titre original: Er man som heter Ov
4ème de couverture: Dans le lotissement où il vit depuis quarante ans, Ove est connu pour être un râleur de la pire espèce. Au chômage, il fait des rondes pour relever les infractions des habitants du quartier, jusqu'au jour où, las de cette routine, il décide d'en finir. Mais l'arrivée de nouveaux voisins et d'un chat abandonné va contrecarrer ses plans. Interrompant sans le savoir ses différentes tentatives de suicide, ceux-ci vont peu à peu pousser Ove dans ses derniers retranchements et le ramener à la vie.
Une phrase: “Ove n'était vraiment pas censé devenir quelqu'un qui a tout le temps d'huiler le plan de travail de la cuisine un mardi.”
Encore un roman de la collection Piment. Je m'attendais donc à un roman léger et divertissant. Il le fut. Mais aussi drôle et émouvant. Bien sûr, il y a peu de surprises, on devine dès le début (voire avant d'avoir ouvert le bouquin) comment l'histoire va se dérouler. Mais il n'empêche que j'ai passé un bon moment en le lisant. Les personnages sont un peu caricaturaux, mais le style est assez sympa à lire. J'ai aimé l'alternance de chapitre relatant l'histoire au présent avec ceux rapportant le passé de Ove, qui aident à comprendre comment il est devenu ce personnage aigri et suicidaire. Bon, par moment j'avais envie que l'histoire avance un peu plus vite car j'avais déjà deviné certains éléments du passé du héros. Cependant, chaque chapitre est bien mené et agréable à lire.
Ce qui m'a surtout plu, c'est que ce livre est emprunt de bons sentiments et de positivité. OK, ça pourrait le faire passer pour un peu gnan-gnan mais je l'ai surtout trouvé optimiste. J'ai aimé cette histoire qui me parle de solidarité, de relatons amicales et de soutien entre voisins et entre génération. A l'époque actuelle où chacun vit égoïstement de son côté, sans se soucier de son voisin, de ce qu'il peut vivre et ressentir, ce roman remonte le moral. C'est une petite pépite de bonne humeur qui laisse croire que ce genre de quartier (celui où vit Ove et ses improbables voisins) existe encore. Bref, une jolie petite histoire à lire quand on se sent un peu seul au monde!
