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mes lectures

2018-08-21T15:34:40+02:00

Sans nouvelles de toi de Joy FIELDING

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Ce voyage au Mexique était censé être une fête, il va tourner au cauchemar pour Caroline et son mari Hunter. Un soir, alors qu'ils s'apprêtent à célébrer leur anniversaire de mariage au restaurant de l'hôtel, la baby-sitter leur fait faux bond. Hunter finit apr convaincre sa femme qu'il n'y a aucun danger à laisser leurs deux petites filles endormies dans leur chambre. Mais quand ils reviennent, la cadette, Samantha, deux ans, a disparu.

S'ensuivent des jours, des semai

nes et des années d'angoisse. L'enquête piétine et les médias s'acharnent sur Caroline, la décrivant comme une femme égoïste et indigne. Pourtant, cette mère déchirée continue d'espérer qu'on retrouve son enfant, persuadée que quelqu'un lui cache la vérité.

Quinze ans plus tard, Caroline reçoit l'appel troublant d'une jeune femme de dix-sept ans qui s'appelle Lili et qui croit se reconnaître dans l'un des portraits modifiés relayés par les médias. Samantha serait-elle toujours vivante? Et que s'est-il réellement passé la nuit où la petite fille a disparu?

Romancière canadienne à succès, Joy Fielding décrit avec brio les pensées intimes et les angoisses de ses personnages, mais aussi, dans ce roman, la violence de médias.

 

Une phrase: “Caroline savait qu'elle allait trop loin, mais les mots s'échappaient de sa bouche sans qu'elle puisse les arrêter, poussée par quinze ans de rage contenue” »

Et voilà mon deuxième roman des vacances. Celui-là, je le dis de suite, j'ai a-d-o-r-é. D'ailleurs je l'ai lu en deux jours! D'habitude je ne lis pas trop ce genre de roman, qui a un côté un peu “intrigue policière”. Mais en fait, il n'a rien à voir avec un roman policier. On s'attache moins à trouver le coupable qu'à vivre ces 15 années avec Caroline. Même si bien sûr, comme elle, durant toutes ces pages, on espère comprendre ce qui est arrivé à Samantha.
Le roman débute avec le présent, Caroline “aujourd'hui”. Et on voit que des années après, l'absence de sa fille est toujours douloureuse et surtout que les médias la poursuivent et s'acharnent violemment sur elle. Puis on retourne dans le passé et l'auteur nous raconte l'enlèvement de l'enfant, il y a 15 ans. Tout le roman est construit ainsi, un va-et-vient entre présent et passé. Et je trouve que les deux époques sont tout autant intéressantes. Je prenais autant de plaisir à lire les chapitres du temps présent que ceux du passé. On s'attache très vite aux personnages. A Caroline bien sûr, mais aussi à Michelle, la grande soeur de Samantha, qui souffre tellement de l'absence de sa sœur et du manque d'attention de sa mère à son égard. Ces deux femmes sont très touchantes, et on aimerait tellement qu'elles se comprennent, qu'elles partagent leur douleur. Mais elles ont vécu un tel drame que cela semble impossible. Trop de tristesse, trop de souffrance et avec le temps trop de ressentiment. Le père, Hunter, nous est forcément moins sympathique car non seulement, il est un peu responsable de l’événement mais en plus “il s'en tire bien”. Bon, c'est peut être aussi car on vit toute l'histoire du point de vue de Caroline, donc on est forcément un peu “de son côté”.

Au-delà de la construction des personnages que j'ai vraiment apprécié, l'intrigue est aussi bien menée. Tout le long du roman, on se questionne sur ce qui a bien pu arriver à Samantha. On soupçonne les uns et les autres. Et ce n'est qu'à la toute fin que tout s'éclaircit.

Bref, un très bon roman, plein d'émotions.

