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2013-08-23T12:56:24+02:00

La balade de Lila K de Blandine LE CALLET

Publié par 1000N1

4ème de couverture : La ballade de Lila K c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.

Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.

Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.

Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels : un maitre érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore…

Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.

 

 

 

Une phrase : «Mes souvenirs avec son histoire, c’est la seule façon de bien raconter les choses et de bien les comprendre.»

 

 

 

 Fini les choix hasardeux en matière de lecture. Afin d’être sûre de tomber sur un roman qui ne me décevrait pas, j’ai opéré mon choix différemment. J’ai suivi les conseils d’une lectrice ayant des gouts un peu similaire aux miens : j’ai relevé sur le blog de ma sœur ainée, les livres qui lui avaient le plus plu durant ces derniers mois. C’est ainsi que je suis tombée sur La ballade de Lila K. Et je dois reconnaitre que ce fut un bon choix !

C’est bien écrit et ça se lit en un clin d’œil ! L’histoire est assez originale, tout autant que les personnages. Et même si on devine quelques éléments et même si on comprend parfois certaines choses un peu avant que l’auteur ne nous fournisse les explications aux mystères entourant Lila, le suspens reste néanmoins présent. Ce livre parle d’un futur angoissant, et montre comment « le mieux » ou le « toujours plus » peuvent être les ennemis du bien. Forcément la thématique du livre m’a parlé, en dire plus serait dévoiler une partie de l’histoire, donc je m’arrête là ! Si vous voulez comprendre mes demi-mots et sous-entendus, lisez ce livre !

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2013-08-12T10:44:46+02:00

L’amour est une ile de Claudie GALLAY

Publié par 1000N1

4ème de couverture : C’est une saison singulière pour Avignon et les amoureux du théâtre : la grève des intermittents paralyse le festival. Un à un les spectacles sont annulés. Les visiteurs déambulent sous un soleil de plomb, à la recherche des rares lieux où joueront quand même quelques comédiens. Comme Mathilde, dite la Jogar : devenue célèbre depuis qu’elle a quitté Avignon, elle est enfin de retour dans cette ville où elle a grandi, et pour un rôle magnifique. L’homme qu’elle a tant aimé, et qui l’a tant aimée, Odon Schnadel, a appris sa présence par la rumeur. Lui-même vit ici en permanence, entre sa péniche sur le fleuve et le petit théâtre qu’il dirige.

Cette année-là, avec sa compagnie, Odon a pris tous les risques. Il met en scène une pièce d’un auteur inconnu, mort dans des circonstances équivoques : un certain Paul Selliès dont la jeune sœur Marie – une écorchée vive- vient elle aussi d’arriver à Avignon, un peu perdue, pleine d’espérances confuses…ou de questions insidieuses.

Car autour de l’œuvre de Paul Selliès plane un mystère que ces personnages dissimulent ou au contraire effleurent, parfois sans faire exprès, souvent dans la souffrance.

Plongée au cœur des passions, des rêves et des mensonges, des retrouvailles sans lendemain, des bonheurs en forme de souvenirs, des amours que l’on quitte, des îles qu’on laisse derrière soi, le nouveau roman de Claudie Gallay noue et dénoue les silences d’un été lourd de secrets.

 

 

 

Une phrase : «Son frère disait qu’en toute chose chaque mot compte, qu’il fallait en prendre soin et leur donner du temps.»

