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mes lectures

2019-08-29T22:48:03+02:00

Bye Bye Blondie de Virginie DESPENTES

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Une fille qu'on rencontre en HP n'est pas une fille qui rend heureux. Il voulait jouer contre le reste du monde, avoir raison contre toutes les évidences, il pensait que c'était ça l'amour. Il voulait prendre ce risque, avec elle, et qu'ils arrivent sur l'autre rive, sains et saufs. Mais ils réussissent juste à s'entraîner au fond. Il est temps de renoncer... " Gloria a été internée dans son adolescence en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette " prolo " y a rencontré Eric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu'elle : ils se sont aimés comme on s'aime à seize ans. Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vingt ans après, Gloria traîne toujours ses humeurs au comptoir des bars, entre humour et désespoir. Et le jour où Eric, métamorphosé en vedette médiatique, croise son chemin par miracle, rien ne dit qu'elle est prête à changer. Comment éteindre une fureur qui vient de si loin ? Portrait d'une femme blessée aux prises avec ses démons, traversée des années punk, chronique d'un amour naufragé, Bye Bye Blondie est sans doute le livre le plus émouvant de Virginie Despentes.

 

Une phrase : " Les jours heureux sont moins marquants que les traumatismes jusqu'à ce qu'ils basculent dans le passé.   "


 

Je n'avais plus grand chose à lire, et mon cher-et-tendre n'était pas trop patient ce matin là à la médiathèque, alors histoire de choisir un livre rapidos tout en étant sûre de mon coup, je me suis dirigée vers un de mes auteurs classiques! Non, pas Amélie NOTHOMB cette fois, Virginie DESPENTES. Je savais que je ne serai pas déçue en ouvrant ce roman, car j'ai toujours bien accroché avec ses livres! Et là, rebelote!

Ce que j'aime particulièrement, c'est son écriture, si franche, directe, comme une histoire que l'auteur te raconte sans prendre de détour et sans se la raconter. Et en même temps, ce n'est pas une écriture facile ou gnangnan ou sans âme, non c'est le contraire, c'est vivant et unique. Très agréable à lire. Et puis surtout, j'adore ses personnages toujours un peu déglingués, un peu (beaucoup) à la marge. Des gens comme vous et moi, mais pas vraiment en fait. Des gens dont la vie est déjà une histoire avant même que commence l'histoire. Des gens qu'on croise dans la rue, mais qu'on préfère ne pas regarder de trop prêt. A chaque fois que je lis un roman de Virginie DESPENTES, j'ai l'impression d'aller trainer dans les mauvais quartiers et de fréquenter des gens à la limite du fréquentable. Forcément, Gloria est de ce genre-là. Elle fait à la fois froid dans le dos, et en même temps elle est attachante, car on comprend vite que si elle est ce qu'elle est aujourd'hui, c'est que la vie n'a pas été tendre avec elle. L'auteur ne nous balance pas juste son personnage destroy comme ça "elle est dingue, débrouillez-vous avec ça". Non, elle l'explique cette folie, elle nous désosse le personnage, elle nous montre ce qu'il cache là, au fond. Et forcément, on ne peut que avoir envie de suivre Gloria jusqu'au bout du récit, même si on comprend vite que la fin risque de ne pas nous plaire.
Pour essayer de résumer ce que je pense, je dirais que Viriginie DESPENTES sublime la douleur, en contant le plus noir avec bienveillance.

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2019-08-01T23:47:05+02:00

Ne préfère pas le sang à l'eau de Céline LAPERTOT

Publié par 1000N1

Challenge famille:

  • Un roman policier

  • Le dernier roman d'un auteur

  • Un roman ado ou jeune adulte

  • Un roman écrit à la 1ère personne

  • Les 4 éléments : lire un livre dont le titre comprend le mot terre/air/feu ou eau

  • Un témoignage de femme/fille sur leur combat quant à leur place dans la société ou sur des violences

  • Un roman dont l'intrigue se passe dans un pays situé sous l'Equateur

  • Un livre qui se passe durant une guerre

4ème de couverture: "Cette sensation de fin du monde, quand tu as dix ans et que tu comprends, du haut de ton un mètre vingt, qu'il va falloir abandonner la sécheresse de ton ocre si tu ne veux pas crever. Je serais restée des millénaires, agenouillée contre ma terre, si je n'avais pas eu une telle soif.