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2018-08-21T15:28:04+02:00

Le dimanche des mères de Graham SWIFT

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Angleterre, 30 mars 1924.Comme chauqe année, les aristocrates donnent congé à leurs domestiques pour qu'ils aillent rendre visite à leur mère le temps d'un dimanche. Jane, la jeune femme de chambre des Niven, est orpheline et se trouve donc désoeuvrée. Va-t-elle passer sa journée à lire? Va-t-elle parcourirla campagne à bicyclette en cette magnifique journée? Jusqu'à ce que Paul Sheringham, un jeune homme de bonne famille et son ami de longue date, lui propose de le retrouver dans sa demeure désertée. Tous deux goûtent pour la dernière fois à leurs rendez-vous secrets, car Paul doit épouser la riche héritière Emma Hobday. Pour la première – et dernière – fois, Jane découvre la chambre de son amant ainsi que le reste de la maison? Elle la parcourt, nue, tandis que Paul part rejoindre sa fiancée. Ce dimanche des mères 1924 changera à jamais le cours de sa vie.

Graham Swift dépeint avec sensualité et subtilité une aristocratie déclinante, qui porte les stigmates de la Première Guerre – les fils ont disparu, les voitures ont remplacé les chevaux, la domesticité s'est réduite... Il parvient à insuffler à ce court roman une rare intensité, et célèbre le plaisir de la lecture et l'art de l'écriture.


 

Une phrase: “Elle ne saurait jamais (fût-ce à soixante-dix ou à quatre-vingt ans) jusqu'à quel point les autres – ceux qui n'étaient pas écrivains - “écrivaient” les événements de leur vie. »


 

C'est un des romans que j'avais choisi d'emmener en vacances. Je trouvais la couverture très jolie et la 4ème m'inspirait bien. Comme c'est un court roman, je me suis dit que ce serait parfait pour bouquiner sur la plage. Bon, en fait, je n'ai pas trop eu l'occasion de le lire sur la plage car déjà on y va peu, et avec une loustic de 2 ans et demi, pas trop le temps de lire sur la plage (“regarde maman mon chateau” “regarde maman un coquillage” “regarde maman je fais quoi”)
Concernant ce roman en tant que tel, je peux déjà dire que les premières pages m'ont assez plu. C'est très bien écrit, agréable à lire. Ensuite, j'ai commencé à avoir un peu plus de difficultés à adhérer à cette histoire. J'avais l'impression que l'auteur nous relatait sans cesse les mêmes événements, tournait en rond dans son récit. L'héroïne nous raconte ce qu'elle vie, tout en analysant, en accompagnant chaque acte de ses pensées. Ca traîne un peu en longueur. Pour susciter notre intérêt, l'auteur laisse entendre que ce qui s'est passé ce jour-là dans la vie de Jane, l'héroïne, aura une incidence sur toute sa vie. Alors on lit. On lit. Et on attend, l’événement. On le voit vite venir, bien avant que l'auteur nous le révèle. Et sincèrement, il n'y a aucune surprise. D'ailleurs, dans tout ce roman il n'y a aucune surprise. J'ai plus eu l'impression de lire une longue réflexion sur le sens de la vie, l'écriture, la manière dont on se raconte sa propre vie, et dont on la raconte aux autres. Pas inintéressant, mais pas terriblement passionnant non plus.

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2018-07-26T22:00:11+02:00

Marx et la poupée de Maryam MAJIDI

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution irannienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris.

A travers les souvenirs de ses premières années, maryam raconte l'abnadon du pays, l'éloignement de sa famille, la perte de ses jouets – donnés aux enfants de Téhéran sous l'injonction de ses parents communistes -, l'effacement progressif du persan au profit du français, qu'elle va tour à tour rejeter, puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale.

Dans ce récit qui peut être lu comme une fable autant que comme un journal, Maryam Madjidi raconte avec humour et tendresse les racines comme fardeau, rempart, moyen de socialisation, et même arme de séduction massive.

Je ne suis pas un arbre, je n'ai pas de racines”.


 

Une phrase: “Et la jeune fille revoit les yeux brillants d'Abbâs et la sandale en plastique posée sur la table du salon, la pierre avec son prénom gravé dessus, le sourire forcé de son oncle à travers la vitre de la prison, elle entend la voix de Nouchâbé, elle voit ses parents accroupis dans le jardin enterrant leurs livres, le visage en colère de sa grand-mère, ses crises de nerf quand il fallait donner ses jouets, la peur dans les yeux de ses parents, les bâtons plantés de clous, le passeport entre les mains du policier, la mère enceinte qui saute, le père qui est debout dans un terminal à Orly, les images défilent devant elle en boucle, et un mot qui se répète, son mot à elle, inexplicable, un masque collé à la peau, celui qui englobe et régne sur tous les autres : exilée »