 

 

 

 J’ai tout d’abord choisi ce livre pour son auteur : Claudie Gallay. J’avais lu il y a plusieurs mois Les Déferlantes et j’avais tout simplement adoré ce livre : son histoire, l’intrigue, le style et sûrement aussi le lieu de l’action (souvenirs de vacances…). Aussi n’ai-je pas hésité une seconde avant d’emprunter ce roman. Et j’ai bien fait ! Encore une fois, j’ai été séduite. J’aime beaucoup la manière d’écrire de cet auteur, ces chapitres très courts, deux ou trois pages, parfois juste une, comme autant de perle enfilées sur un collier, qui, peu à peu, dévoilent les mystère et les secrets de chaque personnage et installe la route vers l’inévitable. Oui, car l’intrigue se basant sur le monde du théâtre ne peut être qu’une tragédie. On le devine très rapidement, et pourtant, on ignore quasiment jusqu’à la fin où le sort va frapper. Claudie Gallay a vraiment l’art de maintenir le suspens, de faire prendre des tours et détours à l’histoire, d’avancer ses pions un à un vers l’issue finale, sans pour autant vendre le dénouement avant l’heure. Alors oui, par moment il ne se passe pas grand-chose, on a l’impression que le récit stagne, mais c’est juste le bon tempo pour apprendre à connaitre les personnages, les principaux comme les secondaires, de manière un peu plus profonde, pour que la poésie de l’histoire se déploie. Bref, c’est un très bon roman, que je conseille, même si, je pense qu’il faut découvrir Claudie Gallay par Les déferlantes, qui est devenu l’un de mes romans préférés !

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2013-08-08T16:28:19+02:00

L’armoire des robes oubliées de Riikka PULKKINEN

Publié par 1000N1

4ème de couverture : Révélation finlandaise, Riikka Pulkkinen a tout juste trente ans et le visage d’un ange, mais ne vous y trompez pas : c’est une très vieille âme qui sait décrire avec la même puissance d’émotion une grand-mère en train de mourir, un homme qui se retourne sur son passé ou une jeune fille, qui trouvant une robe oubliée, part à la découverte des secrets de sa famille…

Sélectionné par le Finlandia Prize, éblouissant par la richesse de son écriture et sa sensibilité vibrante, L’armoire des robes oubliées impose d’emblée RIIKKA Pulkkinen comme l’une des romancières les plus douées de sa génération.

 

 

Une phrase : «Grand-mère prononce le nom d’une voix neutre, comme si elle faisait référence à une personne depuis bien longtemps oubliée, quelqu’un avec qui elle aurait passé des jours particulièrement heureux jadis, fait serment d’amitié pour la vie avant que, pour une raison quelconque, caprice du hasard ou conséquence d’un funeste malentendu, le contact ait été rompu.»

 

 

 

 Bof, pas transcendant. On peut même dire que venir à bout de ce livre m’a été un peu difficile. Je me suis fait violence pour ne pas arrêter en cours de route, tellement j’ai eu du mal à me passionner pour cette histoire. Pas assez d’action, trop de non-dits, de choses dites à demi-mots, qui laissent espérer un retournement de situation, la découverte d’un secret (comme le laisse supposer le titre), une intrigue passionnante. En fait, c’est une histoire assez banale, on connait « Le secret de famille » quasiment dès le début de l’histoire, et ensuite, on tourne autour, il se déploie, se raconte en détails, se dévoile lentement, mais on ne peut pas dire que ce soit trépidant… Bref, la 4ème de couverture et le titre m’avaient énormément emballée, et la déception est à la hauteur de cet emballement premier !

Note pour moi-même : je devrais peut être arrêter de choisir mes livres totalement au hasard de mes flâneries…

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2013-07-20T23:26:02+02:00

Un miracle en équilibre de Lucia EXTEBARRIA

Publié par 1000N1

4ème de couverture : «Lettre ouverte d’Eva à sa fille qui vient de naitre, Un miracle en équilibre c’est une longue adresse affectueuse et drôle, piquant et poétique, où une mère dit à son enfant le bonheur qu’elle a de l’avoir conçue, portée, mise au monde, et dans quel monde !

Elle dit aussi la complexité des choix, les désirs multiple et parfois contraires qui tiraillent le cœur de la femme moderne : être indépendant, attirante, active, aimante, exemplaire, l’une après l’autre ou toutes à la fois. Elle dit encore les doutes d’un écrivain, l’inspiration capricieuse ou la cavalcade impatiente des idées et des mots quand le temps d’écrire fait défaut.

