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2017-06-11T23:00:48+02:00

Et j'ai suivi le vent d'Anne-France DAUTHEVILLE

Publié par 1000N1

4ème de couverture: C'était en 1972. Seule femme sur 92 pilotes, Anne-France Dautheville, 28 ans, participe à un raid moto entre Paris et Ispahan. Depuis l'Iran, elle poursuit en Afghanistan avec onze motards, puis au Pakistan avec quatre. Trois mois plus tard, à son retour en France, des rumeurs circulent : elle serait lesbienne, nymphomane, et surtout, n'aurait suivi le raid qu'en camion. Furieuse, elle débarque à la rédaction du magazine Champion et déclare “Je repars, toute seule!” Canada, Alaska, Japon, Inde, Afghanistan... au cours de son périple autour du monde sur une fragile Kawasaki 100cc, les rencontres vont se succéder et prendre le pas sur les paysages. La fureur de vivre de cette icône biker au franc-parler nous fait rêver aujourd'hui, avec nostalgie, à une époque où l'on pouvait encore être joyeux, libre, et où la Terre était un espace ouvert.


 

Une phrase: “A la campagne, où les joies sont plus saines, les cinémas plus rares, et les curés plus autoritaires, la femme est encore faite pour se marier, porter des jupes et fabriquer des enfants. Quand elle se promène sur une moto, ce n'est plus une femme. C'est autre chose. Quoi? On ne sait pas au juste... Un être à moteur, une erreur de la nature.


 

Déjà je tiens à remercier Babelio de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre de sa masse critique.

Je lis peu de récits de voyage, mais mon cher et tendre en rafole et donc il y en a beaucoup dans notre bibliothèque. Je me suis lancée dans cette lecture un peu vers l'inconnu : je ne savais pas trop à quoi m'attendre! Je pensais trouver de longues descriptions de paysages, et des portraits d'étrangers rencontrés lors de son périple. Je craignais que ce récit soit très axé moto, alors que ce n'est pas trop mon truc. En fait, c'est surtout le récit d'une aventure humaine. Anne-France Dautheville s'attache plus à nous parler de ses rencontres (bonnes ou mauvaises), de ses expériences (grandes aventures ou petits tracas) qu'à décrire stricto census le paysage et le voyage. On ignore combien de temps elle a mis pour parcourir telle distance, et parfois même les circonstances, sauf quand elles sont vraiment mauvaises (routes carrément dangereuses!) D'ailleurs on oublie presque la moto (sauf quand elle refuse de rouler et fait des siennes sur le trajet). Le voyage pourrait se faire en bus, en voiture, à dos de chameau, peu importe!

Ce que j'ai apprécié, c'est que l'auteur est vraiment entière, franche, elle dit les choses comme elle les pense et comme elle les vit. Quand elle aime une personne, un pays, elle l'adore. Et quoiqu'il arrive, elle en montre les bons côtés. Par contre, quand elle n'aime pas, elle n'aime pas! Quelques mauvaises expèriences au Japon ou en Iran, et c'est tout le pays qu'elle jète avec l'eau du bain! Cela est parfois un peu trop catégorique pour moi. Mais je pense que c'est là le reflet du tempérament de l'auteur. Elle dit les choses sans détour, et elle n'essaye pas de mentir ou de tricher. Quand elle n'a pas pu rouler en moto et qu'elle a emprunté train, bus, voiture, charrette, elle le dit!

Souvent, il fallait que je replace ce récit dans son contexte. J'avais tendance à oublier qu'il se déroule dans les années 70. Et par conséquent, les pays traversés sont bien différents de ce qu'ils sont aujourd'hui! C'est rigolo, ce regard du passé, ce saut dans le temps! Une femme pourrait-elle refaire le même trajet aujourd'hui? Surtout à moto??!!

Enfin, si je peux vous conseiller ce livre, c'est parce qu'il est très agréable à lire! J'aime beaucoup la manière dont Anne-France Dautheville nous relate son histoire. C'est à la fois simple, mais bien écrit. Le texte est vivant, il parle, il râle parfois (souvent?). On ne lui pas une histoire, on vit l'histoire, les péripéties, les rencontres, le voyage.

Bref, un bon livre que mon cher et tendre a également bien apprécié.