Maman a caressé la peau de mon cou, toute fripée et déssechée, elle m'a vue vieille avant d'avoir atteint l'âge d'être une femme. Elle a fixé les étoiles et a pris la main de papa. On n'a pas besoin de discuter pendant des heures quand on sait qu'est venu le moment de tout quitter. J'étais celle à laquelle on tient tant qu'on est prêt à mourir sur les chemins de l'abime.

J'étais celle pour laquelle un agriculteur et une institutrice sont prêts à passer pour d'infâmes profiteurs, qui prennent tout et ne donnent rien, pourvu que la peau de mon cou soit hydratée. J'ai entendu quand maman a dit "On boira toute l'humilaition, ce n'est pas grave. On vivra." Il a fallu que je meure à des milliers de kilomètres de chez moi."

 

"Ses romans sont un long cri de fureur proféré avec une tranquille, presque douce obstination, celle d'une Antigone revenue d'entre les morts ; jamais elle ne cédera " O, de Lamberterie, Elle


 

Une phrase : "  Si elle avait parlé plus fort, si elle avait crié, si elle avait retourné une paire de baffes à son mari trop bête pour voir par lui-même que la haine, chaque jour, grandissait, peut-être qu'il ne serait pas là, aujourd'hui, à lui en vouloir sourdement pour quelque obscure raison. "


 

Je cherchais un roman avec un titre d'élèment, un peu au hasard dans ma médiathèque, alors qu'une expositions de documents sur l'eau était justement oragnisée! Quelle aubaine.

Je suis donc repartie avec ce livre, dont le titre, déjà, raconte toute une histoire. Et cette quatrième de couverture, si mystérieuse,et qui, encore une fois, résonne tellement en moi. Car pourquoi quitte-t-ons a terre si ce n'est pour son / ses enfants? Qu'est ce qui pousse à espèrer un avenir meilleur, ou tout simplement un avenir, si ce n'est cet enfant. Combien de fois l'ai-je entendue cette phrase "pour moi c'est trop tard, mais c'est pour eux". La génération migrante, la génération sacrifiée. Si on ne comprend pas ça, on ne comprend pas cette envie d'eldorado.

Ce court roman raconte cela, le choc entre ceux qui fuient et ceux qui accueillent (ou n'accueillent pas justement). Cette incompréhension de part et d'autres, ce fossé. Comment peuvent-ils refuser de partager ce qu'il ya de plus précieux, ce sans quoi nous allons mourir : l'eau? Comment peuvent-ils espèrer venir prendre ce qui nous manque déjà tant : l'eau?

L'auteur imagine un avenir apocalyptique (et pourtant pas si loin de la réalité quand on voit, été après été, comme l'eau se raréfie et comme on continue à la gaspiller). Dans ce monde, dans un pays imaginaire, l'eau vient à manquer. Alors tout un peuple part sur les routes : les nez-verts. Et espère être accueilli ailleurs. Mais ailleurs justement, le peuple se déchire face cette arrivée massive.

Ce roman parle donc de sujets de société actuels, mais aussi de choix, de pardon, de rédemption. De la manière dont on choisit de mener sa vie, dont on choisit un camp ou l'autre et dont on se révèle à soi-même et aux autres dans l'action.

En le refermant, je me dis que c'est un joli conte d'aniticipation. Une petite mise en garde nous amenant à réfléchir. Pourtant, durant ma lecture, j'ai failli renoncer à deux reprises. J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans le récit. Je ne comprenais pas bien qui étaient ses personnages, trop nombreux (et tellement avec des prénoms masculins commençant par un T!) Je ne comprenais pas pourquoi le récit était écrit dans deux styles topographiques différents. Je trouvais que l'histoire partait dans tous les sens. Quand je suis parvenue à trouver quelques repères, j'ai apprécié cette histoire. Même si en refermant ce livre, je me suis encore demandé pourquoi l'auteur avait créé certains personnages, au rôle tellement insignifiant...

Mon conseil pour ce livre, persevérez, lisez-le jusqu'à la fin. Vous verrez il est court et mérite qu'on lui accorde un peu de temps.