De New York à Madrid en passant par Alicante, à cheval entre le passé, le présent et le futur, Eva dessine les contours d’une nouvelle forme de féminité placée sous le signe de la liberté, de l’action et de la tendresse. »

 

 

Une phrase : «J’ai un livre qu’on m’a offert quand j’étais enceinte, et qui affirme que dans un cas comme celui-là je n’aurais absolument pas dû te prendre dans les bras, que j’aurais dû te laisser pleurer jusqu’à ce que, d’épuisement, tu finisses par te taire. Et ma mère dit la même chose. Bon. Mais moi, je suis sure que ce n’est pas en s’occupant de bébés que le médecin qui a écrit ce manuel sadique a fait sa brillante carrière, et quant à ses enfants, je suis certaine aussi que c’est soit son épouse, soit la nounou qui s’en est occupée, car je serais curieuse qu’on me montre quelqu’un qui a le cœur ou l’estomac de laisser pleurer un bébé de seize jours sans le consoler.»

 

 

 

Bon, tout d’abord il faut que je confesse que j’ai un peu pataugé au début avec ce bouquin. En effet, je n’avais pas saisi qu’il s’agissait d’une fiction, et j’avais pris la 4ème de couverture au pied de la lettre : l’auteur écrit une lettre à sa fille qui vient de naitre. C’est seulement au bout de plusieurs pages, réalisant que la narratrice s’appelait Eva et non Lucia, mais aussi que sa description physique ne semblait pas correspondre à celle de l’auteur que j’ai enfin compris qu’il s’agissait d’un roman ! Qu’importe j’ai poursuivi ma lecture.

Si l’idée de la lettre d’Eva à sa fille Amanda est présente tout le long du livre (la narratrice s’adresse constamment à sa fille), on a rapidement l’impression de se trouver plonger dans le journal intime, puis en pleine psychanalyse de l’héroïne : famille, amis, amours, elle-même, tout le monde y passe et à la droit à ses petites remarques et analyses féroces. Heureusement qu’il s’agit d’une fiction, sinon ce livre aurait causé du grabuge dans les relations de l’auteur ! Bon, en même, temps je me demande en quelle mesure ce roman est autobiographique, et la part d’invention. Il y a surement un peu de vrai dans tout ça. D’ailleurs, ce qui m’a beaucoup plu, au départ, c’est le réalisme et l’affection avec laquelle Eva parle de sa toute petite Amanda. J’ai trouvé ça si juste (bon Ok j’ai pas encore d’enfant, mais ses commentaires m’ont paru réalistes, sincères et tempérés, ni tout blanc, ni tout noir !)

Après, les péripéties amoureuses et familiales ont parfois été un peu longues, et pas toutes nécessaires pour l’histoire ou la compréhension du caractère du personnage. Mais bon, comme c’est plutôt bien écrit, parfois drôle, parfois profond, et que ça sonne juste, j’ai tenu bon dans ces moments là et suis parvenue au bout du livre.

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2013-07-10T16:29:22+02:00

La ligne de partage de Nicholas EVANS

Publié par 1000N1

4ème de couverture : «Un corps encastré sous la glace d’un torrent du Montana. C’est tout ce qu’il reste d’Abbie Cooper, recherchée dans tous les Etats-Unis pour meurtre et actes « d’éco-terrorisme ». Comment la jeune fille a-t-elle trouvé la mort ? Quelle dérive a pu entraîner l’enfant choyée d’une famille aimante à une fin aussi tragique ?

Des rues de New York aux majestueuses Montagnes Rocheuses, La ligne de partage nous entraine dans l’histoire d’une famille brisée par la trahison, essayant désespérément de retrouver le bonheur enfui.

