sur l'échange, le recyclage et le don, ce voyage va enseigner aux trois apprentis vagabonds à s'en remettre à ceux qu'ils croisent sur leur route pour trouver leur nourriture, leurs moyens de transport et leurs hébergements ; autant de rencontres et de péripéties étonnantes ou touchantes qui transforment cette expérience écologique et alternative en une aventure humaine hors du commun.

Réduire, réutiliser, recycler... les préceptes mis en application pendant ce périple sont défendus aujourd'hui par Benjamin Lesage, persuadé qu'il est possible de vivre autrement et d'envisager, pour l'économie de demain, une société sans argent fondée sur l'échange.


 

Une phrase : "Ce voyage va me transformer plus que je ne l'imaginais, j'en suis certain. De plus, sans argent, nous sommes obligés de nous confronter sans cesse à autrui, d'ouvrir les yeux sur le monde. "

 

J'ai piqué ce livre-ci dans la bibliothèque de mon chéri, quand je n'avais plus rien à lire. Un petit récit de voyage alternatif, voilà qui s'annonçait intéressant, et dépaysant.

Je ne vais pas beaucoup m'attarder sur ce livre, car je n'ai pas accroché plus que ça. Effectivement, le projet est sympa, même si les 3 copains se rendent bien vite compte que "si [ils ont] choisi de voyager sans argent, d'autres personnes vont fatalement en dépenser pour [les] aider".

Non, ce qui fait que je n'ai pas accroché c'est que tout est raconté beaucoup trop vite. L'auteur parle beaucoup de ses émotions, de ses questionnements, mais peu du voyage et des rencontres en fait. Il passe assez vite sur la paysages, épilogue les rencontres, même celles qu'il qualifie de "belles rencontres" en 1 page à peine. C'est frustrant. On n'a pas l'impression de voyager avec lui. D'ailleurs par moment, je ne savais même plus dans quel pays ils étaient! (une petite carte retraçant le voyage aurait aussi été la bienvenue). J'avais envie de plus avec ce livre, qui m'a donné bien peu. Je m'attendais à lire un récit proche de ce que me donnent à voir "J'irai dormir chez vous" ou "Nus et culottés", mais là ça manquait cruellement de cette magie de l'immersion. Je suis restée sur le bord du chemin, à regarder le trio passer. Cela me fait penser un peu comme quand on me demande "c'était bien tes vacances à ..." et que je ne sais répondre que des platitudes et des anecdotes, sans réussir à transmettre les belles découvertes et et les chouettes moments passés. Voilà, c'est exactement ça, dans ce livre, il manque "la magie du conteur" qui nous emmène avec lui dans ses voyages, et dont on peut "on s'y croirait"!

 

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2018-03-08T15:20:49+01:00

Sauvage par nature de Sarah MARQUIS

Publié par 1000N1

Le challenge familial 2018:

- Une biographie ou autobiographie

Un récit de voyage ou de visite d'un pays.

un auteur islandais

- le livre "secret" choisi pour moi par ma soeur

un recueil de poèmes

- un roman écrit au 19ème siècle.

- On est nature ! Lire un livre avec un végétal dans le titre et/ou un végétal sur la couverture.

Lire un livre dont l'auteur à les mêmes initiales que toi. 

4ème de couverture: 1000 jours et 100 nuits : Sarah marquis a traversé à pied et seule tout le continent austral. Entre les attaques de cavaliers mongols et les trafiquants de drogue de la jungle laotienne, les animaux sauvages et les rigueurs climatiques, dépouillée de tout superflu, la jeune femme s'est adaptée aux conditions les plus extrêmes. Ainsi, elle a tenté de mieux comprendre ce qui nous lie à la Terre.

Elle nous livre son récit, tantôt drôle, tantôt poignant, tantôt inquiétant, et sa philosophie de la vie, son cheminement intérieur. Elle nous entraîne dans l'aventure humaine la plus pure. Une odyssée extraordinaire.

 


 

Une phrase: “J'ai établi des règles de survie bien spécifiques pour éviter les problèmes... Ce qui se résume pour moi, femme blanche et seule, à éviter les gens.»

 

Pour ce thème du concours familial, je n'avais que l'embarras du choix vu que mon cher et tendre affectionne particulièrement ce genre de livres et qu'il en possède quelques-uns dans notre bibliothèque. J'ai un peu hésité, et finalement, j'ai opté pour ce livre-ci. Je trouvais intéressant et original de lire un récit de voyage réalisé par une femme. Ca change de tous ces aventuriers baroudeurs hommes. En plus mon cher et tendre m'avait dit qu'il était intéressant d'avoir le regard d'une femme, que c'était vraiment particulier et plus risqué pour elle.

J'attendais donc beaucoup de ce livre, et je ne vais pas m'étendre plus que ça sur le sujet car j'ai été très déçue. En effet, je n'ai pas trouvé un récit d'aventures, ni un livre de voyage décrivant des paysages. Non, j'ai eu l'impression de ne lire que des plaintes et des récriminations. L'auteur explique comme elle a été mal accueillie, voire menacée en Mongolie, en Sibérie, en Chine. Elle parle peu des paysages, seulement pour dire qu'elle s'y sent bien car elle y est seule. Et ses rencontres avec les autochtones sont presque toujours négatives. Elle relate parfois des anecdotes, des comportements qui l'ont surpris, mais elle ne les explique pas. C'est surprenant. A sa place, j'aurais cherché à comprendre pourquoi “les mongols urinent à ses pieds dès qu'ils la voient” Je suis curieuse, j'ai besoin de comprendre les choses et pas juste de conclure qu'ils sont bizarres ou rustres!
Bref, en lisant ce livre je n'ai pas beaucoup voyagé! C'était même énervant au bout d'un moment de “l'entendre râler”. J'avais envie de lui dire “mais personne ne t'a obligée à faire ce voyage, arrête et rentre chez toi si c'est si désagréable!” Tout le territoire traversé est donc décrit comme une immensité hostile. Il n'y a que la partie en Australie qui m'a plue car là elle est vraiment plus positive et parle de ce qu'elle voit, du chemin qu'elle réalise.
Je ne remets pas du tout en cause l'exploit et l'immensité du chemin parcouru. C'est vraiment admirable. Par contre le récit qu'elle en fait, de la manière dont elle semble l'avoir vécu, n'a trouvé aucun écho en moi.

