4ème de couverture: Dans cet été 1946, la France se remet mal de ses récentes blessures. Serge, Jean-Philippe et Gilbert ont 17 ans, ils sont pleins de fougue, d'attente et d'espèrance. Sur la route qui les mène vers les plages du débarquement, ces trois jeunes errants à bicyclette vont rencontrer les fantômes de la guerre, les rescapés, les déserteurs, les sans-âge. Ce passé douloureux n'est pas le leur et ils ne savent rien de leur avenir. Malgré eux, ils se trouveront impliqués dans les plus terribles séquelles d'un drame qui les avait épargnés.
C'est le roman vrai de la jeunesse d'après guerre que nous raconte Pierre Miquel qui avait l'âge de ses héros dans ces années-là. Une jeunesse émouvante et perdue – dans une époque à la dérive, dont il fait revivre avec une étonnante vérité la confusion et le désarroi. Mêlant l'aventure et l'initiation, les souvenirs d'enfance et l'Histoire, la précision du mémorialiste et la sensibilité du conteur, ce nouveau roman de Pierre Miquel confirme après Le magasin de chapeaux une autre facette de son immense talent.
Une phrase: “Je n'aurais jamais osé espérer ça en partant de Paris. Quelle aventure!"
J'ai choisis ce livre principalement car le sujet traité m'intéressait: l'après-guerre vécu par des adolescents. C'est l'âge qu'avait mes grands-parents à cette même époque, et cela m'intriguait de savoir comment des jeunes ont pu vivre ces mois d'après-guerre. C'est une période qui est souvent peu évoquée en littérature, et je trouve ça dommage. C'est comme si l'Histoire s'arrêtait le 8 mai 1945. Donc voilà un récit différent, et ça m'a plu.
J'ai eu un peu de difficultés à “entrer” dans l'histoire durant les premières pages. L'intrigue n'était pas encore installée, on apprenait à connaitre les personnages. J'ai bien cru que je n'allais pas m'attacher à eux. Puis, petit à petit, la magie opère et chacun de ces trois jeunes, si différent les uns des autres, m'a plu, même si parfois leurs réactions m'horripilent! Puis, plus j'avançais dans l'histoire, plus celle-ci m'a happée. Qui sont les bons, qui sont les méchants? Difficile à savoir. Chacun des personnage gravitant autour des trois héros semble mener un combat que lui-seul comprend. On a l'impression qu'ils ont dû mal à accepter que la guerre est terminée, qu'ils ont besoin de se trouver de nouveaux combats, de nouveaux ennemis. Au final, j'étais impatiente de savoir comment toute cette “affaire” bien alambiquée aller se terminer.
Pour résumer, ce n'est pas un énorme coup de coeur, mais c'est un bon livre, que j'ai pris plaisir à lire.