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2017-05-28T20:43:52+02:00

Les gens heureux lisent et boivent du café d'Agnès MARTIN-LUGAND

Publié par 1000N1

4ème de couverture: “Ils étaient partis en chahutant. J'avais appris q'ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m'étais dit qu'ils étaient morts en riant. Je m'étais dit que j'aurais voulu être avec eux”

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l'exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Egarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l'existence. Afin d'échapper à son entourage qui l'enjoint à reprendre pied, elle décide de s'exiler en Irlande, seule.

Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper...


 

Une phrase: J'étais dans tous mes états, telle une adolescente transie d'amour, pour un homme que je haïssais il y avait peu de temps encore.”


 

Cela faisait un bon moment que j'avais envie de lire ce roman. Mais avant de me lancer dans cette lecture, j'aurais peut être dû relire l'avis de ma soeur.  http://lydianeyannick.over-blog.com/2015/11/les-gens-heureux-lisent-et-boivent-du-cafe.html Cela m'aurait évité une grosse déception! En effet, j'ai du mal à comprendre comment ce roman peut être plébiscité par tant de lecteurs! Pour ma part, je n'ai pris aucun plaisir à lire ce livre. Je m'attendais à une belle histoire, émouvante. Et surtout, comme j'ai des envies d'Irlande en ce moment (enfin, depuis plusieurs années!), je pensais voyager un peu avec ce livre. Je n'ai trouvé rien de tout cela dans ce roman... Vraiment, rien ne m'a plu : ni le style, ni l'histoire. J'ai trouvé ça niais, cousu de fil blanc, et j'avais parfois l'impression de lire un roman arlequin! Il n'y a que la toute fin qui sort un peu des sentiers battus, et propose une alternative un peu intéressante. Sinon, tout le long du roman, je me suis ennuyée. A chaque nouvelle péripétie, je me disais “non mais c'est pas vrai, comment on peut croire à ça!” Au moins, ya pas à dire, ce livre se lit très vite. On ne se prend pas beaucoup la tête à essayer de suivre! C'est sûr que ce n'est pas de la grande littérature. C'est en tel décalage par rapport au roman précédent (et comparé au livre que j'ai commencé actuellement)! Je vous fait un peu mariner, ce fameux livre que je lis, je l'ai gagné dans la masse critique de babelio (mon 1er livre gagné!!)

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2017-05-18T22:56:41+02:00

Bonjour tristesse de Françoise SAGAN

Publié par 1000N1

Le Challenge familial:

Un roman qui se passe en Lorraine

Un roman adapté au cinéma

Un roman dont le titre comprend un prénom

Un premier roman

Un roman qui se passe dans un monde imaginaire

Une pièce de théâtre

Une BD

Un documentaire - essai


4ème de couverture: La villa est magnifique, l'été brûlant, la méditerranée toute proche. Cécile a dix-sept ans. Elle ne connait de l'amour que des baisers, des rendez-vous, des lassitudes. Pas pour longtemps. Son père, veuf, est un adepte joyeux des liaisons passagères et sans importance. Ils s'amusent, ils n'ont besoin de personne, ils sont heureux.

La visite d'une femme de coeur, intelligente et calme, vient troubler ce délicieux désordre. Comment écarter la menace? Dans la pinède embrasée, un jeu cruel se prépare.

C'est l'été 1954. On entendait pour la première fois la voix sèche et rapide d'un “charmant petit monstre” qui allait faire scandale. La seconde moitié du XXe siècle commençait. Elle serait à l'image de cette adolescente déchirée entre le remords et le culte du plaisir.


 

Une phrase: J'avais la même impression que lorsque le sable s'enfuyait sous moi, au départ des vagues : un désir de défaite, de douceur m'avait envahie et aucun sentiment, ni la colère ni le désir, ne m'avait entrainée comme celui-là


 

Il me fallait un premier roman pour le challenge. Je ne savais lequel choisir et puis j'ai vu “Bonjour tristesse”. Je me suis dit que ce serait un bon choix. Déjà parce que je n'avais jamais lu de livre de Françoise SAGAN et que j'avais très envie de découvrir cette auteur. Ensuite car il s'agit d'un classique, je dirais d'un roman incontournable de la littérature française. Enfin, car en plus d'être un premier roman, ce fut le roman qui l'a révélée comme auteur qui compte.