 

Voilà un petit livre qui m'a beaucoup plu, je vous le dis tout de suite. A la fois par son histoire et pour sa forme. C'est un livre atypique, un récit poétique. L'auteur nous entraîne vraiment dans son univers, qui mêle réel et imaginaire, souvenirs vécus ou reconstitués. Elle oscille entre la 1ère à 3ème personne pour parler d'elle, ou faire parler son père ou sa mère. Comme pour essayer de mieux les comprendre, elle se met à leur place un instant, imaginant leurs mots, leurs pensées, leurs craintes, leurs doutes, leurs rêves. C'est donc un récit très original : mélange d'anecdotes, de souvenirs (inventés ou réinventés) , de contes.

On suit l'auteur dans différents pays, différentes époques, mais ces flash back ont toujours un lien avec le présent, ils aident à mieux comprendre ce qu'a vécu / ce que vit l'auteur.

Au-delà du récit, de l'histoire individuelle, Maryam MAJIDI aborde des thèmes plus larges et universels. Notamment une réflexion sur la langue, sur l'exil, sur la relation mère/fille. Sa vision est intéressante, parfois un peu dure (injuste?) avec la société française. Elle parle notamment de sa scolarité, de la volonté d'intégration de la société qu'elle a vécu et ressenti comme de l'assimilation, l'obligation d'oublier son passé, sa langue, ses origines, pour se fondre dans un moule français.

En lisant ce récit, on prend vraiment conscience et on ressent la douleur de l'exil, vécue par un enfant. Souvent on (les adultes alentours) pense que changer de pays, de vie, est moins difficile pour un enfant. Il s'adapte tellement vite! Il apprend si vite sa nouvelle langue! Il a de si bons résultats à l'école, tellement d'amis! Un traumatisme l'exil? Bien sûr que non! Maryam MAJIDI donne par son récit son point de vue, son propre vécu de fillette exilée, à l'écart, seule, différente, incomprise, coupée en 2, tellement “bizarre” aux yeux des autres.


 

Je dois bien dire aussi que j'ai aimé que le pays d'origine de l'auteur soit l'Iran. Ce pays m'intrigue beaucoup, car je pense qu'il est méconnu. On n'en sait que ce qu'en disent les actualités, mais quid de sa culture? De la beauté de ses paysages? De son histoire sanglante?

J'ai aimé aussi cette manière de raconter, que dis-je, de conter la vie (je ne sais pas si elle est typiquement iranienne, mais j'ai parfois eu la sensation de retrouver le ton de Marjane SATRAPI dans le film Persépolis)

Un petit bémol pour finir? J'ai parfois trouvé le récit un peu redondant, et la succession des chapitres pas toujours logique.

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2018-07-10T21:16:30+02:00

Millésime 54 d'Antoine LAURAIN

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Paris, un soir de septembre. Peu de choses relient Hubert, propriétaire de son appartement de famille, Magalie, restauratrice en porcelaine, Julien, barman débutant et Bob, touriste américain de passage dans la capitale. Pourtant, tous les quatre vont découvrir et partager une bouteille de chateau Saint Antoine 1954 retrouvée dans la cave du vieil immeuble où ils habitent.

Le lendemain matin, les rues ne sont plus tout à fait les mêmes, ni les autobus, ni les commerces, ni les gens. Un délicieux parfum d'autrefois flotte sur la ville. Et pour cause; ils sont retournés dans l'année du vin!

Sortilège? Rupture temporelle? De la traversée d'un Paris éternel où l'on croise Jean Gabin comme Audrey Hepburn, jusqu'aux  mystérieuses vignes du Beaujolais qui vont livrer leur secret, les voilà pris dans un tourbillon le temps d'un week-end ailleurs.

Millésime 54 est une fête, une invitation au voyage qui fait la part belle à l'amour,à l'amitié et au désir de merveilleux qui sommeille en chacun de nous.


