
4ème de couverture:
Une phrase : "J'aimais sentir que je lui ressemblais, mais son miroir me renvoyait également l'image du monstre que j'étais devenu. Ce déçu jusqu'à l'os trimbalant son cœur en mille morceaux dans une boite, ce puzzle ambulant qui semait ses pièces chaque jour en acceptant de ne plus les retrouver."
Pas de 4ème de couverture, mais en a-t-on besoin avec un titre pareil? Et lorsqu'on choisit un livre de Mathias MALZIEU, on sait déjà plus ou moins à quoi s'attendre : loufoquerie poétique, histoire d'amour surréaliste et donc pas impossible, personnages ancrés dans la réalité mais sortis tout droit d'un conte de fée. Tout est image, poésie, allégorie, métaphore, oxymore, parfois à l'excès et pourtant à la lecture ce n'est jamais excessif. L'auteur créé un univers bien à lui, qu'on reconnait immédiatement, qui est intimement lié à son style, à sa manière de conter les histoires banales en aventure extraordinaires. Il y a un petit héritage de l’Écume des jours dans cette façon de ra-conter.
Ici, l'auteur nous donne une jolie petite histoire, même si un peu convenue à mon gout. Après 3 ou 4 chapitres, je m'attendais à la fin de l'histoire. Dommage. Mais ça n'a pas pour autant gêné ma lecture.
Je n'en dit pas plus, vous aussi laissez-vous tenter par ce titre ;-)