Quand j'ai commencé ma lecture, j'ai tout d'abord était très surprise! L'auteur pose le décor très rapidement, trop me suis-je dis! Et aussi “si tout le livre est ainsi, ça va pas trop me plaire, et je ne comprends pas pourquoi ce livre a eu un tel succès!” Mais en fait non, sitôt le décor planté, les personnages et les circonstances du drame présentés au lecteur, alors le récit commence. Et là, c'est un plaisir à lire! Non seulement l'auteur nous donne envie de suivre son héroîne dans son quotidien, dans ses pensées adolescentes, mais en plus elle entretient un certain suspens. Le style est superbe. Et le récit est très moderne. Lu aujourd'hui, on se dirait que Cécile est une ado dans toute sa splendeur: un peu peste, très égocentrique et (presque) sans aucune moralité! Et que l'histoire est somme toute assez banale. Mais re-situé dans son époque, on comprend que ce dût être un grand chamboulement!

Bref, pour ceux qui n'ont pas encore lu ce petit roman, qui se lit très vite d'ailleurs, je vous le recommande.


 

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2017-04-28T20:49:42+02:00

Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au stalag IIB, Mon retour en France de TARDI

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Notre progression n'étant pas satisfaisante, les coups de crosses et de Gummis s'abattaient sur nos échines et dans nos reins. Il fallait donc ajouter au froid la présence encombrante et brutale des Posten qui nous encadraient, pressés de mettre le maximum de distance entre l'armée Rouge et leurs culs sales, mais ça n'avançait pas plus vite pour autant.


 

 

 

 

Une phrase: ou plutôt une image


 

 

 

 

 

 

Comme annoncé dans l'article concernant le tome 1, voici le tome 2 ! on y retrouve René TARDI sur le long chemin le ramenant en France. Je ne m'étais jamais vraiment questionnée sur la sortie des camps. Je m'étais dit : ils sont libérés, ils prennent le train, ils rentrent chez eux. Sauf que non, pas tout à fait... Dans le cas du stalag II B, les prisonniers ont été évacués par leurs gardiens, avant l'arrivée des russes (surnommés Ivan et craints plus que tout). Commence alors une longue marche pour fuir l'avancée russe, tout en évitant les américains qui arrivent de l'autre côté. Quand on sait que le Stalag IIB était situé en Poméranie, on imagine l'étendu du voyage...

J'ai été aussi intéressée par l'aspect historique de cette BD, même si parfois je me sentais un peu perdue dans tout ces villages traversés, ces routes à n'en plus finir! Heureusement, une carte finale illustre ce long périple. Comme l'auteur (fils de René TARDI, pour rappel) j'ai parfois été heurtée, choquée, voire horrifiée par certains comportements des prisonniers français. L'auteur interpelle alors son père “papa, c'est dégueulasse”, et celui-ci lui répond “oui, je sais, mais c'était la guerre”. Je pense que cette simple phrase “c'était la guerre” est tellement dure à imaginer pour nous qui avons toujours connus la paix... “C'était la guerre” exprime toutes les horreurs, les injustices, les douleurs endurées durant ces 6 années.

Même si la lecture de ces BD n'est pas toujours simple, et pas vraiment gaie, je vous la conseille car c'est un vrai témoignage sur un pan méconnu de notre histoire.

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2017-04-18T11:34:15+02:00

Ni d'Eve, ni d'Adam d'Amélie NOTHOMB

Publié par 1000N1

4ème de couverture: Stupeurs et tremblements pourrait donner l'impression qu'au Japon, à l'page adulte, j'ai seulement été la plus désastreuse des employées. Ni d'Eve ni d'Adam révèlera qu'à la même époque et dans le même lieu j'ai aussi été la fiancée d'un Tokyoïte très singulier.

 

Une phrase: “Dans l'amour, je vois une ruse de mon instinct pour ne pas assassiner autrui : quand j'éprouve le besoin de tuer une personne bien définie, il arrive qu'un mécanisme mystérieux – réflexe immunitaire? Fantasme d'innocence? Peur d'aller en prison? - me fasse cristaliser autour de cette personne. Et c'est ainsi qu'à ma connaissance, je n'ai pas encore de meurtre à mon actif.