 

Ça fait un petit moment que j'ai lu ce roman, mais je n'avais pas pris le temps de publier l'article correspondant sur le blog. Le souci, c'est que j'ai lu d'autres livres depuis et que les souvenirs de ce roman se sont un peu effacés (comme la citation)... N'allez pas en déduire que c'est un mauvais roman. Non au contraire, j'ai même passé un bon moment avec ce livre. C'est une histoire drôle, rafraîchissante, originale. Les personnages sont tous attachants. Et comme toujours avec Antoine LAURAIN c'est plutôt bien écrit. Un bémol alors? Oui, j'ai un peu eu l'impression par moment que cette histoire n'était qu'un prétexte pour faire revivre un Paris d'une époque passé et les stars l'ayant animé. Pour ma part, je me serais bien passé de l'intrusion de toutes ces grandes figures parisiennes dans ce roman. Les petites histoires personnelles de chacun des quatre personnages me suffisaient amplement. J'aime comment un événement imprévu peut chambouler une existence, pour le meilleur si on parvient à vivre cet événement imprévu avec calme et positivité. Cela permet à chacun d'en apprendre plus sur soi, sur son passé également, et surtout sur les êtres qui peuplent notre quotidien : amis, voisins, étranger de l'appartement du dessus, et qu'on ne prend pas le temps de "rencontrer". On se croise, on se salue, et on demeure souvent sur des premières impressions, des a priori, des idées toute faites. Bien sûr on se trouve des excuses : on n'a pas le temps de lier connaissance, et puis parfois pas l'envie le soir en rentrant du travail. On vit tous cela (peut être plus en ville qu'à la campagne quand même) Bon, je ne vous dis pas que ce livre m'a fait changer mes habitudes! Mais il m'a offert un bon moment de détente (et l'envie de boire un petit verre de vin!)

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2018-06-18T22:07:16+02:00

Fleurs sauvages de Kimberley FREEMAN

Publié par 1000N1

Le challenge familial 2018:

- Une biographie ou autobiographie

Un récit de voyage ou de visite d'un pays.

un auteur islandais

- le livre "secret" choisi pour moi par ma soeur

un recueil de poèmes

- un roman écrit au 19ème siècle.

- On est nature ! Lire un livre avec un végétal dans le titre et/ou un végétal sur la couverture.

Lire un livre dont l'auteur à les mêmes initiales que toi. 

4ème de couverture: Glasgow 1929 Beattie Blaxland avait des rêves. De grands rêves. Elle rêvait d'une vie remplie de mode et d'étoffes. Ce dont elle n'avait jamais rêvé, c'était de tomber enceinte de son amant, un homme marié, à la veille de son dix-neuvième anniversaire.

Londres 2009. Emma Blaxland-Hunter vivait son rêve. Danseuse étoile au London Nallet, elle avait tout... Jusqu'au jour où elle a tout perdu.

Des décennies les séparent mais les deux femmes devront trouver la force de reconstruirer leur vie. Un héritage les mènera à la campagne australienne de Wildflower Hill, là où une femme peut apprendre à se relever et découvrir ce qu'elle veut vraiment.


 

Une phrase: “En prononçant ces mots, j'ai eu l'horrible sentiment de parler de mon cas. Toute ma vie, jusqu'à ma retraite forcée, j'avais été ni plus ni moins trop occupée pour aimer»


Voici le livre que j'ai choisi pour le challenge, avec le thème "livre avec un végétal dans le titre ou sur la couverture". J'espère qu'on m'accorde "fleurs" comme végétal, même si c'est un terme générique

J'ai choisi ce livre sans grande conviction, un peu au hasard. Lire une histoire qui se passait en Australie me donnait envie.

L'histoire est un peu convenue mais elle est parvenue à m’intéresser. Cela fait un peu penser aux téléfilms de l'après-midi sur M6, le genre d'histoire un peu mièvre et romantique, qui fait rêver les femmes qui s'ennuient les après-midi pluvieux. Cependant, c'est suffisamment bien écrit pour que le côté mièvre ne ressorte pas trop. L'auteur sait mener son récit, alternant entre les deux époques, quand elle souhaite ménager un peu de suspens. On lit donc rapidement ce roman, afin de savoir ce qui va arriver à ces deux héroïnes.

Emma et Beattie sont assez différentes l'une de l'autre mais mues par la même volonté, l'envie d'avancer, de réussir sa vie. Et lorsqu'elles tombent l'armure, elles peuvent même se montrer attachantes.

