Le Challenge familial:
Un roman qui se passe en Lorraine
Un roman adapté au cinéma
Un roman dont le titre comprend un prénom
Un premier roman
Un roman qui se passe dans un monde imaginaire
Une pièce de théâtre
Une BD
Un documentaire - essai

4ème de couverture: Si le bonheur existe, Nicole et François Eicher, propriétaires d'une attrayante auberge au bord de la Moselle, en donnent la plus vivante image. Mariés depuis dix ans, appréciés de tous, amoureux de leur chère Lorraine, rien ne semble pouvoir les séparer.
Mais la fatidique année 1939 ruine tous leurs espoirs. La ligne Maginot 'était qu'un mirage. La région est annexée, leur restaurant réquisitionné. La guerre dresse les Français les uns contre les autres. Alors que Nicole, patriote farouche, se révolte contre l'occupant, son mari semble s'en accommoder.
Tout semble indiquer que le couple a perdu sa première bataille...
Une phrase: “L'avenir allait rattraper les Messins trois jours plus tard et il aurait un triste arrière-goût de déjà-vu.”
Déjà rien qu'avec le titre, je suis bien dans le challenge! J'ai déjà lu plusieurs auteurs lorrains qui écrivent sur leur région, mais généralement je n'ai pas accroché. Un peu trop l'impression que l'histoire sert de prétexte pour raconter autre chose, notamment étaler des connaissances sur la région. Et le plus souvent dans un style pas terrible... On va dire que ce roman-ci relève un peu le niveau.
Au début, j'ai encore eu cette impression d'un roman écrit juste pour parler d'une région, ou plutôt d'une ville : Metz. Mais après, cette impression est passée car je trouvais ce choix de ville justifié pour l'histoire. En effet, si beaucoup de romans ont été écrit sur la seconde guerre mondiale, peu l'ont été avec la point de vue des alsaciens et des mosellans, qui ont vu le retour des allemands qui les avaient si longtemps occupés, et qui dans ces contrées plus qu'ailleurs, revendiquaient être chez eux. Cet aspect m'a beaucoup intéressé. Ensuite, durant une bonne partie du roman, je n'ai pas vraiment apprécié l'histoire. Je trouvais qu'elle aurait pu être très intéressante si l'auteur avait pris plus le temps de développer les actions, de nous transmettre les sentiments de ses personnages, leur évolution dans le temps. En fait, l'auteur prend le temps d'installer la guerre, et très vite on se retrouve en 1944. Cela est dommage! Le roman aurait gagné a prendre son temps. Surtout que lorsqu'il arrive sur la fin de la guerre, là où les coups de théâtre s’enchaînent, et j'ai pris du plaisir à lire, en me demandant comment les choses allaient s'arranger. La fin, d'ailleurs, ne m'a pas trop convenue. Peut être suis-je trop revancharde. Mais il faut dire que tout le long du roman, l'auteur ne dépeint pas assez les sentiments et les pensées des deux personnages principaux, l'un est plus avantagé que l'autre. Il est logique qu'on prenne parti à la fin!