Un autre roman d'Amélie NOTHOMB que, comme d'habitude, j'ai adoré!

Il me fallait une petite lecture pour mon aller-retour en train jusque Paris. Ce livre m'a semblé parfait. Le trajet est passé en un clin d'oeil!

J'ai retrouvé avec plaisir le style d'Amélie NOTHOMB. Pourtant ici, pas d'extravagance, de personnages loufoques aux noms improbables, pas de récit incroyable. Et pourtant, tout cela est bien présent! L'auteur nous relate un épisode de sa vie personnelle au Japon. Je me demande quand même où s'arrête la réalité et où commence le roman. Mais c'est un délice à lire : sa rencontre (ou plutôt ses retrouvailles) avec le Japon. Elle décrit merveilleusement bien les paysages, les personnes, leur culture et leur personnalité à 200000 lieues de la notre! J'ai beaucoup rit en lisant ce livre. Et chose incroyable, je l'ai refermé en ayant envie d'aller en vacances au Japon!

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2017-04-16T22:33:50+02:00

Moi, René Tardi, prisonnier de guerre au stalag IIB de TARDI

Publié par 1000N1

Le Challenge familial:

Un roman qui se passe en Lorraine

Un roman adapté au cinéma

Un roman dont le titre comprend un prénom

Un premier roman

Un roman qui se passe dans un monde imaginaire

Une pièce de théâtre

Une BD

Un documentaire - essai


 

4ème de couverture: Nous nous étions battus, mon mécano et moi. Nous avions reçu l'ordre de détruire l'ennemi. Nous avions obéi... Oui, nous nous étions battus, et ce 22 mai 1940, un mercredi, douze jours après l'offensive, au petit matin, à l'orée d'un bois, nous venions d'être faits aux pattes. C'était à Mons-en-Chaussé, près de Péronne, dans la Somme. Mon père avait été blessé dans ce coin, vingt-cinq ans plus tôt. Moi, j'avais vingt-cinq ans et je venais de recevoir comme un coup de massue derrière la tête.


 

Une phrase: ou plutôt une planche!


 

J'ai acheté cette BD à mon cher et tendre il y a un certain temps. J'en avais entendu parler sur France Inter, et je m'étais dit que le sujet pourrait lui plaire. Son grand-père a combattu en 1940, puis a été fait prisonnier en Allemagne jusqu'à la fin de la guerre.

Comme il fallait lire une BD pour le challenge, je me suis dit que celle-ci conviendrait parfaitement!

L'auteur a rédigé cette BD à partir des récits de son père. Celui-ci a tenu de petits carnets où il racontait et dessinait ce qu'il avait vécu. Il en parlait aussi parfois avec son fils. Un certain temps après sa mort, son fils a décidé de rédiger cette BD, à partir de ces fameux carnets. D'ailleurs, il dit à plusieurs reprises sa frustration et sa déception de ne pas avoir posé certaines questions à son père de son vivant : certaines zones d'ombre le resteront à jamais.


 

J'ai beaucoup aimé la lecture de cette BD. Un petit cours d'histoire, mais en forme de témoignage : la guerre vécue de l'intérieure, au quotidien.

Dans la première partie du livre, il s'agit de la guerre à proprement parler. Au début, je ne voyais pas l'intérêt de tout cela, je voulais “lire la vie au stalag”. Puis au bout d'un moment je me suis dit qu'il s'agissait de toute une partie peu connue de notre histoire, car peu enseignée. Souvent, en cours, on a l'impression que la deuxième guerre mondiale commence en juin 1940, quand nous l'avons perdu. Aussi, j'ai rapidement changé d'avis et me suis intéressée à ce que racontait l'auteur : les quelques combats, le désoeuvrement, l'incertitude, la honte et la colère contre les chefs.

Dans la deuxième partie, commence le récit de la détention : le trajet jusqu'au camp, l'installation, le quotidien, les travaux à la ferme et au stalag, le froid, la faim, les coups, les brimades, la mort. Mais aussi la solidarité, l'humour, le courage.

Le livre se termine sur la libération du camp. Et un tome 2 raconte le long retour jusqu'en France. A venir sur ce blog!

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