 

Bien sûr, le maître mot de ce roman est l'amour. L'amour entre un homme et une femme, et aussi entre une mère et sa fille, et entre une grand-mère et sa petite-fille.

Au fil du récit, Emma tente de retracer le passé de sa grand-mère Beattie, tout en soignant ses propres blessures. Il est intéressant et parfois frustrant de la voir patiner, ne rien comprendre alors qu'en parallèle nous, lecteurs, lisons le récit de Beattie, avec toutes ses explications sur les zones d'ombres.

J'ai lu ce roman il y a déjà plus d'un mois (mais pas le temps ni l'envie de rédiger un article!). Aujourd'hui, il résonne un peu différemment en moi. Surtout quand Emma retrace le passé de sa grand-mère, en se rendant compte qu'elle la connait si peu, qu'elle ne s'est jamais trop penchée / intéressée à son passé, et qu'au final elle avait un peu oublié que cette vieille dame avait été une jeune fille et avait vécu toute une vie avant d'être sa grand-mère. On croit très bien connaitre nos grand-parents et pourtant ils sont des énigmes.

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2018-05-09T14:47:49+02:00

??? de ???

Publié par 1000N1

4ème de couverture: ?


 

Une phrase: “Le môme écoutait dans une forme d'attention pas si abstraite que ça, il souriait à Franck chaque fois qu'il le regardait, à croire que c'était lui qui donnait le ton ici, que dorénavant plus rien n'était grave, ni définitif, ni abimé, que tout était neuf et à venir, qu'à nouveau les vies étaient à faire, comme pour les lits, il suffisait de changer les draps et tout était prêt à recommencer.»


 

Ah, ah, voilà un titre qui intrigue non?

Ca y est, moi aussi j'ai fini mon livre mystère (moi aussi car je suis la dernière du challenge Familial!) Je vous livre donc mon ressenti, à chaud, sans avoir encore dévoilé le titre ni l'auteur.

C'est très surprenant de lire un livre dont on ne sait rien! Ca change, ça bouscule tellement nos habitudes! Quand on choisit un livre, généralement on en a déjà entendu parlé, ou alors on a au moins lu la 4ème de couverture. On est séduit par le titre, on le choisit pour son auteur, et parfois même pour le dessin sur la couverture. Là, c'est à l'aveugle. Enfin, j'exagère, pas tant que ça puisqu'un livre choisi par ma grande soeur devrait forcément me plaire!

Lors de mes premières pages, j'ai tenté déjà de me repérer un peu : qui sont ces personnages? A quelle époque et en quel lieu vivent-ils? Le 1er chapitre est traître car il reste flou volontairement! “Ah non, me suis-je dit, ce n'est pas juste! Dites-moi que ça ne va pas être comme ça tout le long du roman!” Mais non, rapidement on situe la temporalité, le lieu, les personnages et leurs liens entre eux. On sait vite qu'un drame les unit. Intimement. Et on se doute que ce drame va les forcer à se rejoindre, à se retrouver. On commence sur un livre à deux voix, on suit Franck et Louise, séparément, puis ensemble. C'est un histoire simple, jolie, tendre, qui se déroule lentement, comme une rivière qui sillonne. Parfois elle fait des détours, parfois son rythme s'accélère un peu. Les petits chapitres se lisent vite, et on a envie de savoir ce qui va se passer ensuite! Je ne sais pas si je suis pessimiste ou si l'auteur cultive cela, mais j'avais toujours la sensation d'un drame imminent. Je me suis fait beaucoup de mouron pour le petit Alexandre (le fils de Louise) à plusieurs reprises!

J'ai particulièrement aimé la seconde partie du livre. Celle où la vie revient doucement, et les petits moments de bonheur. Celle où les deux héros redécouvrent une vie oubliée (ça c'est mon côté optimiste!). C'est la deuxième chance qui s'offrent à eux, un renouveau.

Je ne vois pas quoi vous dire de plus, sans risquer d'en dévoiler trop de l'intrigue!

Ce fut une jolie lecture, un livre touchant, que je vous recommande. L'écriture est aussi très belle, et joue de ce rythme. Les phrases sont souvent longues, et pleine de réflexions poétiques et si vraies sur la vie...

Allez hop, je publie et ensuite je découvre!!!!!

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