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2019-06-19T22:33:50+02:00

La perle et la coquille de Nadia HASHIMI

Publié par 1000N1

Challenge famille:

  • Un roman policier

  • Le dernier roman d'un auteur

  • Un roman ado ou jeune adulte

  • Un roman écrit à la 1ère personne

  • Les 4 éléments : lire un livre dont le titre comprend le mot terre/air/feu ou eau

  • Un témoignage de femme/fille sur leur combat quant à leur place dans la société ou sur des violences

  • Un roman dont l'intrigue se passe dans un pays situé sous l'Equateur

  • Un livre qui se passe durant une guerre

4ème de couverture: Kaboul, 2007. les Talibans font al loi. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Rahima n'a pas de frère et son père est malade. Ses soeurs et elle ne peuvent donc en aucun cas quitter la maison – encore moins pour aller à l'école. Leur seul espoir réside dans la tradition des bacha posh, qui permettra à cette fille de dix ans de se travestir jusqu'à ce qu'elle soit en âge de se marier. Avec ses cheveux courts, vêtue comme un garçon, elle jouit alors d'une liberté qui va la transformer à jamais, comme son ancêtre Shekiba, un siècle plus tôt. Les destinées de ces deux femmes se font écho, et constituent un vibrant témoignage sur al condition féminine en Afghanistan.


 

Une phrase : "  Tu es tellement occupée à être un garçon que tu as oublié ce qui peut arriver à une fille. "


 

J'avais choisi ce livre pour le challenge, pour l'item témoignage d'une femme. Sauf que c'est un roman donc pas vraiment un témoignage. Même s'il s'inspire de la réalité (comme le prouve le témoignage lu par ma petite maman), cela reste romancé. Et c'est surtout le portrait croisé de 2 femmes. Deux femmes afghanes courageuses qui mènent un réel combat pour vivre libre, à 1 siècle d'écart, mais encore une fois ce n'est qu'une histoire.

J'avais aussi souvenir que ma grande soeur avait lu ce livre et l'avait beaucoup aimé. Plusieurs fois j'avais hésité à l'emprunter à la médiathèque mais ses 500 pages m'avaient refroidie. Quelle idiote j'étais! Car ces 500 pages on ne les voit pas passer, on les tourne, tourne, tourne jusque tard dans la nuit pour découvrir ce qui va arriver à Shekiba et à Rahima. Et comme l'auteur est maligne, elle alterne le récit de l'une et de l'autre, si bien qu'on a toujours envie de lire juste un chapitre de plus pour savoir comment les héroïnes vont se sortir de telle ou telle situation délicate.

Ce qui m'a plu également c'est cette plongée dans l'univers des femmes afghanes. Bien que l'auteur vive aux Etats-Unis, elle s'est suffisamment documentée (et ses parents afghans ont pu également lui apporter des précisions) pour que son roman soit empreint de réalisme. On imagine la vie de ces milliers de jeunes filles afghanes en se disant "ce n'est pas possible" et tout en sachant pertinemment que ça l'est : les brimades, les humiliations, les coups, l'esclavagisme, la soumission au mari et à la belle-famille, l'absence de liberté et de choix, les mariages forcées à peine pubère, les grossesses multiples, les conditions de vie spartiates, l'absence d'accès aux soins, etc, etc...

J'ai également beaucoup apprécié l'écriture de l'auteur. Au-delà de l'histoire qui est très belle et originale, c'est cette écriture qui donne envie de poursuivre la lecture, qui fait que je ne me suis pas ennuyée un instant, qui m'a transportée au bout du monde.


Et en plus, je trouve la photo de la couverture très jolie!

Bref, je conseille vivement ce roman.

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2019-05-30T15:51:31+02:00

Une fille dans la jungle de Delphine COULIN

Publié par 1000N1

4ème de couverture: "Cela ressemblait moins que jamais à une jungle, ou alors une jungle froide, de bois et de boue, avec des animaux crottés, et des monstres de métal au loin, sous le crachin. Pas le genre qui fait rêver, avec les perroquets et les feuilles vertes et grasses, où on transpire une odeur d'humus. Une jungle du pauvre. Ici, il n'y avait pas un arbre, pas une feuille, pas de chaleur. Et aujourd'hui c'était silencieux. Cette jungle qui avait été un chaos où des milliers de personnes vivaient, mangeaient, parlaient, se battaient, était devenue un désert, où ils étaient seuls tous les six.