Dix ans après L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux, le grand retour de Nicholas Evans avec un roman puissant, épique, véritable thriller du cœur humain. »

 

 

Une phrase : «Et puisqu’il ne pouvait rien y faire, l’alternative était claire : ou bien il s’abandonnait au chagrin, continuait à se culpabiliser et rendait la vie impossible à ceux qu’il aimait ; ou il s’en remettait à la vie et prenait tout ce qui, dans son existence, la nouvelle et l’ancienne, était bon et intact.»

 

 

 

Adolescente, j’avais lu quelques livres de Nicholas Evans : L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (incitée à le lire par du film homonyme, j’ai nettement et incontestablement préféré le livre !), Le cercle des loups, Le cœur des flammes, romans que j’avais adorés et dévorés. Aussi en tombant sur celui-ci à la médiathèque, un autre roman de cet auteur, je l’ai emprunté sans hésitation. La quatrième de couverture annonçait un livre prometteur, et je n’ai pas été déçue.

J’ai retrouvé le même style, la même écriture, et les mêmes sujets de prédilection que dans ses précédents romans. Oui, car il y est souvent question d’amour, l’amour filial, la place prépondérante, primordiale, de la famille, mais aussi l’autre amour, celui avec un grand A. Et bien sûr, ces thèmes me parlent !  J’adore l’art avec lequel l’auteur raconte la vie de tous les jours, qui, brusquement, se retrouve métamorphosée, par un petit rien, un bug dans l’engrenage, et comment tout vacille du jour au lendemain. J’aime comme il décrit cette subite, et quasi inévitable descente vers la catastrophe, et comme, dans le même temps, il parvient à relativiser tout cela, et à montrer que même dans les situations critiques, les pires moments de la vie, rien n’est définitif. Nicholas Evans nous montre à travers ses romans que la vie, et l’envie de vivre, de continuer, d’être heureux malgré tout, sont plus fortes que tout, et que même au plus profond de la malchance et du chagrin, on peut refaire surface. Je trouve que ses livres sont intensément optimistes, et ça fait du bien.

Bon, bien sûr, cela ne résume pas le livre. Il ne faut pas omettre toute la partie dramatique de l’histoire, et l’intrigue bien ficelée. Ni non plus la psychologie des personnages qui est si bien cernée et racontée.

Bref, j’ai adoré ce bouquin !

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2013-07-02T10:42:44+02:00

Max de Sarah COHEN-SCALI

Publié par 1000N1

4ème de couverture: « 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naitre dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Führer. Je serais ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maitre sur le monde.

Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! »

Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

Une fable historique fascinante et dérangeante qu’on ne peut pas lâcher.

Une lecture choc, remarquablement documentée, dont on ne sort pas indemne.

Une phrase : «Je sers de référence aux Frauen enceintes et aux nouvelles accouchées : voici le portrait à venir du fœtus qu’elles portent dans leur ventre, dit-on aux unes ; voici comment grandira leur bébé, affirme-t-on aux autres. »

Alors ce livre là, il m’a épaté ! La 4ème de couverture m’avait plu, mais je ne savais pas de trop si ce serait le cas pour tout le livre. Eh bien si ! J’ai vraiment passé un bon moment avec ce bouquin, ne le lâchant plus ! Tout m’a plu : l’écriture simple, sans fioriture, les personnages quasi caricaturaux, et le suspens jusqu’à la presque toute fin : Mais où tout cela va-t-il nous mener ??! Je trouve que l’auteur a particulièrement bien réussi à donner vie, par tous ces mécanismes, à son narrateur et personnage principal ! Max/Konrad, un bijou de narrateur, toujours à la limite entre cynisme et innocence, ce qui fait qu’on a envie de le frapper pour ce qu’il fait ou dit, tout en le dédouanant « c’est pas de sa faute, il ne sait pas ».

Je conseille vraiment ce livre, qui n’est pas un énième livre sur la seconde guerre mondiale, mais qui éclaire un côté méconnu de l’Histoire, les lebensborn.

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