16ème pays du challenge : la Chine

16ème pays du challenge : la Chine

Le maitre a de plus en plus d'humour de Mo YAN

titre original : Shifu, ni yue lai yue youmo

4ème de couverture: L'usine a fait faillite, maitre Ding est licencié. A seulement un mois de la retraite, c'est tout un monde qui s'effondre. Mais juste au moment où il va perdre définitivement espoir, il retrouve sa joie de vivre grâce à une idée géniale et assez peu orthodoxe. Oui, mais cette idée... ne serait-elle pas un peu criminelle?

Une phrase: “Nous allons nous efforcer de créer de nouvelles occasions de travail pour tous, mais avant que ce soit possible, chacun devra se débrouiller par lui-même, sans attendre d'appui de quiconque. Camarades, ajouta la maire adjoint au comble de l'exaltation, si avec ses deux mains la classe ouvrière a été capable de renverser le cours des choses, comment n'arriverait-elle pas à gagner son pain avec?”

Je vous avais annoncé une escale en Israël et nous voici en Chine! Cherchez l'erreur! Bon, je suis en pleine lecture du roman israélien, mais il a un peu de mal à retenir mon attention. Je crois que je m'attendais à une autre récit, et celui-ci ne me convient qu'à moitié. Mais je n'en dis pas plus, ce sera l'objet d'un autre article!

Parlons ici de ce court roman, de cette nouvelle chinoise. J'ai choisi ce livre car il était court justement, et qu'il devait m'accompagner à la maternité. S'il a bien fait parti du voyage dans ma petite (!) valise, je n'ai pas vraiment eu le temps de le lire! Je l'ai commencé en attendant mes premières contractions, mais lire en ondulant sur un ballon ou en faisant les 100 pas n'était pas trop évident... Et surtout je n'avais pas du tout la tête à ma lecture, ce qui fait que j'ai lu les 2 premiers chapitres mais n'en ai gardé aucun souvenir! Finalement, c'est en une nuit (oui mes nuits me semble plus longues que mes jours) que j'ai lu cette nouvelle.

J'ai bien aimé ce court récit. Je l'ai trouvé bien mené car jusqu'à la toute fin on ne sait pas trop où l'auteur nous emmène. On s'attend à telle ou telle péripétie, à telle réaction du personnage principal, et non! L'auteur nous surprend en empruntant d'autres chemins narratifs. D'ailleurs, même la toute fin est surprenante, et on se dit “et voilà? Mais l'histoire n'est pas finie!” Libre à nous d'imaginer ce qui arrive ensuite à Ding Shikou...

L'histoire est menée tambour battant, sans trop de digression. On ne connait rien du passé ou de l'avenir du personnage. On le suit juste au moment présent, dans son aventure. On connait un peu ses pensées, mais ce sont surtout ses actes qui nous sont rapportés. Le journal Le Parisien parle d'un “conte féroce et délicieusement naïf”, je pense que c'est assez juste et approprié : c'est une petite histoire, dont chacun est libre de tirer une morale, Celle-ci n'est pas clairement énoncée par l'auteur, mais il laisse filtrer dans ce récit son jugement sur la société actuelle (le roman date de 1999, mais je pense qu'il est encore, si ce n'est plus, d'actualité...)

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