Six garçons et filles, tous très jeunes, dans une ambiance de fin du monde"


 

Une phrase : "Chacun essayait de survivre avec ses propres moyens jusqu'à ce que son cerveau lui-même le protège en le faisant verser dans la folie pour lui éviter trop de douleur. "


 

A la médiathèque, ce livre était sur une étagère, avec un petit écriteau recommandant sa lecture. Je me suis donc laissée tenter! Même si après un livre sur la guerre, un livre sur la jungle de Calais, ça ne m'aide pas beaucoup à me vider la tête en rentrant du travail! Et ce n'est surtout pas très joyeux. Là, on est carrément dans le glauque, dans la limite de l'intolérable et de l'absurde. Comment imaginer une telle jungle, sans loi, sinon celle du plus fort, dans notre pays, la France? Et le destin de ces 6 jeunes, livrés à eux-mêmes, et appréhendant, à peine pubères, les pires horreurs de la vie. Bon, résumé ainsi, c'est sûr que je ne vais pas beaucoup vous donner envie d'ouvrir ce roman.

Et pourtant l'histoire nous happe, même si on plonge de plus en plus dans le sordide au fil des pages. On lit ce roman comme une immersion dans un monde sauvage et inconnu, et pourtant si proche de nous. On se demande à chaque chapitre si cette réalité romancée existe réellement, si l'auteur "n'en rajoute pas un peu quand même". Mais au final, pourquoi refuser de croire que l'être humain peut être si cruel? Les exemples ne manquent pas...

On suit donc ces six jeunes, attachants même s'ils ne sont pas des anges. Leur parcours migratoire leur a fait perdre leur innocence, et même, un peu,  leur humanité. A être traités comme des animaux, des moins que rien, ils se comportent parfois comme tels. Alors on espère pour eux un avenir meilleur, et on lit jusqu'à la dernière page pour savoir s'ils parviennent à atteindre ce rêve inaccessible : passer en Angleterre.

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2019-05-05T14:31:09+02:00

Une constellation de phénomènes vitaux de Anthony MARRA

Publié par 1000N1

Challenge famille:

  • Un roman policier

  • Le dernier roman d'un auteur

  • Un roman ado ou jeune adulte

  • Un roman écrit à la 1ère personne

  • Les 4 éléments : lire un livre dont le titre comprend le mot terre/air/feu ou eau

  • Un témoignage de femme/fille sur leur combat quant à leur place dans la société ou sur des violences

  • Un roman dont l'intrigue se passe dans un pays situé sous l'Equateur

  • Un livre qui se passe durant une guerre

4ème de couverture: Dans un village reculé de Tchétchénie, Hava, une fillette de huit ans, cachée en pleine nuit dans les bois, voit des soldats russes emmener son père, accusé d'aider les rebelles. De l'autre côté de la rue, Akhmed, un voisin ami de la famille, observe lui aussi la scène, redoutant le pire. Lorsqu'il retrouve Havaa dans la forêt, Akhmed décide de chercher refuge dans un hôpital abandonné où il ne reste qu'une chirurgienne russe, Sonja, pour accueillir les blessés.

Au cours de cinq jours extraordinaires, le monde de Sonja, d'Akhmed et de Havaa va basculer.

Un premier roman majestueux sur l'amour en temps de guerre, qui révèle l'histoire d'un pays et d'un peuple martyr. Une constellation de phénomènes vitaux, traduit dans treize pays, a été salué par la critique comme un des meilleurs romans américains parus en 2013 et récompensé du prestigieux prix du Premier roman du National Book Critics Circle.


 

Une phrase : "Ils plantent la honte en toi, et ça s'étend comme un pont sans fin, l'humiliation, cette putain d'humiliation de savoir que tu n'es plus un être humain, mais une pelote de nerfs hurlants, et que la torture dure encore même quand la douleur physique s'est apaisée."


 

Pour le roman sur la guerre que je devais lire dans le challenge familial, je ne voulais pas lire un énième livre sur la seconde guerre mondiale (même si généralement j'adore les histoires qui se déroulent durant cette période mouvementée de notre histoire), ni même un livre sur une guerre "française". Je me suis tournée vers d'autres guerres : celles en Yougoslavie et en Tchétchénie (à force d'en entendre parler à longueur de temps au travail et étant trop jeune pour avoir vraiment compris les événements à l'époque, cela m'intéressait). C'est en tapant ces seuls mots dans mon moteur de recherche que je suis tombée sur ce roman-ci. J'ai un peu hésité car un roman sur la guerre en Tchétchénie écrit par un américain, ça me semblait louche et sentir assez peu le vécu... Et en même temps, je me suis dit que la plupart des romans que j'avais lue sur d'autres guerres n'avaient pas non plus été écrits par des protagonistes! Et puis ce livre avait bonne pub, et, point hautement important, était disponible dans ma médiathèque ;-)


 