En plus, je ne suis pas parvenue à suivre le périple qu'elle effectuait. Déjà les petites cartes au début de chaque chapitre étaient peu claires, mais en plus, dans son récit on ne retrouve pas les noms qui apparaissent sur ces cartes et elle nous en cite d'autres qui, eux, ne sont pas sur la carte! Bref, j'étais perdue et ne savait jamais où elle en était de son trajet! De même, il y a des photos au centre du livre. Mais elle ne signale jamais dans son récit quand on peut se reporter à la photo correspondant à l'événement qu'elle relate.

Bref, un loupé total avec le choix de ce livre. Mon cher et tendre en possède un deuxième de cette aventurière, je sais déjà que je ne le lirai pas! Par contre, je lirai peut être un autre récit de voyage, d'un autre aventurier, pour le vivre enfin positivement

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2017-06-11T23:00:48+02:00

Et j'ai suivi le vent d'Anne-France DAUTHEVILLE

Publié par 1000N1

4ème de couverture: C'était en 1972. Seule femme sur 92 pilotes, Anne-France Dautheville, 28 ans, participe à un raid moto entre Paris et Ispahan. Depuis l'Iran, elle poursuit en Afghanistan avec onze motards, puis au Pakistan avec quatre. Trois mois plus tard, à son retour en France, des rumeurs circulent : elle serait lesbienne, nymphomane, et surtout, n'aurait suivi le raid qu'en camion. Furieuse, elle débarque à la rédaction du magazine Champion et déclare “Je repars, toute seule!” Canada, Alaska, Japon, Inde, Afghanistan... au cours de son périple autour du monde sur une fragile Kawasaki 100cc, les rencontres vont se succéder et prendre le pas sur les paysages. La fureur de vivre de cette icône biker au franc-parler nous fait rêver aujourd'hui, avec nostalgie, à une époque où l'on pouvait encore être joyeux, libre, et où la Terre était un espace ouvert.


 

Une phrase: “A la campagne, où les joies sont plus saines, les cinémas plus rares, et les curés plus autoritaires, la femme est encore faite pour se marier, porter des jupes et fabriquer des enfants. Quand elle se promène sur une moto, ce n'est plus une femme. C'est autre chose. Quoi? On ne sait pas au juste... Un être à moteur, une erreur de la nature.


 

Déjà je tiens à remercier Babelio de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre de sa masse critique.

Je lis peu de récits de voyage, mais mon cher et tendre en rafole et donc il y en a beaucoup dans notre bibliothèque. Je me suis lancée dans cette lecture un peu vers l'inconnu : je ne savais pas trop à quoi m'attendre! Je pensais trouver de longues descriptions de paysages, et des portraits d'étrangers rencontrés lors de son périple. Je craignais que ce récit soit très axé moto, alors que ce n'est pas trop mon truc. En fait, c'est surtout le récit d'une aventure humaine. Anne-France Dautheville s'attache plus à nous parler de ses rencontres (bonnes ou mauvaises), de ses expériences (grandes aventures ou petits tracas) qu'à décrire stricto census le paysage et le voyage. On ignore combien de temps elle a mis pour parcourir telle distance, et parfois même les circonstances, sauf quand elles sont vraiment mauvaises (routes carrément dangereuses!) D'ailleurs on oublie presque la moto (sauf quand elle refuse de rouler et fait des siennes sur le trajet). Le voyage pourrait se faire en bus, en voiture, à dos de chameau, peu importe!

Ce que j'ai apprécié, c'est que l'auteur est vraiment entière, franche, elle dit les choses comme elle les pense et comme elle les vit. Quand elle aime une personne, un pays, elle l'adore. Et quoiqu'il arrive, elle en montre les bons côtés. Par contre, quand elle n'aime pas, elle n'aime pas! Quelques mauvaises expèriences au Japon ou en Iran, et c'est tout le pays qu'elle jète avec l'eau du bain! Cela est parfois un peu trop catégorique pour moi. Mais je pense que c'est là le reflet du tempérament de l'auteur. Elle dit les choses sans détour, et elle n'essaye pas de mentir ou de tricher. Quand elle n'a pas pu rouler en moto et qu'elle a emprunté train, bus, voiture, charrette, elle le dit!

Souvent, il fallait que je replace ce récit dans son contexte. J'avais tendance à oublier qu'il se déroule dans les années 70. Et par conséquent, les pays traversés sont bien différents de ce qu'ils sont aujourd'hui! C'est rigolo, ce regard du passé, ce saut dans le temps! Une femme pourrait-elle refaire le même trajet aujourd'hui? Surtout à moto??!!

Enfin, si je peux vous conseiller ce livre, c'est parce qu'il est très agréable à lire! J'aime beaucoup la manière dont Anne-France Dautheville nous relate son histoire. C'est à la fois simple, mais bien écrit. Le texte est vivant, il parle, il râle parfois (souvent?). On ne lui pas une histoire, on vit l'histoire, les péripéties, les rencontres, le voyage.

Bref, un bon livre que mon cher et tendre a également bien apprécié.

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