Il s'agit là effectivement d'un sacré roman! Beau travail de l'auteur qui ne se contente pas de nous raconter une histoire sur 5 jours comme le laisse entendre la 4ème de couverture mais qui créé tout un univers, l'atmosphère d'un pays, la vie de ses habitants. Outre les trois personnages principaux, l'auteur invente d'autres personnages secondaires, mais qu'il traite avec autant d'égard que s'ils étaient les héros. Ils les introduits au fur et à mesure. D'abord juste un prénom. Puis un premier lien avec un des personnages principaux. Et ensuite il devient intarissable, nous relatant leur passé, leurs émois, leurs doutes, et parfois leur avenir, évoqué juste en deux lignes. Il en fait plus que des personnages de roman; il donne vie à chacun. Cela est parfois un peu long car on s'attache à Havaa, Akhmed et Sonja, on veut connaitre leur destinée, et on souhaiterait aller à l'essentiel. Mais comme dans une pièce de théâtre, et comme dans la vraie vie d'ailleurs, chaque personnage a un rôle à jouer, chacun à son importance, et pour le comprendre, il faut connaitre leur passé. C'est drôlement bien mené!

Quand j'ai commencé à lire les premières pages, ce roman ne m'a pas plus passionné que ça. Je trouvais les personnages pas vraiment sympathiques et je ne voyais pas comment l'auteur allait réussir à m'accrocher sur 440 pages. Mais petit à petit, on découvre chacun des personnages, et on se prend à se passionner pour eux, pour leur vie, pour leur passé et leur futur. On tremble, on pleure, on espère. Et je n'arrivais plus à lâcher ce roman, même le soir (la nuit!).

Bref, j'ai vraiment adoré ce livre.

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2019-04-21T21:27:07+02:00

Le scaphandre et le papillon de Jean-Dominique BAUBY

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Le 8 décembre 1995, brutalement, un accident vasculaire a plongé Jean-Dominique Bauby dans un coma profond. Quand il en est sorti, toutes ses fonctions motrices étaient détériorées. Atteint de ce que la médecine appelle le "locked-in syndrome" – littéralement: enfermé à l'intérieur de lui-même-, il ne pouvait plus bouger, manger, parler ou même simplement respirer sans assistance.
Dans ce corps inerte, seul un oeil bouge. Cet oeil – le gauche -, c'est son lien avec le monde, avec les autres, avec la vie.

Avec son oeil, il cligne une fois pour dire "oui", deux fois pour dire "non. Avec son oeil, il arrête l'attention de son visiteur sur les lettres de l'alphabet qu'on lui dicte et forme des mots, des phrases, des pages entières...

Avec son oeil, il a écrit ce livre : chaque matin, pendant des semaines, il a mémorisé les pages avant de les dicter, puis de les corriger. Sous la bulle de verre de son scaphandre où volent les papillons, il nous envoie ces cartes postales d'un monde que nous ne pouvons qu'imaginer – un monde où il ne reste qu'un esprit à l'oeuvre.

 

Une phrase : "Je suis partagé entre la joie de les voir vivre, bouger, rire ou pleurer pendant quelques heures, et la crainte que le spectacle de toutes ces détresses, à commencer par la mienne, ne soit pas la distraction idéale pour un garçon de dix ans et sa petite soeur de huit, même si nous avons pris en famille la sage décision de ne rien édulcorer."


 

Lors de l'adaptation de ce livre au cinéma, j'en avais entendu vaguement parler sans y prêter plus attention. Je croyais à l'époque qu'il s'agissait d'un roman, mais bien trop mélo et je n'avais pas eu envie de m'y intéresser plus que ça. Quand je suis tombée dernièrement sur ce livre dans une bourse au livres, j'ai découvert qu'il s'agissait d'une autobiographie et j'ai été vraiment impressionnée par la 4ème de couverture. Et j'ai adoré cette lecture. Bien sûr elle n'a rien de gai, mais elle n'est pas non plus larmoyante ou déprimante. Non, au contraire, elle transmet du courage et de l'espoir: ceux de se dépasser, de donner le meilleur de soi-même pour combattre la fatalité. Au fil des chapitres, l'auteur relate sa vie d'avant et son existence actuelle. Ce sont ces petits moments décrits si simplement, qui prennent au coeur. On ne peut qu'imaginer ce que sont ces heures en solitaire, non seulement dans l'impossibilité de communiquer mais aussi avec la douleur. Et pourtant, l'auteur en fait un joli récit. Je conseille à tout le monde de le lire.

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